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en bas, Ton voit le grand fessier allonge prèsqu’au point de rompre ; cet allongement sera porté encore plus loin , pour pouvoir opérer la réduction ; cependant malgré cette extension violente, il n'arrive presque jamais que les fibres en soient déchirées , et le muscle , une ibis rétabli dans sa première situation, reprend* en peu de jours, ses fonctions, aussi parfaitement que s’il n’avait pas souffert. Le cas cidessus est, je pense, une forte preuve que les sphincters jouissent delà même propriété; en confirmation du fait, j’ajouterai le suivant
Un homme d’une vie inactive et sédentaire, avait été, depuis plusieurs année, affecté d’une constipation telle que les plus forts cathartiques restaient sans effet» Un médecin qu’il consulta k Paris, lui conseilla d’introduire chaque jour dans le rectum un morceau de bâton flexible, d’environ la grosseur du doigt, et de l’y laisser jusqu’à ce qui! ressentit le désir d’évacuer. Ce procédé réussit si bien, que pendant plus d’une année il n’eut jamais besoin de recourir à d’autres moyens.
Un matin , pressé de remplir à temps un engagement particulier, dans sa précipitation il enfonça le bâton trop avant , et avec moins 4e précaution que d’ordinaire; celui-ci lut
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îout-à-coup relire dans l’intérieur du corps * au-delà de la portée de ses doigts. Cet accident ne s’opposa pas cependant à l’évacuation libre des matières , qui continua à avoir lieu régulièrement chaque jour, pendant le séjour du bâton dans i intestin. Je le vis pour la première fois sept jours après ; il était dans un fort triste étap avec lièvre, tension du ventre et l’expression de la plus grande angoisse. Ses parens et ses amis ignoraient entièrement la véritable cause de la maladie ; et il ne fallut rien moins que la violence de ses douleurs, pour l’engager à me la découvrir. Tels étaient ses sentimens à ce sujet, que le simple récit de ce qu’il appelait sa folie , suffit pour déterminer un accès spasmodique.
L’introduction du doigt dans le rectum ne put me faire découvrir le corps étranger; mais une des extrémités formait, au travers des parois de l’abdomen, une saillie facile à appercevoiT; dans le milieu de l’espace compris entre 1 ombilic etl ilium du côté droit, La plus légère pression sur ce point causait une vive douleur.
Après divers essais, je parvins enfin à sentir , avec une bougie; un bout du bâton fixé très-haut dans le rectum ; mais il me fut impossible de le saisir avec des tenettes. Pour ap-
paiser l’irri talion actuelle, je Ils donner un lavement émollient, avec deux gros de teinture d’opium , qui passa sans la moindre difficulté, et lut gardé.
En examinant de nouveau le fondement, deux heures après , je trouvai le sphincter de Fanus considérablement dilaté ; par des efforts continués avec persévérance, je produisis, dans l'espace d’environ vingt minutes, un relâchement tel, que je pus introduire les doigts , les uns après les autres , jusqu’à ce que toute la main eut enfin passé dans le rectum.
Je trouvai le bout du bâton enclavé dans la concavité du sacrum ; mais en faisant pencher ie corps en avant , je le dégageai promptement et l’amenai au-dehors. Sa longueur était de 9 pouces; une des extrémités était raboteuse et inégale.
Pendant plusieurs jours, l'état du malade fut très-fâcheux ; le mal local, joint au trouble de Famé, détermina des symptômes alarmans. J’eus enfin la salifaction de le voir entièrement rétabli ; et il a toujours dès lors (c’est-à-dire depuis plus de deux ans) , joui d’une bonne santé , Faction des intestins n’ayant pas cessé d’être régulière , sans le secours des purgaliis ou de tout autre moyen.
APPENDICE
par May or, Docteur-Chirurgien.
Je fus un jour appelé chez la femme X..., pour lui donner quelques conseils, rélativement h ce qu’elle appelait un cancer de la matrice , dont elle souffrait depuis nombre d’années.
Au premier examen , je trouvai qu’elle avait une chute complète de la matrice, avec renversement du vagin, h la partie antérieure duquel il y avait deux ulcérations causées par les urines.
Le volume de la tumeur, en dehors de la vulve , était de cinq pouces de longueur , sur deux pouces et demi de diamètre ; elle était ovoïde , et terminée à la partie inférieure par le museau de tanche.
J’en fis la réduction , non sans quelque
peine , et immédiatement après , la malade
eut un besoin d’uriner, qui l’obligea à quitter
son lit ; je ne fus pas peu étonné d’entendre un
bruit répété de pierres qui tombaient dans son
vase de nuit; i’en receuillis trente-six, elles *
étaient ronfles , grenues , sans aucune facette , du diamètre de deux à quatre lignes ; toutes sortirent sans auîre effort que celui que fit la malade pour uriner; c’était la première fois qu elle rendait des calculs, et dès lors elle n en plus a rendu ; elle a vécu encore deux ans.
Dans un pays où les habitans sont fort peu sujets à la pierre, on peut, sans faire une conjecture trop hasardée, dire que la formation de ces calculs a été due au déplacement de la vessie, dont le fond, entraîné par le vagin, se trouvait habituellement plus bas que le canal de l’urètre. Il est évident aussi que le canal était naturellement très grand chez cette malade , puisque ces calculs sont sortis sans aucune peine; d’ailleurs , le lendemain de leur sortie, je sondai cette femme avec un énorme cathéter, et j’aurais même pu introduire le doigt dans l’urètre si je l’avais jugé convenable.
Je donnai quelques-uns de ces calculs à M. Peschier, l’un de nos chimistes distingués, pour qu’il voulût, bien en faire l’analyse.
Un des plus gros pesant 5 grains, contenait
Acide urique 4 Phosphate de chaux o,
Matière animale o, 2 5
5 gi\
Un second pesant 4, 7^ grains donna
Acide urique 5 Phosphate de chaux 3o
Matière animale o, 4°
Perte. .... 5
Un troisième pesant 1, 75 grain fournit
Acide urique i, a5 Phosphate de chaux o, 35 Matière animale o, i5