‹ Mélanges d'histoire religieuseChapitre 57 sur 109 · Alfred de Vigny, p · texte numérisé non relu

Alfred de Vigny, p

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parut en moi, Stello se cacha' ». Et voilà que maintenant le docteur Noir donne raison à son adversaire : « Tout bien considéré, j'aime mieux la folie du fils que la sagesse du père '. »

Serré de près par la logique du prosaïque docteur, Stello lui échappait d'un élan magnifique. Julien est, lui aussi, un Stello, et Daphné est l'histoire de sa tragique destinée. Cervantes et Molière avaient fait rire aux dépens de l'idéalisme. Les gens de goût ne s'y méprenaient pas et savaient que l'héroïsme de don Quichotte ou le pessimisme d'Alceste ne provoquent pas le rire sans que les larmes montent aux yeux.

Mais la foule? « Après avoir profondément réfléchi, a écrit Vigny dans une note sur la composition de Daphné, j'ai vu que la majorité incommensurable des lecteurs se méprennent éternellement sur la pensée des défenseurs de V Enthousiasme et de VIdéalisme, si, à l'exemple de Cervantes et de Molière (Misanthrope^ ils le dépeignent ridicule pour le montrer disproportionné. C'est pourquoi j'ai entrepris de le peindre, non ridicule, mais malheureux, afin que, la Pitié étant excitée au lieu du rire, on ne pût se méprendre, et que la société s'accusât et non lui 2. ))

C'était bien déjà la moralité des histoires qui composent le volume de Stello. Les hommes de

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