‹ Mélanges d'histoire religieuseChapitre 98 sur 109 · Tome XIIL · texte numérisé non relu

Tome XIIL

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que si ranimai n'est pas plus reconnaissable, c'est que la maladresse de l'ouvrier a trahi son intention. Il n'avait pas du tout l'intention d'imiter la nature, quand il reproduisait, par exemple, un bouquetin dont les cornes, prodigieusement agrandies et recourbées, forment un cercle parfait au-dessus de l'animal. Si un décorateur moderne employait ce procédé, on dirait qu'il a voulu se divertir. Le plus souvent, l'objet représenté est plus difficile à reconnaître. On dirait de simples combinaisons de lignes. Mais l'artiste n'avait pas perdu de vue leur sens primitif, et il nous le prouve quand il peint sur le même vase des oiseaux informes mais parfaitement reconnaissables, puis la moitié de ces formes, réduites enfin à de gros points. Gomme le dit très bien M. Pottier. '( c'est un immense domaine qui, après tant d'autres, s'ouvre à l'activité des archéologues, grâce aux belles découvertes de la mission de Morgan' y<. Les premières poteries susiennes, si évidemment d'un style géométrique, mais non moins évidemment d'un style géométrique dérivé, donnent la solution définitive d'un problème assez délicat sur les origines de cet art. D'après M. Salomon Reinach, ce sont les formes rectilignes ou courbes qui ont évolué vers la représentation animale : « L'idée directrice est celle du développement interne des types, passant du géométrique à l'an-

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