‹ Mélanges d'histoire religieuseChapitre 101 sur 109 · Loc. laud., p · texte numérisé non relu

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mais le sens divin de la lance est d'autant moins douteux que, sur une écuelle susienne primitive, l'homme qui tient une lance dans chaque main a lui-même une tête de lance. C'est donc un dieu, et sans doute le même que le dieu suprême de Babylone. D'ailleurs, l'usage des sépultures, avec ce mobilier précieux, est une preuve de la foi de ces peuples à la survivance. Les idées religieuses sont encore représentées par une figurine en terre cuite, très grossière, qui ne me paraît pas sans analogie avec la déesse-oiseau des mycéniens. Une colombe en terre cuite était peut-être l'oiseau favori de la déesse, où l'on reconnaîtrait volontiers lAstarté susienne, la Nana si chère aux Élamites.

Le point le plus ancien atteint à Suse est donc bien loin des origines de la civilisation. Pour le dire d'un mot avec 31. de Morgan : « Les premiers Susiens connaissaient le tour du potier, le tissage des étoffes au métier, la métallurgie du cuivre, la peinture céramique, la glyptique. Ils possédaient des idées religieuses et avaient déjà la plupart des notions d'où sortit la culture élamite postérieure*. »

Mais, s'ils possédaient l'écriture, ils ne nous en ont pas laissé de trace; on peut seulement constater qu'ils employaient une sorte de pictographie qui pouvait facilement se transformer

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