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monothéisme chrétien. Leur doctrine était connue, et les religions syriennes n'auraient pas eu grand mérite à s'inspirer des Juifs. Or, elles s'obstinaient dans les anciens errements. Tout le progrès vers l'unité consistait à assimiler les dieux mâles au Soleil. Renan l'a très bien dit : « Avant que la religion fût arrivée à proclamer que Dieu doit être mis dans l'absolu et l'idéal, c'est-à-dire hors du monde, un seul culte fut raisonnable et scientifique, ce fut le culte du Soleil. »

C'est là qu'en était à peu près arrivée la religion des Sémites au troisième siècle de notre ère. Mais ce n'était rien de bien nouveau. Vers 1450 avant Jésus-Christ, Aménophis IV, le roi hérétique d'Egypte, avait eu l'idée géniale d'unir tous les peuples de son empire, Syriens et Égyptiens, dans le culte du Soleil, dépourvu de toute tradition mythologique. Ce n'était qu'un culte un peu plus naturiste que les autres. Les Sémites romanisés ne ramassaient pas tout le divin dans le Soleil, mais ce ne fut cependant que lorsque le monothéisme chrétien eut triomphé que des théoriciens ^ imaginèrent de faire du Soleil le médiateur entre l'homme et le dieu invisible et ineffable. Les dieux des Syriens étaient des Baals et surtout une déesse; du dieu invisible on se souciait fort peu.

On fait encore honneur aux religions syriennes d'avoir montré aux âmes le chemin du ciel.

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