Diphilos. p
'1. C'est le sens de THeimès de Praxitèle.
On est aujourd'hui très porté à faire de l'utile le mobile principal de l'art. En Egypte, le principe s'explique sans difficulté. Mais en Grèce? Le maître que nous suivons si souvent nous dit : a L'utile a été la base unique de l'art ; il en fut la force et la santé. Je ne crois même pas qu'au v'^ siècle on ait jamais fait une statue pour le seul plaisir de créer une œuvre belle i. » Le seul plaisir, il se peut. Mais l'artiste et même l'artisan goûtaient sûrement un extrême plaisir à poursuivre et à réaliser le beau. Tout un peuple l'exigeait d'eux. Faut-il supposer c[u'ils en ont été moins touchés que le vulgaire? Aussi suis-je étonné que le même M. Pottier ait expliqué par une raison d'utilité le renversement de l'alliance des couleurs sur les vases peints. Ou aurait remplacé les figures noires p^r des ligures rouges pour avoir une plus grande surface imperméable. Mais quand nous sortons de la salle des figures noires pour entrer dans celle des figures rouges, il nous semble quitter des ombres chinoises opaques, à peine éclairées par le ciseau, pour aborder l'atelier où tiiomphe la ligne, où la lumière émerge des ténèbres, où tous les traits sont clairs. Il est impossible que les Grecs n'aient pas éprouvé cette sensation. Cette fois encore ils auront été guidés par la beauté.
Aussi bien, j'ai sans dou e tort de critiquer quelques formules, car M. Pottier nous fournit