Noël Alexandre défend son orthodoxie
« du corps vivifiant de Dieu le Verbe » aux pains de proposition d'une substance terrestre; « ce n'est donc pas du pain dans le corps du Christ, comme il leur pai-ait, mais dans le pain est le corps du Dieu invisible, comme nous le croyons et le recevons simplement comme corps ».
11 faut donc expliquer ce qui précède, et tout cela s'entend naturellement dans la doctrine de la transsubstantiation. Ce n'est plus comme le pain de proposition une substance terrestre; cependant les accidents demeurent, « le palais goûte le pain ». Mais il y a de plus ce que saint Thomas appelle ?'em sacramenti, la grâce que la foi seule peut goûter : « Ce que nous mangeons n'est pas seulement le corps de celui qui nous vivifie, mais ce à quoi nous participons, c'est-à-dire la grâce. » C'est à c^tte grâce reçue dans l'Eucharistie qu'il convient de comparer la grâce du Baptême ; Rabulas ne dit nulle part que Jésus-Christ est dans le pain comme l'Esprit est dans Feau du Baptême, il compare seulement les grâces produites par ces deux sacrements.
Concluons avec M. Bickell que si la lettre à Gemellinus émane de Paul, évêque monophysite d'Édesse, « toute la patristique syrienne n'offrirait pas même une apparence de contradiction à la doctrine catholique sur l'Eucharistie » ^.
Revenons à nos moines.
Ces abus énormes sans doute, mais isolés,