‹ Mélanges d'histoire religieuseChapitre 29 sur 109 · Ces points sont notés par M. Cumont · texte numérisé non relu

Ces points sont notés par M. Cumont

il n'avait pas perdu beaucoup, car c'était une fort grande figure. Convenons que ses traits étaient moins nets et que l'imagination pouvait se donner carrière en lui prêtant les attributs les plus augustes : éternel, suprême et très-haut. Palmyre disait peut-être davantage en écrivant sur ses stèles : au dieu bon et rémunérateur; mais elle donnait ces épithètes un peu à tout le monde, et Alexandre Sévère y était aussi un dieu de son vivante

De sorte que, si les Sémites ont eu de la di\dnité des idées très hautes , s'ils l'ont crainte comme une force redoutable, s'ils l'ont servie en lui sacrifiant les biens les plus précieux, ce concept du divin se reposait sur des personnalités peu sympathiques, et qu'ils n'ont jamais aimées. Il n'y a rien là qui ressemble plus au monothéisme que la religion des anciens Babyloniens ; un texte cunéiforme dit assez clairement que tous les dieux sont un seul Mardouk. M. Cumonit estime que, sous l'Empire. « il ne restait qu'une attache à rompre, en isolant en dehors des bornes du monde ce dieu qui résidait dans un ciel lointain, pour aboutir au monothéisme chrétien^ ». Serait-ce que tout le mérite devrait revenir à ces religions qui ont tout préparé pour l'instant décisif? Il y avait beau temps que les Juifs avaient rompu l'amarre.

C'est chez eux qu'on trouve la préparation au

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