Les textes sont muets sur l'artirle de la résurrection
3. On connaît le mot piquant de Diogène : « Parce que le voleur Patékion est initié, il sera plus henreuï après la mort qu'Épaininondiis? «
4. Le cuite d'Isis rend heureux dans ce monde et dans l'antre, voilà ce qui est normal : Quod si sedulis obsequiis et religiosis ministeriis et tenncibua castimoniis numen nosirum promerueris, scies ulti'ci slatuta (no fnto spalia vitam quoque Ivbi prorofjare miki tantum Hcere (xi, 6).
LES RELIGIONS ORIENTALES. yy
une préparation? Où sont les rapprochements essentiels ? Quand on nous présente Osiris comme « riiomme-Dieu ' » des Égyptiens, dont ils pleurent la mort comme s'il était un homme, et qu'ids adorent comme s'il était un dieu, nous songeons aussitôt à la Passion du Sauveur. iMais Osiris n'est pas un homme-Dieu ; c'est — comme tant d'autres — un homme divinisé, et on a vu de quelle façon il était pleuré et adoré. Il faut répéter encore qu'un mot n'est pas une démonstration. Le monothéisme ne peut être confondu avec le plus vague des panthéismes, la morale dont s'accommodaient les amies de ïibulle et de Properce n'est pas celle du Christ. 11 semble pourtant que les premiers fidèles aient emprunté au culte d'Isis une belle métaphore. Faisant allusion à la vie bienheureuse, on la comparait à un breuvage frais, ou plutôt on pensait, comme les anciens Babyloniens, qu'elle était entretenue parla vertu d'une eau sacrée. On disait au défunt : « Qu'Osiris te donne son eau fraîche », ou même : « Qu'Isis t'accorde l'eau pm^ d'Osiris », Ce trait est en parfaite harmonie avec la révérence témoignée à l'eau du Nil, symbole d'Osiris. Il est donc original parmi les sectateurs d'Isis, et lorsque les chrétiens ont écrit sur les tombes in refrigerïum, « qu'il soit dans un lieu frais ! » ils ont peut-être transporté et sans doute aussi transformé une