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larges et triomphales d'un Ci'edo^ ». Ace Credo, il ne manque que des articles de foi. Rien de plus vague que cet idéal qu'il chante sans dire ce qu'il est. Je veux croire que ce n'est pas tout uniment l'Avenir de la Science. Peut-être Vigny a-t-il pensé que le spiritualisme de Platon était dans le christianisme ce qu'il y avait de plus solide, ce qui survivait, avec la morale, à toutes les transformations religieuses? Philosophie élevée, sans doute, et qui monte jusqu'aux nues, et qui se perd dans les nuages, mais solide non pas. et qui n'a pas de base. Sans être janséniste, ni même rigoriste, on pourrait aussi demander au poète d'où lui venait son grand zèle pour la morale, au lendemain de sa liaison si longue avec M™^ Dorval, à la veille de nouveaux désordres fort peu compatibles avec la morale même antique, qui n'était pas indulgente à l'adultère? Puisqu'il avait compris que la morale ne peut se soutenir sans une religion positive, comment n'a-t-il pas vu que « telle morale, telle religion »? Et comment son Libanius a-t-il été assez aveugle pour ignorer que le christianisme triomphait précisément parce qu'il apportait la vraie morale avec la vraie religion? Et enfin de quelle morale parle-t-il? Car il n'est pas plus ferme sur ce terrain que sur celui du dogme. « Qu'est-ce que la morale et le bien moral ? L'arbre de la science, quel est-il 2? »