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74 MÉLAiNGES D HISTOIRE RELIGIEUSE.
nous est arrivé de comparer la mosquée el-Aqsa aune paroisse, la mosquée d'Omar à une église votive .
Dans un ouvrage scientifique, c'est là un jeu dangereux et la source des plus graves confusions. On écrit couramment « la communion mithriaque », et cependant M. Gumont nous prévient que la « cène de Mithra et de ses compagnons » doit s'entendre dans le môme sens que « le socialisme de Dioclétieni ».
A une procession d (sis, on jette des tleurs, on porte des torches. Voilà bien nos processions; qu'y a-t-il de plus naturel? Mais quand M. Lafaye- met sur le sein du prêtre « le vase où est enfermée la substance divine ", nous pensons au Saint-Sacrement, et l'analogie serait des plas graves. En réalité, Apulée parle seulement de r « image vénérable de la toute-puissante déesse » d'un ce SAHibole ineffable qui représente bien la religion ^ ».
Nous n'accusons aucun historien des religions d'employer à dessein des mots équivoques; mais nous constatons qu'on préjuge, sans en avoir l'air, le syncrétisme qu'il faudrait démontrer. Nulle part ailleurs que dans la science (!) des religions on ne tolérerait une méthode aussi défectueuse. Cette précaution prise, il faut enfin entrer dans le sujet.