stèle d'Ahrés sous les Ploléinées, un siècle av. J.-C
98 MÉLANGES D HISTOIRE REUGIEUSE,
choses de ce monde pour se préoccuper exclusivement de celles de l'autre^ »?
Les textes ne laissent pas cette impression. Assurément l'immortalité de l'âme faisait partie de la doctrine isiaque-. A cette époque, et avec le progrès des idées philosophiques, on n'aurait pas osé soutenir qu'il suffisait d'être initié pour être heureux dans l'autre monde, si l'on avait commis l'injustice ici-bas;^. Du moins le rhéteur .Elius Aristide affirme que Sérapis jug-era chacun selon ses œuvres. Mais l'on ne croira pas volontiers que pour la foule des dévots et même pour les initiés, la morale fût la grande affaire. Le dévot d'Isis espérait bien retrouver sa déesse au Tartare et dans les Champs Élysées, mais il est assez piquant que la récompense suprême qu'elle promet à son favori Lucius, s'il est très fidèle à son culte, c'est... de prolonger sa vie au delà de la limite marquée par le destin^. On ne peut pourtant pas d"emamder à Apulée de dire avec saint Paul que la mort est un ga'in !
Quelle influence une pareille religion! a-t-el'k pu exercer sur le christianisme? Était-ce même