Études UUcraires, XIX' siècle
entrepris en rêvant d'encadrer dans un roman moderne l'histoire de trois grands réformateurs religieux : Julien l'Apostat, Mélanchton et J.-J. Rousseau. C'eût été, dans Tordre religieux, le pendant de Stella, une deuxième consultation du docteur Noir.
Cependant, la première partie, relative à Julien l'Apostat, était écrite dans cet état définitif qui n'eût comporté que quelques retouches littéraires. Un poète très distingué, M. Fernand Gregii, a tenu à honneur d'éditer l'œuvre de celui qu'il se plaît à nommer « l'un des plus purs poètes et le plus profond de la langue française », et c'est Daphné^.
Le titre donne à penser, ou plutôt à chercher. Daphné, en grec, c'est le nom du laurier. Ce fut aussi le nom d'une nymphe aimée d'Apollon et métamorphosée en laurier. D'après M. Ratishonne, c'était, dans l'œuvre de Vigny, l'héroïne d'un roman dont l'empereur Julien était le héros-.
Ce singulier exécuteur testamentaire n'avait donc parcouru que bien distraitement les glorieux papiers que lui avait légués la confiance ingénue du poète I Car Daphné, c'est quelque chose comme l'Académie ou le Portique, un nom de lieu devenu celui d'une grande école.
1. Daphné (deuxième consullation du docteur Noir). Œuvre posthume publiée d'après le manuscrit original, avec une prélace et des noies, par Fernand Gregh (Delagrave).