‹ Mélanges d'histoire religieuseChapitre 65 sur 109 · Préf. des Parai · texte numérisé non relu

Préf. des Parai

et il déplore que des catholiques moins clairvoyants dédaignent et même calomnient ce qui préoccupe et afllige les ennemis de l'Église : « Quae enitn audientis vel legentis utilitas est, los laborando sudare, et alios detrahendo labo- ^are? dolere ludaeos quod calaniniandi eis et irridendi Christianos sit ablata occasio, et Ecclesiac hommes id despicere, immo lacer are unde adversarii lorqueantur^. » Jérôme connaissait trop bien son temps et la gravité du sujet où la loi était directement intéressée pour essayer de ramener le public par des arguments simplement critiques. Ils auraient échoué contre l'opinion régnante sur l'inspiration des Septante. En vain le grand hébraïsant aurait démontré clairement que tel passage de la traduction grecque comparé à la sienne n'était qu'un contresens. Les plus modérés de ses adversaires n'étaient pas fâchés de savoir ce que contenait l'hébreu; mais si le sens des Septante était différent, qui donc pouvait empêcher l 'Esprit-Saint d'enseigner en grec une vérité différente de celle de l'hébreu et peut-être plus belle? comme ce fameux texte d'Isaïe : Nisi crediteritis non ïnteliigetis-, où S. Augustin voyait l'illumination de 1 "intelligence suivant l'acte de foi, et que Jérôme traduisait maintenant Nisi credideritis non permanebitis. Et au fond toute la question était là, posée entre les spéculatifs

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