h'tudes sur les religions sémitiques, 2'' éd
connaissait aussi les infirmités, la vieillesse et même la mort. La Grèce ne concevait pas les vrais dieux, les Olympiens, sans le charme d'une jeunesse éternelle, mais ils étaient soumis euxmêmes aux lois du destin i. Dans quelle mesure le destin est-il placé hors de la sphère du divin? Il serait difficile de le dire. Quoi qu'il en soit, le Sémite n'a jamais eu cette idée de l'enchaînement fatal des choses; la divinité peut ce qu'elle veut, elle est vraiment d'une autre essence que l'homme.
Encore est-il que la divinité était concrétisée surtout dans la déesse syrienne et dans un Baal. Or la déesse, du moins, n'a pas beaucoup changé depuis que les vieux poèmes jjabyloniens lui prêtaient des penchants si dépravés. On n'a pas essayé de l'assimiler à une personnalité unique du panthéon grec. Elle n'avait pas la grâce d'Aphrodite, étant plus redoutable. Elle était, eu somme, la déesse syrienne, avec son cortège d'efieminés. Apulée a décrit leurs courses errantes, avec la caisse divine portée sur un âne, et rien ne prouve qu'il ait exagéré leur rapaxîité et leur impudeur. De progrès dans ce concept du divin on ne peut signaler aucune trace.
Si haut qu'on place le Baal, on ne peut oublier qu'il était l'époux de cette dame, peut-être moins honoré qu'elle de la confiance des dévots. En s'assimilant au Jupiter Optimus Maximus.