‹ Mélanges d'histoire religieuseChapitre 17 sur 109 · Voy. dans les Fragm. liist. griec. éd. Didot, IV, p · texte numérisé non relu

Voy. dans les Fragm. liist. griec. éd. Didot, IV, p

que ses adversaires se détruiraient entie eux. Odénath eut donc les mains libres. Il commença la guerre contre les Perses avec ses troupes à lui, comme prince de Palmyre, puis il la mena avec beaucoup de succès à la tête des troupes romaines dans la campae:ne de 262 à 264. Vain- ({ueur des Perses, il avait le titre àimperator lorsqu'il fut assassiné (du 29 août 266 au 28 août 267 |i.

De qui partait le coup? Gallien jugea en tout cas l'occasion bonne pour reprendre les provinces orientales qu'il avait dû abandonner à son auxiliaire, devenu son collègue. Il envoya son général Heraclianus contre VVaballath qui avait succédé à son père Odénath. Les Romains furent battus. Il est probable qu'à partir de ce moment les troupes romaines se retirèrent. Le prince de Palmyre n'eut plus qu'une armée orientale, composée de Syriens et de Palmyréniens. Sa force principale était la grosse cavalerie et les archers.

Sous Probus, la situation demeura ce qu'elle était en fait. Il ne reconnut pas le jeune Waballath pour son représentant dans les provinces orientales, mais les Palmyréniens évitèrent une rupture officielle. Zénobie, la mère de Waballath, et régente de Palmyre, se garda bien d'abord de prendre le titre d'impératrice. Elle annexa FÉgypte et une partie de l'Asie Mineure, sous

1. Pour tous ces faits et les suivants, voir le beau livre de M. Homo, l Empereur Aurélien.

couleur de servir au mieux les intérêts de l'empire.

Nous venons de prononcer le nom de la femme extraordinaire qui hante l'esprit aussitôt qu'on a prononcé le nom de Palmyre. L'imagination n'a-t-elle pas une certaine part dans sa légende? Malheureusement les documents sont rares. L'auteur le plus complet est Trebellius PoUion, mais les historiens de l'Histoire Auguste sont en ce moment assez mal notés par la critique. Quelle tentation, pour un historien de la décadence, d'opposer à Gallien, dont il étale à plaisir la l'acheté et les débauches, cette femme courageuse, cette héroïne, cette véritable reine! Admettons que Pollion ait cédé à l'entrainement des contrastes, il semble cependant qu'on a tort de récuser son autorité, lorsqu'il donne à Zénobie trois fils, Waballath, Timolaûs et Herennianus. Les trois noms sont parfaitement palmyréniens, les deux derniers avec une désinence latine, et il est probable que Pollion n'aurait pas inventé si juste. Nous pouvons donc nous fier à lui, au moins dans les grandes lignes, c'est-à-dire sans attacher trop d'importance au portrait de Zénobie. La description qu'il nous a laissée de sa beauté physique, en dépit de son emphase, donnerait plutôt l'impression d'une virago orientale. Aussi bien, dit un ancien auteur i, elle était plutôt Minerve que Vénus, et il ajoute, d'après Pollion :

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