‹ Mélanges d'histoire religieuseChapitre 92 sur 109 · Histoire de l'arl, t. II, p. Ii · texte numérisé non relu

Histoire de l'arl, t. II, p. Ii

Amiens, en 1288 : « L'esprit du temps a fait son œuvre : à force de regarder la vie et la nature pour y chercher les formes expressives de l'idéal qu'ils avaient à interpréter, les imagiers ont cédé à Ja séduction de la nature et de la vie ; ils veulent suivre de plus près leurs indications; le modelé s'accentue, etc. '. »

Le modelé s'accentue... Qui ne penserait à Praxitèle ?

M. Deonna n'a donc pas tort de comparer le réalisme naissant du iv« siècle avant Jésus-Christ, venu après l'idéalisme, au mouvement qui se produisit dans l'art chrétien du moyen âge. Et depuis, en effet, nous avons connu des alternatives d'idéalisme et de réalisme. Mais n'y a-t-il là qu'un rythme spontané de l'esprit humain? Les temps modernes, intellectuels avec excès, héritiers d'une tradition longue et variée, et surtout indécis entre le christianisme qui les entraîne en haut et tant d'attraits moins nobles qui les ravalent, ces temps où la réflexion se mêle toujours à l'instinct et la critique â l'art, peuventils être comparés aux époques anciennes où l'Egypte, par exemple, poursuivait son rêve sans s'inquiéter des arts étrangers ?

Ne faut-il pas tenir compte aussi de la séduction exercée par l'art antique lui-même et par les théories plus ou moins renouvelées de l'antique?

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