IV. — CONCLUSION DU CODE DEUTÉRONOMIQUE
Le passage qui forme notre paragraphe 9 (XX VII, 1-10) est un des textes plus singuliers que présente le Deutéronome. Venant immédiatement à la suite du recueil des Lois, doit-il en être considéré comme Ja conclusion ou bien s’applique-t-il à l’ensemble du livre? Même en se bornant à la première hypothèse, 11 y a lieu de se demander comment toutes ces lois, que Moïse vient de promulguer, pourront, le jour même où les Israélites passeront le Jourdain, être tracées sur des pierres, enduites de chaux, qui devront être dressées sur le mont Ebal? Comment le mont Ebal pourra-t-il être atteint le premier jour, et quel y pourra être l'usage des pierres qui y seront dressées? Quant au passage relatif à l’érection au même lieu d’un autel de pierres brutes, il est en contradiction avec les lois rituelles du Sinaï; il a d’ailleurs un caractère manifeste d'interpolation, puisqu'il se trouve intercalé entre le verset 5 et le verset 8, qui sont inséparables l’un de l’autre. Nous avons rétabli le verset 8 à sa place naturelle.
La présence du dernier alinéa n’est pas non plus facile à expliquer. On ne voit pas ce qui, dans ce qui précède, peut motiver ces mots adressés au peuple: «Tu es aujourd'hui devenu le peuple de Iahveh ton Dieu. » On conçoit cette formule rattachée à l'alliance du Sinaï (Zxod. XIX,
>), ou bien à celle du pays de Moab (Peut. XXIX, 19; XXVI, 16). Mais l’idée d'alliance est étrangère au code deutéronomique.
N° 3. — « Aschéras. » Voy. section If, n° #1.
N° 43. — « Comme on mange la gazelle et le cerf, » o’est-àdire de la même manière que l’on mange les animaux qui ne sont pas offerts en sacrifice.
N° 55. — Passage reconnu obscur par les commentateurs. Voy. à ce sujet Wogue ad loc.
N° 89. — Pour les einq derniers noms de ce verset la signification des mots hébreux est incertaine. Voyez Wogue ad loc.
No 102. — Pour les noms de volatiles nous adoptons la traduction de Wogue.