Guide français-arabe vulgaire (Upsal
guenuche ». Les autres dictionnaires qui me sont accessibles1 omettent maimoun , ou ne cherchent pas à déterminer exactement l’espèce de singe désignée. On voit que les témoignages allégués appuyent en général l’idée que maïmoun s’applique proprement à une espèce de babouin.
La situation est moins .claire pour ce qui est des passages tirés par M. Thomas de textes européens. Toutefois on peut noter que Guillaume de Baldensel 2 dit avoir vu au Caire « plures babuinos » et « catos maymones » dressés, ce qui s’accorde très bien avec le fait 3 qu’on exhibe encore dans les rues du Caire et le Cynocephalus bahtiin , le babouin, et le Cynocephalus hamadryas. On peut tirer parti aussi de la distinction apparente que fait Marco Polo entre « gat pauls » et « gat maimon »4 5, si on la met en rapport avec une citation de la Description de Africa (1573) de Luis del Marmol Carvajal, donnée dans le Diccionario de autoridades , à l’art, gato paul : « Las Monas o Simias son de diversas suertes, unas son pardas de color de gatos salvages, y tienen las colas mui largas y las caras blancas, y otras las tienen negras, y estas comunmente se llaman en Espana Gatos Pailles. » On peut croire alors que le voyageur vénitien a désigné les babouins à figure noirâtre s par « gat pauls », et le Cynocephalus hamadryas , à figure de couleur moins foncée, par « gat maimon ». Il est difficile d’interpréter les descriptions plus ou moins exactes du mammonetus citées par M. Thomas6, d’après Thomas de Cantimpré, Vincent de Beauvais, et Albert le Grand. La queue est commune à tous les animaux en question, et la figure noire rappelle Cynocephalus hahuin 7. Les applications du nom maimon par Linné et Buffon
1. Catafago, Wahrmund, Bocthor-Perceval, le dictionnaire de Beyrouth.