Cumont, Les Uelûjioiis orientales, p
mithriaqiies pour célébrer la morale de leurs paroissiens.
Ce serait ici le lieu d'aborder les mystères de la grande déesse, celle des religions orientales qui pénétra la première dans l'empire romain. Mais il y aurait quelque pudeur à en parler à propos des origines du christianisme . Il suffira de rappeler avec M. Cumont ces Galles de la Grande Mère qui provoquent l'extase a par l'éréthisme de danses vertigineuses et d'une musique étourdissante, ou même par l'absorption de liqueurs fermentées après une longue abstinence^ ». Saint Paul ne nous crie-t-il pas : (( Quel accord y a-t-il entre le Christ et Bélial^? »
Le plus rapide coup dœil jeté sur les religions orientales aux trois premiers siècles de , notre ère permet de constater que le christia- | nisme ne leur a emprunté aucun article de son Credo. Le seul point vraiment commun est l'espérance de la résurrection des morts, attesté par Tertullien pour le culte de Mithra. Encore ne savons-nous pas si ses sectateurs l'entendaient d'une manière aussi spirituelle que saint Paul, et il est certain que Jésus a trouvé ce dogme admis par les maîtres d'IsraeP.