Mémoires, XIII, p
en écriture par l'interprétation des symboles en idéogrammes.
Il est évident que cette culture déjà fort avancée fut ])rutalement détruite, car on ne s'expliquerait pas sans cela l'absence de toute céramique fine dans les couches supérieures, toutes de 5 à 8 mètres. Il est vrai qu'on n'a pas eu la chance d'y trouver une nécropole, mais partout la poterie est grossière, et des fragments d'albâtre ne peuvent compenser la disparition d'un art aussi délicat. Il semblerait, au premier abord, que les maîtres qui ont exposé les résultats de la mission soient en désaccord sur un point important. L'opinion de M. Jéquier était qu'il y avait eu conquête et changement de civilisation. M. de Morgan avait d'abord incliné dans le même sens, que favorise encore M. R. de Mecquenem. Au contraire, 31. Pottier a insisté avec force sur l'unité de l'art susien, et l'on peut dire que sa démonstration est irréfragable. Mais lui-même nous autorise à adopter une solution moyenne, en concédant qu" « assurément de nouveaux envahisseurs ont pu venir détruire l'ancienne cité..., mais ils n'ont pas modifié l'ancien fonds et ils représentent la même civilisation sous un aspect un peu modifié ^ ».
Personne, en efi'et, ne peut prouver que les anciens habitants ont été remplacés par d'autres; ces exterminations radicales sont à peu