‹ Mélanges de géologie et de physique généraleChapitre 67 sur 69 · DU TOMB PREMIER · texte numérisé non relu

DU TOMB PREMIER

(1) [page 2]. Cet écrit n'est pas an Mémoire distinct /mais un chapitre de la Relation historique du voyage aux régiont équinoxiales ; voy. t. III, p. 188.

(2) [page iO]. Voy. ÛBinsVj^tlan géographique et physique de ia Relation historique du f^oyage aux région$ équinoœialeê (1827-1831), l'esquiêêe hypsontétrique des nœuds de montagnes eî des ramificationê de la Cordillèr» des Andes depuis le cap de Horn jusqu'à Visthme de Panama et à la chaîne littorale de Fenezuela (pi. 5).

(^) [P^e 11] . Yoy. le« Tableaux de la N^J^lure^ 1. 1 , p« 310» de la traduct. franc. , publiée par MM. Gide et Baudry, 1851»

(h) [page 1 3] . Journal of the royal geographical Society^ t. VI, 1836, p. 387.

(5) [page !&]. Memorias de los Navegantes Espanoles^ t. l, p. 187.

(6) [page 15], Cette carte , qui comprend tout le noureau continent 9 a été présentée à TAcadémle de Berlin.

(^) [P^fif6 21]. Correspondance pendant un voyage dans Plnde, 1. Il, p. 58 et 7/i, et Journal of the royal geographical Society, t YI, 1836, p. 348. Jacquemont donne pour mesure 5350 pieds anglais , Hugel 5850 : moyenne 5600 pieds anglais ou 1705 mètres.

(8) [page 21] . Yoy . Mlas géographique et phyrique de la Relation historique du J^oyage aux régions équinoxiales, pi. 27^ et Fiies des Cordillères et Monuments des peuples indigènes de VAmérique, pi. 61, édit. in-folio.

(9) [page 23]. Yoy. la Gondamine^ Journal du voyage faite V Equateur^ Introduction historique^ p. 162 et 173.

(10) [page 2&]. Yoy. les Fues des Cordillères^ pi. 10 et 61.

(11) [page 29]. Yoy. Gicéron, de Divinatione , 1. I^ c. 50; Pline r Ancien > L II, c. 81 ; Pansanias, 1. YII, c. 2k.

(12) [page 33]. Ccuchu dans la langue Qqttechhoa signifie angle, arête.

(13) [page 33]« Le vrai nom de cette crevasse, Cunlurkua-' chanay signifie dans la langue Qqoechhua le lieu où la femelle du Condor dépose ses œufs; il est formé de huachani qui veut dire enfanter, et pondre^ en parlant des oiseaux.

(1&) [page &8] . Le colonel don Juan Galindo nous a fait connaître tout récemment lés volcans de Costa-Rica, dans son esquisse de l'Amérique centrale. A Test de la haute croupe de montagnes de Costa-Rica , sont situés les volcans d'Irasu ou de Garthago, de Turrialvaet de Chirripo; à Touestles volcans Barba^ Yotos, Harradura et Miravalles. Il y a eu en 1723 une elTroyable éruption de Tlrasu ; on croit que c'était la première. Le plus méridional des sept volcans nommés par Galindo est Barba, qui, d'après sa carte, est situé par 9® 30 de latitude boréale (voy. Journal ofthe geographical Society ^ t. YI, p 128). Le volcan de Barua indiqué parBrué au nord-est du golfe Dulce existe-t-il réellement? Galindo connaît bien un Rio Baru^ entre Terrava et Balsar, mais il ne connaît pas de volcan du nom de Barua.

(15) [page/i9]. Léopold de Buch, Description physique des îles Canaries^ p. &82, de la traduct. franc.

(16) [page 50]. Voy. sar ce fait signalé par le docteur RouUd^ Humboldt» Fragments de Géologie et de Climatologie j4siatiqueê^ p. 15/iet600.

(17) [page 51]. Gomara , Historia gênerai de las IndiaSy Garagoça, 1553^ fol. ex, b.

(18) [page 52]. ÏLiiVûiboXiif Relationhistorique^i. 11,^. h^% édit. in-^.

(19) [page 52]. yoj.VAtlasdelaRelaii(mhi8tcrique,iS\,\.

(20) [page 53]. LMogénieux géographe d'Amasea, après avoir parlé de la rupture produite par des tremblements de terre entre la Sicile et l'extrémité méridionale de l'Italie (1. VI, p. 258, édit. de Gasaubon), ajoute les considérations suivantes : c Âujourd'iiuiy nous dit-on, que sont ouvertes ces âouches, par lesquelles le feu intérieur s'exhale et les masses ardentes s'échappent avec les eaux, le sol, aux environs du détroit, est rarement ébranlé; mais autrefois, quand toutes les issues étaient encore fermées^ Tair et le feu comprimés dans le sein de la terre produisaient de terribles secousses. Enfin, le sol céda à la violence des vents intérieurs, et, en s'entrouvant, livra passage aux mers qui le baignaient des deux côtés. Quelques Iles sont des fragments détachés de la terre ferme; d'autres sont sorties du sein de la terre, comme cela arrive souvent encore aujourd'hui. Il est vraisemblable que les lies situées loin des côtes ont été formées de cette manière ; pour celles, au contraire, qui sont situées en face des promontoires, et séparées du continent seulement par des détroits, il est plus raisonnable de croire qu'elles en ont été arrachées. »

(21) [page 53]. Ges vues étaient déjà celles de l'antiquité romaine. On lit dans Pline (1. II, c. 79) : c Neque aliud est in terra tremor quam in nube tonltruum, nec hiatus aliud quam cum fulmen erumpit, incluso spiritu luctante et ad libertatem exire nitente. » Mais c'est surtout chez Sénèque [Qaœstiones mxr

VLtL. î. 86

turales, 1. YI, c. &-31) qu'il faut chercher le germe de presque tout ce qui a été dit dans les temps modernes sur les causes des tremblements de terre.

(22) [page 5^]. D'après la tradition et quelques indications tirées de la forme de son sommet en ruine , ce volcan dut être jadis beaucoup plus élevé que le Ghimborazo.

(23) [page 55]. Sous Néron (voy. Sénèque, Epist. 79) les Romains étaient déjà disposés à ranger FEtna dans la classe des volcans qui s'éteignaient peu à peu^ et plus tard Elien [FariœHistor. , VIII ,11) affirmait que le sommet de cette montagne s'affaissait, et que les navigateurs ne l'apercevaient plus à une aussi grande distance en mer. Depuis cette époque^ cependant, l'Etna n'a point montré qu'il eût rien perdu de son activité volcanique.

(24) [page 56]. Yoy. Sénèque> Qum$tùmeê naturalu^ 1. VI » c. 11, 12, 14, 18, 23 et 31.

(25) [page 56]. Voy. Relation historique, t. II, p. 16, édit. in-ft».

(26) [page 57]. Yoy. Eumho\ùi,Ei8aipolitique sur la Nou^ velle-EspagnCy t II, p. 73, édit, de 1827 ; Antonio de Solis, Historia de la Conquisla de Mexico^ 1. IV, c. 18 (t. II, Madrid, 178ft, in-&", p. 181), et Bernai Dias del Gastilio, Historia verdadera de la Conquisla de la Nueva Espaha^ éd. Âlonso Remon , Madrid, 1632, fol. 107. Le quartier de la ville de Mexico, où coule le canal par -dessus lequel le héros s'élança pour se sauver» s'appelle encore aujourd'hui el Salto de Âlvarado. Gomara (fol. Gxii^ b) nous a conservé une parole mémorable de ce brave guerrier, accoutumé à toutes les souffrances humaines. On lui demandait , au moment de sa mort , ce qui souffrait en lui , L'âme (la aima) , répondit-il. Il ne parla point du corps.

(27) [page 57]. Voy Gomara, HisL gen, de las Jndias^ fol. Lxix, b. Voy. aussi Ilerrera, Dec. V, iib. VI, cap. 2.

(28) [page 57]. Voy. Herrera, Dec V, lib. X, cap. 10.

(29) [page 58] . Voici les titres exacts de ces biographies : La Axucena de Quito que brotô el florido rampo de la Iglesia en las Indias occidentales, por Jacinto Moran de Biitron, Soc. Jesii (Madrid, 1721); Compendio historico de la prodigio$aiida, virtudes y milagros de Mariana Jems Flores y Parcdes, escrito por Thomas de Gijon, 1756. Beata Mariana de Jésus était née en 1618 et mourut à vingt-six ans; elle ne put voir par conséquent la grande éruption de 1660, ni même la première destruction de Riobamba, arrivée en 1654, et durant laquelle la ville de Quito eut aussi beaucoup à souffrir d'un tremblement de terre. Gijon assure à tort (p. 38) que le Pichincha vomit des flammes pour la première fois en 1580.

(30) [page 58]. Butron, La Axucma de Quito ^ etc., p. 67. Sur le fronton du clottre de Saint-Augustin J'ai lu rinscription suivante : c x\no de 1660 a 27 de octubre rebentù el volcan de Pichincha a las 9 del dia. i Cette inscription mentionne aussi un effroyable tremblement de terre arrivé en 1662; je n*ai pu parvenir à décbifflrer la date du mois.

(31) [page 59] . Peut-être le Nina-Yacu (eau de feu)^ l'un des affluents supérieurs du Rio de £smeralda& Le cratère du Vésuve déversa aussi, durant la nuit du 26 octobre 1822, un couraotde cendres sèches, que de loin on pouvait prendre pour un torrent d'eau bouillante. J'ai décrit ce rare phénomène, observé trèsexactement par Monticelil, dans les TabUaux de la Nature (de la structure et du mode d'action des volcans), t. II, p. 267, de la traduct. franc. , publiée par AlAI. Gide et Baudry.

(32) [page 60] . Le foyer Tolcanique dont II est parlé dans le texte est le plateau tout entier de Qaito. Les voies de communication de ce foyer avec Tatmosphère sont les loootagnes appelées Pichincha^ Gotopaxi, Tunfuragua. Sénèquc dit exceUemnient dans sa 79® épltre, ou il lueuttonne aussi l'abaissement problémaiif jue du sommet de r£taA s « Patesi

hoc accidere non qoia moDUs alUtudo desedit, sed quia ignis evanuit et minus veliemeus ac largus effertur^ ob eamdem causam fumo quoque per diem segnior. Neutrum autem incredibileest, uec montem qui devoreturquolidie minuit uec ignem Don manere eumdem , qui non ipse ex se est, sed in aliqua inferna valle conceptus exaestuat et aliis pascltur; in ipso monte non alimentum habet , sed viam. »

(33) [page 60]. La Gondamine, Journal du Foyage à VÉ^ quateur (Introduction historique) , p. I(i7-156.

(34) [page 61] . Des trois hommes blancs qui m*accompagnaienU et qui ont été les témoins de mon expédition, don Pedro Urquinaona, don Yicente Aguirre et le marquis de Maenza, ce dernier, très-jeune alors, est le seul qui ait survécu. Il porte actuellement, en qualitéde Grand d'Espagne de première classe, le titre héréditaire du comte de Punonrostro.

(35) [page 62]. Tableaux de la Nature j t. I, p. 203 de la traduct. franc.

(36) [page 6&]. Voy. Humboldt, Essai sur la Géographie des Plantes, f. 69. Pœppig {Reise in Chile und Peru, t. II, p. 80) mentionne, d'après Benjamin Scott, l'existence de petits arbres, peut-être des espèces de Polylepis, dans les Cordillères du Pérou, sur une hauteur de ftSOO à 4850 mètres, prés de Huaylillas de Potosi et d'Uchusuma. Dans la Bolivie, jusqu'à environ 18*^ de latitude australe, la limite inférieure des neiges éternelles s'élève d'une manière sensible par suite de certains phénomènes météorologiques ; la limite supérieure des arbres parait monter en même temps Voy. Humboldt, Asie centrale, t. III, p. 273 et 329.

(37) [page 65] . Léopold de Buch mentionne aussi l'arête de rochers, à Taide de laquelle je pus gravir le cône de cendres du Pic de Ténériffe, et qui, à la vérité, n'est point formée d'obsidienne. Voy. la Description physique des îles Canaries, p. 193. de la traduct. franc.

(38) [page 06] . • Je proposai à M. Bouguer, dit la Gondamliie {Journal du Voyagea V Equateur^ p. 151), un chemin très-conrt : c'était de monter tout droit par-dessus la neige à l'enceinte de la bouche du Volcan. Je sondais la profondeur de la neige avec un bâton; elle était très-profonde, mais elle pouvait nous porter : j'enfonçais tantôt plus, tantôt moins, mais Jamais beaucoup au-dessus du genou. Je m'approchai du rocher qui dominait Tenceinte, et je parvins à en atteindre la cime. »

(39) [page 70]. Yoy. Humboldt, Aecuei/d'Obseroa/ionjas/ronomtfuef^ 1. 1^ p. 308^ n» 184.

(60) [page 73]. Le Puma chiquito ou Leoncito de monte diffère beaucoup du Felis unicolor de Lesson , qui appartient à la contrée chaude de la Guyane; le petit lion des montagnes habite , au contraire, des hauteurs qui dépassent 2600 mètres. On connaît déjà vingt variétés du genre Ghat« spéciales au Nouveau Continent.

(61) [page 77]. Dans la contrée boisée des Yumbos, on rencontre aussi des troncs de Farbre singulier connu vulgairement sous le nom d'Arbre de la Vache (Palo de Vaca) et appelé par les botanistes Galactodendron. Boussingault et Solly ont analysé chimiquement le lait de cet arbre qui est nourrissant , et contient de la cire et de la galactine ou fibrine; mais depuis 35 ans, malgré le grand nombre de voyages scientifiques entrepris dans les contrées où il végète , on attend encore une description complète de cette plante , qui puisse satisfaire les botanistes.

(42) [page 79]. Voy. Humboldt, Recueil <F Observations aitronomiquesy t I, p. 133-138, et t. II, p. 537-544.

(43) [page 84]. Le rocher nu dont parle la Condamine est peut-être le plus oriental des trois rochers en forme de tour, qui s'élèvent sur l'enceinte même du cratère. La Condamine, dans sa description trop peu caractéristique ^ fait souvent men*-

— 5Sft —

tloo de ces rochers, mais malheureusement sans les distinguer d'après leur exposition et leur situation relative

(UU) [page 88]. Voy. la Revtie indépendante, i. XX, livr. du 10 etdu 25 juin 1845.

(45) [page89j. Comptée rendus, i.XWllfiSM, p. 26-35. On doit aussi à M. Sébastien Wlsse la première connaissance exacte du volcan de Sangai.

(46) [pnge 90]. La pente dont parle M. Wisse est celle de la montagne qui a sa base dans la Cienega del f^olcan,

(kl) [page 90] . Le pic mentionné par le même voyageur est vraisemblablement le rocher en forme de tour que J'ai appelé le rocher oriental , et dont J'ai trouvé, en effets la hauteur égale à ft845 mètres. Voy. mon Recueil d'Observations astronomiques, t. I, p. 308, n° 18& du nivellement barométrique. Cet accord est remarquable pour d'aussi grandes hauteurs, mesurées à Taide du baromètre.

(48) [page 92]. On ne saurait trop louer le voyageur dont nous eitons la narration de distinguer soigneusement les mesures approximatives et les mesures exactes.

(49) [pnge 97]. La plaine que M. Wlsse nomme Varenal est la même qui a été désignée plus haut sous le nom de Cienega del yolean,

(50) [page 98]. Le but principal de cette seconde excur* sion était le relevé géométrique du cratère , et toutes les mesures barométriques prises par M. Wlsse portent le même caractère de précision.

(5)) [page 100]. Le vrai nom de cette plante dans la langue Qquechhua est Achupnlla. Les Indiens désignent ainsi des plantes de la famille des Broméliacées, qui croissent sur les Cordillères de Pansitara, de Mamendoy et d'Almaguer, dans la

Nouvelle-Grenade , parllcullèreraent le Pourretia pyramldata qae Ton peut voir représenté , d*après une esquisse que j*en avais prise, dans les ^ues des Cordillères^ pi. X\X. Voy. aussi José de Caldas, dans le Semanario de la Nueva Granada, édit. de J. Acosta, 18^9^ p. 342.

(52) [page 102]. L'entonnoir dont parle M. Wisse est le cratère même du cône d'éruption.

(53) [page 107]. En calculant les distances des tours de rocher qui dominent l'enceinte du cratère , J*al été amené par diverses combinaisons^ dans l'opération trigonométrique que j'ai exécutée de fort loin sur la petite chaîne de Poingasi , à évaluer le diamètre supérieur, pris dans toute son étendue du nord au sud, à 750 ou 800 toises. Si l'on cherche la moyenne entre ces deux nombres, soit 775 toises ou 1510 mètres, la diiTérence avec les mesures directes et certainement exactes de M. Wisse n'est que de 1/150.

(5/i) [page 107]. Comme M. Bonpland et moi nous contemplions le gouffre, placés non pas sur le rocher méridional , mais sur le rocher oriental , il en résulte que nous dominions surtout le cratère occidental qui n'est pas encore éteint. M. Wisse , dans sa seconde expédition , a évalué plus exactement à 4100 mètres la hauteur moyenne du sol , dans le cratère occidental , au pied du cône d'éruption. En y ajoutant pour la profondeur du cratère 750 mètres , on trouve que l'enceinte du rocher qui domine le gouffre est haute de 4850 mètres, ce qui s'accorde très-bien avec la hauteur que j'ai obtenue à l'aide du baromètre pour le rocher oriental {4854 mètres). Voy. mon Recueil d'Ohsercalions astronomiques ^ p. 308. La plate-forme du rocher sur laquelle je parvins en premier lieu avec l'Indien Felipe Aidas est donc aussi élevée au-dessus du cratère oriental de 750 mètres, c'est-à-dire d'une hauteur cinq fois égale à celle de la cathédrale de Strasbourg. Je n'ai jamais eu, sur terre, l'occasion d'abaisser mes regards presque verticalement à une aussi

grande profondeur. De peur d*exagération , j'avais d'abord évalué la différence de hauteur à 1500 pieds seulement. Voy. plus haut p. 71. J'ai trouvé, en mesurant barométriquement la hauteur de la plaine de pierre ponce (el Arenal de la Gienega)^ ^366 mètres (2230 toises) au-dessus du niveau de la mer. Si donc la hauteur du sol dans le cratère occidental est de 4100 mètres (2360 toises), il en résulte qu'il est de 246 mètres (126 toises) Inférieur au niveau de l'Ârenal.

(55) [page 109]. Voy. plus haut p. 57 les dates que nous avons indiquées, et qui toutes sont établies historiquement.

(56) [page 111]. La mort du guerrier blond, dont la chevelure était formée des rayons du soleil , a été représentée par d'anciens peintres aztèques dans le remarquable manuscrit conservé aujourd'hui à la Bibliothèque impériale de Paris ^ qui porte pour titre : Geroglyphico$ de que usavan los MexicanoSj et qui a appartenu à Tévêque de Reims , le Tellier. J'ai fait reproduire cette image dans mes rues des Cordillères^ pi. LVI, fig. U , édit. in-folio.

(57) [page 112]. Le professeur Buschmann est d'avis que le nom de cette montagne signifie neige jaunâtre ; il vient vraisemblablement de karhua qui , dans la langue Qquechhua , veut dire jaunâtre ou pâle , et désigne proprement la couleur des semences venues à maturité, et de raju, expression provinciale pour exprimer la neige (voy. les Tableaux de la Nature, t. II, p. U2 de la trad. franc., publiée par MM. Gide et Baudry). La prairie aux reflets dorés (el Pajonal), qui couvre les flancs de la montagne jusqu'à la limite inférieure des neiges , peut venir à l'appui de cette conjecture.

(58) [page 112] . Voy. Humboldt, Fïies des Cordillères, p. 148 et pi. X.

(59) [page 112] . Voy. Garcilaso^ Comenlarios realesy parte II, llb. Il, cap. 2; Herrera, Dec. V, lib. vi, cap. 2.

(60) [page 113]. Voy. PrescoU, History of ihe Conque$t of Peru , iSUl , i. Il, p. 13 16.

(61) [page 116]. Strabon, 1. I, p. 73, et 1. XII ^ p. 539, édit. de CasauboD.

(62) [page 117], Voy. StraboD, 1. II, p. 97, et Gemlnas, Elementa Asironomiœf c. 13.

(63) [page 117]. L'inscription d'Adulis contient le récit des expéditions accomplies par Ptolémée Évergète I, et remonte aux années 217-222 av. J.-C.On y lit ces mots : ...Toùcuépav toû

NstXou èv Suffêaxotc xai ytovcooe<xtv 8ps9iv oIxoûvtou;, èv oT< 8ià iravx^ç v£cp£Tol xaî xp'jT^ xal y i<5v£; paOêtai, wç {ji^pt fovàxwv xaxaouvstv avopa ,

TÔv 7:oToi[xôv Siagàç uTrhaÇa x, t. X, Voy. Bœclch et J. Franz, Corpus Inscriptionum grœcarum, t. III, fascic- ii, n* 5127, p. 512.

(6^) [page 117]. Ce fait a été démontré dans le procès soutenu par les héritiers de l'amiral. Voy. Navarrette, f^iages y Descuhrimientos de los Espanoles^ t. III, p. ZU et 592.

(65) [page 118]. Anghiera, Oceanica, ed. Colon, (157/i), Dec. II, liv. II, p. 140; Dec. III, liv. III, p. 258. Voy. aussi Opns epiêtol, ed. Amslel. (1670), p. 291 et 532.

(66) [page 118]. Voy. plusbaut, p. .317, et comp. Fragments asiatiques^ t. II, p. 525-529.

(67) [page 122]. Voy: Herrera, Hxst. gênerai de los Hechos de los Caatellnnos, Dec. V, lib. 7, et comp. Joaquin Acosta, Compendio hislor, del descuhr. de la Nueva Granada, 1868, p. 189. Le nom de Cunturroarca qui, dansGarcilaso (Com(?n/ar. i^ealcs^ lib. VII, cap. 2) a trait au Cuntur ou Condor, n'a rien de commun avec le nom géographique de Cundirumarca.

(68) [page 124]. Cette éruption de 1828 a été vue des hauteurs du Raizal , près de Guaduas, ainsi qvCk Marmato , à l'ouest du Rio Gauca. Voy. Humboldt, FYagmenls asiatiques, t. I, p. 157, et t. II, p. 602. Un observateur attentif,

M. Ch. Degenhardt , qui a quitté en 1836 les mines de Marroato, m'a certifié qu'à cette époque des colonnes de vapeur s'échappaient encore du volcan.

(69) [page 125]. Je m'en réfère au travail fort exact que M. Boussingault a publié dans les Annales de Chimie (juillet 1833). Autrefois^ j'avais trouvé moi-même pour Bogota l/i%3, pour Popayan 18%7, pour Quito iU%U. Voy. plus haut, p. 307.

(70) [page 127]. Voy. Humboldt, Relation historique, t. III, p. 302.

(71) [page 132]. Voy. dans le Cosmos, t. III, 2* part , p. 695, la savante note du professeur J. Franz, sur les Prosélènes.

(72) [page 132]. Voy. Humboldt, Asie centraient. I,p. 102,

(73) [page 132]. Voy. Humboldt, f^ues des Cordillères, 1. 1, p. 88, et t. II, p. 226.

Çlii) [page 133]. Le premier prince temporel des Muyscas s'appelait Huucahua, dit le Sage; il fonda la ville encore existante aujourd'hui sous le nom de Tunja, et qui, d'après lui, prit celui de Hunca. M. Roulin pense que le nom de Bogota est formé par corruption du mot bakata , qui signifie, dans la langue des Muyscas, la limite des champs cultivés, parce que, sous la domination des indigènes, la chaîne de montagnes située derrière la capitale était appelée Bakata. Huncahua soumit le pays depuis les montagnes d'Opon jusqu'aux savanes de San Juan de los Llanos. Je n'ai point cru devoir comparer dans le texte l'ancienne conslilution de l'État des Muyscas à celle du Japon, où Ton a distingué à tort l'autorité spirituelle et l'autorité temporelle, représentées, l'une par le Dairi, l'autre par le Seogun. Cette division n'a jamais existé au Japon. Le Seogun est le chef militaire qui exerce le pouvoir depuis l'usurpation du xir siècle ; le Dairi est le chef do la dynastie détrônée. Jadis souverain temporel, le Dairi isst cependant d'origine divine ; sa personne est tellement sacrée qu'il n'est permis de lui couper

les ongles que dans son sommeil; c'est ce qal , dans le dialecte en usage à la cour du Japon, s'appelle voler les ongles de Tempereur. Voy. Nij*on o daïisti Ran, 183^, p. &36.

(75) [page ,137]. Humboldt et Bonpiand, Planiœ œquinoe^ tialeSf t. I, tab. 11.

(76) [page 139]. Comp. Joaquin Âcosta, pliages cientificos à los j4nde8 Ecuatoriales, 1849, p. 313-318, et le Semanario de la IVueva Granaday édit. de 18&9, p. 398. Les résultats attribués dans ces deux ouvrages au savant Galdas sont fort peu d*accord entre eux; ils varient de 183 à 220 varas, c'est*à-dire (1 vara étant égale à 0%835, d'après Ciscar) de 153 à 18/i mètres. J'ai trouvé au minimum 165 mètres, au maximum 181 mètres.

(77) [page 139]. Humboldt, f^ues des Cordillères^ pi. vu, éd. in-fol.

(78) [page 141]. Même à de moindres hauteurs, à 1860 mètres seulement, j'ai trouvé, sur le Cerro del Portacbuelo, beaucoup de fossiles microscopiques qui vraisemblablement étaient des trocbites.

(79) [page 141]. Sur le chemin de Bogota à Honda, entre Hatillo et Guaduas, Roulin a trouvé dans du calcaire noir, qui parait être un terrain de transition, des Ammonites de 8 à 10 pouces, probablement les Gonlatites de L. de Buch.

(80) [page 145]. Les dépôts de sel gemme que je distingue des sources salées ont été soulevés, par reffet de la pression, dans Tordre suivant : Pinceima sur le Rio Negro, Zipaquira, Encmocon, Tausa, Mina de San Juan, Cacheta, Médina, Chita, Chamesa et el Receptor. Ces trois derniers points sont situés h rentrée des Llanos de Casanare, dans les environs du Rio Crabo. Le tout forme, non pas une faille, mais une large zone, qui suit partout la même direction.

(81) [page 145]. Voy. iMloê géographique de la Nouvelle- Espagne, n"* 19 et 24.

(82) [page 147]. Cavier, Recherches iur les Ossements fos^ siles (1821), 1. 1, p. 157, 261 et 264.

(83) [page 148]. Voy. Karslen, ^rrWv/îir Jfmera%t>,t XI,

(84) [page 149]. Humboldt, Essai géognostique sur le gisement des Roches dans les deux hémisphères, 1826, p. 223, et Tableaux de la Nature ^ t II, p. 346, delà traduct« franc, publiée par MM. Gide et Raudry.

(85) [page 149]. Il est à peine utile de nommer Léopold de Buch. — L'espérance que j'exprimais a été remplie par trois travaux importants de ce grand géologue , Pétrifications recueillies en j4mérique par A, de Humboldt et par C. Degenhardf,

1839, p. 11, 16, et 18, 'm-fol; Betrachtungenuber die f^erbreitung und die Grenzender Kreide-Bildungen^ 1849, p. 15, 22 et 25; Uber die formationen der Andes von P^enezuela, ouvrage composé d'après les envois de coquilles faits en 1849 par le savant voyageur Hermann Karsten. « A en juger par les fossiles analysés jusqu^à ce jour, dit Léopold de Buch, il paraît constant que toutes les formations horizontales de la chaîne des Andes, qui descendent depuis la partie septentrionale du Mexique jusqu'à Guzco ou fort avant dans l'hémisphère du Sud , appartiennent au groupe crétacé. C'est à ce groupe que doivent être rapportés les dépôts de houille situés dans les environs de Zipaquira, de Tausa, du Cerro de los Tunjos et de Chipo, près de Canoas; le sel gemme et le gypse de la Mina de Rute de Zipaquira ; les puissantes couches de grès de Guença -, le schiste de Yilleta. qui alterne avec le calcaire; les roches calcaires, traversées par de riches filons d'argent, de Gualgayoc et de Ghota, de Montan et de Guambos, où, à 3900 mètres au-dessus de la mer, on trouve des Ammonites qui n'ont pas moins de 14 pouces de diamètre, des Isocardes et des Exogyra polygona ; enfin , cette singulière formation de quartz , située sur le paramo de Yanaguanga, qui n'est autre vraisemblablement que

du quadersaodsteiD , et qui remplit toat le versaut occidental des Andes du Pérou, entre Namas, Magdalena et Châla. Une coquille connue sous le nom de trigonla aliforrois, qui est fort répandue depuis Zipaquira et Socorro ju$qu*à Tocayroa, prouve bien que les montagnes de Bogota appartiennent tout entières aux couches crétacées intermédiaires ; mais comme le groupe crétacé atteint et dépasse dans ces lieux Ténorme épaisseur de 1600 mètres^ il est bien permis de douter que tout appartienne à une même division. Déjà, près de Socorro, TExogyra Gouloni indique l'existence de couches plus profondes ou du néocomien, d'autres fossiles témoignent de la présence du gault. Sur les Andes de Truxillo et de Tocuyo, qui relient les Cordillères de la Nouvelle-Grenade à la chaîne côtière de Venezuela, règne un calcaire noir, contenant des restes d'animaux marins, à la vue desquels le voyageur se croit transporté en Europe. On se ligure avoir sous les yeux une collection de fossiles recueillie sur les Alpes de la Savoie, sur la célèbre montagne de Fis , dans le val d'Hilliers, ou à la perte du Rhône, près de Genève. La limite septentrionale de la craie de tout Tancien coutinent est située par 5V de latitude, près de Thistedt, dans le Jutland. Dans la région qui s'étend à Test de la mer Baltique, la craie la plus septentrionale appartient au gouvernement de Grodno, et est située par 5U*. Depuis l'Oural jusqu'à Ochotsk, il n'y en a point trace ; mais d'après Middendorf, les terrains jurassiques se retrouvent jusqu'à Olenek, sous le 72** parallèle, et môme à l'île de Fradejew, dans la Nouvelle-Sibérie. Aux États-Unis, la formation crétacée ne s'étend pas, à l'est du Mississipi, au delà du 40" degré de latitude nord, mais elle se propage fort loin à l'est du territoire d'Alabama , dans les États du Tennesée et du Kentucky. Du côté de l'ouest, sur les bords du Missouri, on trouve de la craie jusqu'à 48%20', au-dessous de l'embouchure du Yellow-Stone River. On peut supposer même que cette formation atteint, à l'ouest du Mississipi, 50%10' de plus que dans la partie orientale des États-Unis. Dans l'Amérique du Sud , Darwin a suivi des couches de craie à travers le Ghili,

presque jusqu'aux points extrêmes du continent » notamment jusqu'à Port-Famine, par 53%38'. La craie , par conséquent , approche du pôle sud de y 1/2 de plus qu'elle n'approche du pôle nord, sur les bords du Missouri. Dans tout le Brésil, dans les vastes espaces de la Plata, du Paraguay et de la Bolivie, on n*a jamais vu de craie , et l'on peut dire qu'il n'y en a Jamais eu. On se demande, au contraire, si, antérieurement au soulèvement des Andes, il n'y a point eu un banc de craie sur la faille volcanique au-dessus de laquelle se sont élevées ces montagnes.

(86) [page 150] . C'est ici le lieu de rapprocher les nombres qui , dans l'état actuel de nos connaissances hypsométriques , au printemps de l'année 1850, marquent la hauteur des points culminants dans les chaînes (te montagnes de l'Ancien et du Nouveau-Monde. Gomme à part l'indécision ou les divergences des opinions, la diversité des résultats numériques, qu'on rencontre dans les livres et sur les cartes, peut tenir aussi à des réductions de mesures inexactes, j'ai eu soin d'indiquer à la fois les principales hauteurs en pieds anglais « en toises et en mètres.

Les plus hautes cimes de Tlndoustan ont été déterminées 70 à 80 ans plus tard que celles des Cordillères. Ce n'est que dans l'intervalle de 1819 à 1825, qu'en réunissant les excellents travaux de voyageurs anglais, tels que Hodgson, Webb, Herbert, 'William Lloyd, elles frères Gérard , on a reconnu dans le Dhawalagiri ou Montagne Blanche et dans le Jawahir ou Djawahir les deux points culminants de la partie de l'Himalaya, dirigée de l'est à l'ouest. On attribuait alors au Dhawalagiri (lat. 28° UQ\ longit. 80'' 59'), ^391 toises = 8558 mètres = 28077 pieds anglais; et au Jawahir (iat. 30" 22', longit. 77" 37), ^027 toises = 78/i8 mètres = 25749 pieds anglais. La hauteur que le jésuite tyrolien Tieiorenthaler assignait en 1766 au Dhawalagiri, désigné sur sa carte de l'Himalaya par ces mots : « Montes Albi qui Indis Dolaghir, nivi obsilii » est moins sûre, el

Colcbrookc^ dans des lettres qa'ii m'a écrites, la déclare inexacte (Voy. mon j4$ie centrale, t. III ^ p. 281-290, et Coimos, 1. 1, p. 11). D'aatre part, mon ami, le docteur Joseph Hoolcer, attaché comme botaniste à la dernière expédition au pôle Sud, m'a écrit en I8/18 de OarjiliDg, dans le Sikl^im-Himalaya , qae sous le méridien de Siklcim , entre le Ohavalagiri et Schamalari, entre Boutan et Népal ^ le colonel Waugb, Director of the trigonometrical Survey of India, a mesuré avec beaucoup d'exactitude une montagne, appelée le Kinchinjinga ou Rintchin-Dchunga^ dont la cime neigeuse occidentale atteint fili06 toises = 8588 mètres = 28178 pieds anglais. La cime orientale est haute de 4226 toises = 8236 mètres = 27826 pieds anglais (Comp. Journal of the yfsiatic Society of Bengal, novembre 1848, t. XYII, 2*" part., p. 577). Le colossal Kinchinjinga est représenté en tête du magnifique ouvrage de Joseph Hooker, intitulé The Rhodendrons of Sikhim-Himalaya, 1849. Il dépasse de 379 toises le Jawahir, et a été mesuré avec une telle exactitude que les résultats de sept opérations trigonométriques faites par M. Waugh sur diverses stations, n'ont varié qu'entre 28125,7 et 28212,8 pieds anglais. La base mesurée dans la plaine avait 36685 pieds anglais. D'après une mesure plus ré* cente du Dhawalaglri, il est établi, dans la Monographie des Rhododendrons , que cette montagne le cède au Kinchinjinga. Mais entre le Dhawalaglri, le Kinchinjinga et une troisième cime gigantesque, le Deodangha, il semble exister une si petite différence qu'on ne sait s'il ne faut pas l'attribuer à quelque erreur dans les mesures. Tous trois ont certainement un peu plus de 28000 pieds anglais ou 26272 pieds de Paris. « Mr. Waugh concludes » (m'écrit de Darjiiing le docteur Joseph Hooker, à la date du 26 avril 18(|9), «that ihere can be but little diffe- » rence between Dhawalaglri ^ Kinchinjinga and Deodangha^ » that no other Peaks approach thèse. >

Pendant 18 ans, de 1830 à 1848, on a considéré comme les deux points culminants des Cordillères américaines, le pic le plus méridional du Nevado de Sorata» situé un peu

au sud dn village de Sorata ou Esqnibel, dans la chaîne orientale de la Bolivie , et le Nevado de Illlmani , à Touest de la mission Yrupana, silué également dans la ciiaîne orientale de la Bolivie, la plus éloignée de la mer. On attribuait alors au Sorata (lat. sud 15« 51', longit. ouest 70^ 5U') 3949 toises = 7696 mètres = 25250 pieds anglais; à rillimani (lat. 16^39', longit. 70'' 9) 3753 toises =7315 mètres =23999 pieds anglais. Ces mesures hypsométriqucs, prises en 1827 par Pentland, qui fut longtemps agent politique du gouvernement britannique dans la république de Bolivie , ont été communiquées par lui à Arago^ et publiées dans V /annuaire du Bureau des Longitudes pour 1830, p. 323. Depuis, malheureusement elles ont été répandues dans toutes les langues , dans tous les ouvrages qui traitent des hauteurs de montagnes , et ont passé sur beaucoup de profils hypsométriques. Mais depuis que M. Pentland a publié^ à Londres , en juin iSlxS, sa grande et belle carte du bassin de Titicaca, sous le titre de La Laguna de Titicaca and ike valleys ofYucay^ Collao and Desaguadero in Peru and Bolivia, on sait que les nombres donnés plus haut comme la mesure du Sorata et de rillimani sont trop grands de 3726 et 2675 pieds de Paris. La carte en effet ne donne au Sorata que 21286 pieds anglais =3328 toises; et à rillimani 21U9 pieds anglais = 3307 toises. M. Pentland est arrivé à ces nouveaux résultats 9 en soumettant h un calcul plus exact ses opérations trigonométriqnes de 1838, durant son second séjour en Bolivie. On a donc soutenu pendant 18 années cette erreur, que le Cbimborazo, que j'ai trouvé haut de 3350 toises = 6530 mètres = 2U22 pieds anglais, était de 3592 pieds de Paris ou de 3827 pieds anglais plus bas que le Sorata; et que le Sorata ne le cédait que de 2653 pieds de Paris ou 2828 pieds anglais au Dhav^alagiri , la plus haute cime de THimalaya. J'ai moi-même accrédité cette opinion ; mais nous savons maintenant que le Sorata est inférieur de 132 pieds au Chimborazo, et de 6371 pieds au Dhawalagiri. Des deux opérations trigonométriques faites sur le pic de Ténériffe, par

Borda, en i771 avec Pingre, en 1776 avec Ghastenet de Puy* ségar, la première contenait aussi une erreur de 1224 pieds de Paris ; un angle avait été par mégarde évalué dans le registre à 33' au lieu de 53'. L'opération faite dans l'Ile même de Ténériffe donna pour résultat à Borda et à Pingre 17/^2 toises de hauteur au-dessus du niveau de la mer^ ils n'en trouvèrent que 1701, en calculant en pleine mer des angles de hauteur d'après des distances approximatives. A la suite de l'excellente mesure trigonométrique de 1776, on s'arrêta à 1905 toises; j'ai même trouvé depuis , par une mesure barométrique calculée de nouveau d'après la formule de Laplace^ 1976 toises. Borda s'était donc trompé d'abord de 1200 pieds ou 1/9 du chiffre total ; l'erreur de Pentland pour le Sorata était de 3700 pieds ou de 1/5. Yoy. dans mon Foyage aux régions équinoxiales, t. I^ p. 227- 283^ des fragments d'un Rapport de Borda resté Jusqu'alors inédit, et conservé dans le Dépôt de la Marine à Paris.

Bien que le Sorata et l'Illimani soient inférieurs en hauteur au Ghimborazo, cependant cette montagne ne peut vraisemblablement plus être réputée le point culminant du Nouveau Monde. En août 1835, les officiers attachés à l'expédition de Vjédventure et du Beagle, sous le commandement du capitaine Fitz-Roy, ont mesuré , à l'aide d'angles de hauteur, le Nevado de Aconcagua, situé au nord-est deValparaiso (latit. 32<',39'), et l'ont trouvé élevé de 23000 à 23400 pieds anglais. Si l'on prend la moyenne, soit 23200 pieds anglais ou 21767 pieds de Paris, r Aconcagua est de 1667 pieds de Paris plus haut que le Ghimborazo, Voy. Narrative of the Foyages of the jédventure and Beagle, t. II, 1839; Proceedings of the second Expédition, under the command of Capt. Fitz-Roy , p. 481 ; Darwin, Journal of Researchesy 1845, p. 253 et 291. Après avoir calculé de nouveau les mêmes angies, Pentland donne à l'Aconcagua 23910 pieds aDglais=3739 toises. Voy* Mary Somerville, Physical Geography, 1849, t. II, p. 425. D'après ce calcul, l'Aconcagua serait de 389 toises plus haut que le Chimborazo. Au niofs de novembre 1845, pendant Texpédition de la frégate Herald ^ le MéL. I. 35

capitaine KeUet et le lieutenant Wood ont trouvé pour la hauteur de la cime intermédiaire de TAconcagua SSOO/i pieds anglai» ou 2158/i pieds de Paris. Yoy. Berlhold Seemann^ Beiaeum die fVtU auf der Freg, Herald, 1845-1851, U I, p. dO. Daos cette même Cordillère volcanique, qui kMige la oôte de la Bolivie, la belle carte de Pentland indique quatre aulies pics, situés à Test d^Ârlca» entre 18%7' et i8%25' de laUtade australe , qui tous dépassent la hauteur du Ghimborazo. Ce sont le Sahama , le Parinacota , le Guaiateiri et le Pouiarape. La plus élevée de ces montagnes , le Sahama , ne parait pas avoir moins de 20971 pieds ; on évalue la hauteur de la plus basse, du Pq« marape, à 20360 pieds de Paris. Le Sahama, inférieur de 1463 pieds de Paris au Nevado de Aconcagua, dépasserait donc encore de 871 pieds le Ghimborazo. Je ne crois pas sans importance d'enregistrer les donnée» numériques, certaines oa même problématiques, qui se produisent à différentes périodes sur la conformation de la surface terrestre. Malbeureusemenl les cimes de montagnes, qui dominent ces vastes soulèvements ne sont, suivant moi , que des phénomènes isolés ^ qui ^ de lu^me que les stériles ascensions sur les montagnes neigeuses, attirent l'attention de la foule fort au delà de leur mérite.

(87) [page 1 52] . J'ai mesuré trigonoroétriquement la hauteur du Ghimborazo au-dessus du niveau de TOcéan pacifique, au mois de juin 1803, sur le plateau de Tapia, couvert de pierres ponces , non loin de la nouvelle ville de Riobamba, entre Téglise de La Merced et le couvent de Saint-Augustin. La base, composée de trois parties dont la dernière fut mesurée deux fois, avait une longueur de 1702°',49 ou de 874 toises. La distance entre l'extrémité A de la base et U cime de la montagne se trouva être de 30662'",73 ; la distance horizoa-taie de 30437'",40, et l'arc de cercle de 16'27",65. L'angle de hauteur, mesuré avec le sextant et l'horizon arlificiel^ abstraction faite de la réfraction , était , au point A » de 6' 48' 58",20 ; d'où il résulte que la cime du Cbimboraso s'61e-

vail au iiesMis d« la plaîae de 3639"i35 ou iSùV,2S. Or, d'a« près mes délerminatioDs barométriques 9 le plateau de Tapla est situé à 2891 ■",2 ou 1^82^8 au-dessus du niveau de la mer 9 et bien que daus uee autre salsoa, k une époque où la chaleur des couches atmosphériques décroît suivant uue autre proportion, Boussiogault ait trouvé il toises ou âi'^^ft de moioa* Od peut conclure de ce qui précède que la hauteur totale im Ghimborazo esl de 3350 toise» ou 6530"A

D'après la formule de réfraction que Lapiace a donnée dans sa Mécanique téieête, la hauteur du Chiœboraio serait^ aveo l'effet de la réfraction, de 3637^75 , et, sans réfraction, do 36/i5°%32. La diflérence de 21°',^ pour le résultat de la hauteur totale ferait supposer une erreur de 10 mètres dans le calcul do la base. En supposant, dans Tangle de hauteur, une erreur dd iO'', il n'en résulterait pour la hauteur totale qu'une différence de l'^yS. Yoy. pour les détaib de cette opération les calculs d'Oltmanns, dans mon Recueil d'Observations aêtronomiques^ Introduction, t. I, p. lxxii-lxxiv. Le résultat que j'ai trouvé pour la hauteur du Ghimborazo tombe entre l'évaluation de la Gondamine et celle de Don Jorge Juan , et ne diffère de la dernière que de 30 toises. Si l'on lient compte de toutes lea complications qui rendaient si difficiles les mesures de hauteur dans les Gordillères , à une époque où l'on n'exécutait pas en«oore , où du moins l'on exécutait fort imparfaitement ^ dans letf mesures barométriques, les corrections dues à la température, corrections fort importantes cependant, lorsqu'il s'agissait de ramener au niveau de la mer des hauteurs de 2630 à 29d0 mètres^ comme pour les bases mesurées entre Garabourou et Oyanbaro ou près de Quho, on expliquera ainsi lesdilTérencea coDsidérabies que présentent les résultats des Astronomes français et espagnols, bien qu'ils reposent sur des observations identiques. D'autres combinaisons amenèrent d'autres déter- Bainations hypsométriques. Bougner et la Gondamine assignent au Ghimborazo 3220 toises = 6276 mètres. Don Jorge Juan et se» €oUab«rateurs , ft&dO teilset ses 6588 mètres. La hauteur de

Quito, abaissée de 32 toises, et d'après BoussiDgauIt , de 36 toises, par Bouguer et la Condamine, n'inflae pas immédiatement sor ces différences ; ce n'est point de là que dépend la hauteur des montagnes neigeuses, mais bien plutôt de l'opération consistant à réduire au niveau de la mer la base mesurée entre Garabouron et Oyambaro, dans la plaine de Yaruqui, par une série de triangles, dont les sommets sont pour la plupart situés entre 1800 et 2200 toises de hauteur. L'incertitude de combinaisons si compliquées est démontrée manifestement par les opérations de Don Jorge Juan lui-même, qui, d'après différentes hypothèses, évalue la longueur de la base de Garabourou à 1155, 12U, 1268, et même 1283 toises; différence entre le premier et le dernier de ces nombres : 128 toises. Pour mesurer la cime du Ghimborazo, on prit des angles de hauteur de quatre stations différentes , dont la plus proche de la montagne, celle de Mulmul, était encore éloignée de 4*" 19' 55"; mais Mulmul lui-même ne pouvait être rattaché à la base de Yarnqui, distant de 22 milles géographiques, qu'aa moyen de triangles et de la série de signaux nécessaires. Nous savons d'ailleurs très - imparfaitement comment on a réduit cette base et tous les signaux au niveau de la mer, en vue de déterminer l'altitude absolue du Ghimborazo. Nous savons seulement d'une manière générale qu'on a fait servir pour Cette réduction le Cacumen lapideum du Pichincha et les deux pyramides du Nevado de Ilinissa , visibles à une fort grande distance sur la côte, et dont j'ai donné une image dans mes i^ues des Cordillères, pi. XXXV. Voy. aussi l'atlas Joint à ce volume , pi. VIL Mais les Académiciens français avaient déjà évalué la hauteur du Rucu-Pichincha {Cacumen lapideum) à 2432 toises au lieu de 2/^91 ; erreur en moins : 59 toises. « Je ne pouvais, dit la Gondamine, partager, en août 17i^0, avec M. Bouguer, les fatigues d'une course pénible et laborieuse de près de deux mois, dans la province d'Ësmeraldas, pour déter-* miner, dans un lieu, dont la hauteur au-dessus de la mer ftk$ connue, celle de quelques-unes de nos montagnes, afin de pou-

voir réduire au niveau de la surface de la mer la valeur du degré que nous avions mesuré sur le baut de la Cordillère. L'observatoire de M. fiouguer (le point d'oii il pouvait voir Iliniça) était établi dans Tlle de Tlnca, sur la rivière d'Esmeraldas. — £n mars IT^l, j'étais occupé d'un travail peu agréable sur la hauteur absolue des montagnes. J'étais bien sûr que le travail de M. Bouguer à l'Ile de llnca et les angles observés & Papa-Ourcou^ près du Cotopaxi, comme au Quincbé» où nous avions opéré ensemble, n'avait pas besoin de vérification, et d'autant moins que 100 toises d'erreur sur la hauteur des montagnes n'auraient pas changé de 2 toises la largeur du degré. La multiplicité des éléments de cette supputation et le long circuit qu'il fallait faire pour atteindre le but, ne me rebutèrent point ; je fis le calcul tout au long, et après un travail opiniâtre je trouvai la distance de l'observatoire de Tile de Tlnca au sommet d'Iliniça , la hauteur de cette montagne et celle de Pichincha les mêmes, à 2 ou 3 toises près, que M. Bouguer. » (Voy. la Condaminc. Journal du voyage d l'équateur, p. 9k et 111). Dans La mesure des trois premiers degrés du méridien dans Vhémisphère austral , p. 52 , la Condamine dit que la hauteur de l'Ile de rinca au-dessus de l'Océan pacifique ou de l'embouchure du Rio de las Esmeraldas n'a été déterminée que d'après l'estime de la pente de cette rivière , et qu'entre son évaluation et celle de Bouguer il y avait environ une diiTérence de 12 toises. Combien il est plus simple de mesurer les montagnes immédiatement par la méthode géodésique, au moyen d'un ou deux angles de hauteur, en ayant soin de bien mesurer la base, soit qu'on la dirige vers la cime ou qu'elle suive une direction dont l'inclinaison est connue! Actuellement nos formules barométriques réduisent avec beaucoup de sûreté la base au niveau de la mer , de manière à changer en hauteur absolue la hauteur relative. Bouguer semble avoir senti lui-même l'inconvénient de la méthode compliquée qu'il avait suivie pour les déterminations de hauteur; car, après s'être plaint de l'influence de la réfraction sur les nombreux angles de dépression , il

ivec la gitre de le livra a n'oDt os aura 'ascal , l d'une aonées ormule Et celle tiape-

ilmbol'esprlt is poar s. Délivre la près !a mente, ilermies une l'a reompris dans ta le hau~ ractIoD i O,0&2 i 1,39.

loraxo , : réussi khorn 7

,qoiatt «V «„ r- - — ■ — ■" I""-- — — .™«-.«o, est

le Saxirrnga Roussingautti qui végétall A 2^66 toises = ÙS06 rnè-

très de hantenr; mais alors la limite de la nei^e éternelle descendait plus bas fVoy. mon j4iie centrale, t. III, p. 262). Entre 16000 et 15000 pieds, nous avons recueilli, parmi les cryptogames : le Stereocaulon botryosum, très-différent du Steroocaulon paschale, le Lecidea atrovirens, le Gyrophora rugosa, le Bryam argenteum, le Polytrlchum Junipcrinum, le Grlromia lODgIrostris que nous avons trouvé à U280 pieds, le Jungermannia setacea de Ilooker, le Gynostomum julaceum ; parmi les phanérogames : le Gentiana rupicota et le Gentiana ccmua, le Culcitium mfescens, le Culcitium nivale, qui remplace les Espeletia laineuses des Paramos et des Cordillères de la Nouvelle-Grenade 5 le Lysopomla reniforrois , le Ranunculus Gusmannt, trois Calcéolaires (G. saxatills, G rosmarinifolia et G. hysoplfolla) ; trois Crucifères fort rares dans la zone tropicale : le Drapa Bonplandlana , l'Eudema nubigena et TArabis andicola; enfin plus bas , entre 10000 et 11000 pieds de hauteur : l'Arenaria serpens , TÂndromachia nubigena , l'Eupatorium salvla^foltum , le BIdens andicola, le 'Wcrnerla nubigena, nouveau genre voisin du Seneclo , et le Dumerilla panirulata. Entre les nombreuses Composées que J*ai citées plus haut, on distingue, sur le Chimborazo, le beau Bacharis gnidiifolla , l'une des quatorze espèces nouvelles de Bacharis , découvertes et décrites par nous ( Comp. Synopsis Plantarum quas collegerunt Alexander de Humholdt et Amatus Bonpland , auctore C. S. Kunth, in.8% 1823, t. II, p. 376-388, et notre Nova gênera et species Plantarum ^ in-folio, t. IV, p. 48-68). Les mousses , auxquelles nous avons donné une attention particulière, ont été décrites en partie par sir 'William Hooker dans les Mu9Ci exotici, immédiatement après mon retour du Mexique. Contrairement à l'opinion longtemps dominante, on a reconnu, parmi ces mousses, après un mûr examen , beaucoup d'espèces européennes, telles que le Bryum argenteum, le Sphagnum acalifolium, le Polytrichum juulperinum, le Trichostomum polyphyllum, le Neckera crispa, le Funarla hygrometrica , etc. Je crois en outre devoir répéter ici ce fait important pour la

à copier des peintures hiéroglyphiques dans la Nouvelle-Espagne, le passage suivant que je traduis de l'espagnol : « Avant la grande Inondation (apachihuillztli), le pays d'Anahuac était habité par des géants (Tzocnillixeque). Tous ceux qui ne périrent pas dans les eaux furent changés en poissons , à l'exception de sept, qui trouvèrent un abri dans des cavernes. Lorsque les eaux se furent écoulées, ce qui arriva dans le quatrième âge du monde, un de ces géants, Xelhua, surnommé l'architecte, alla à Gbolollan , où , en mémoire de la montagne Tlaloc , qui lui avait servi d'asile à lui et à six de ses frères , il construisit une colline artificielle en forme de pyramide. Il fit fabriquer les briques destinées à cet usage dans la province de Tlamanalco, au pied de la Sierra de Cocotl, et disposa, sur une étendue de pluûeurs milles, jusqu'à l'endroit où la pyramide devait être érigée, une chaîne d'hommes non interrompue qui se tendaient les briques et les pierres de main en main. Mais les dieux voyaient de mauvais œil une construction qui menaçait de s'élever jusqu'aux nues ; ils firent tomber du feu qui consuma un grand nombre d'ouvriers. La pyramide de Gbolollan, qu'ils regardaient comme un Téocalli , c'est-à-dire comme une des Maisons de leurs dieux, resta inachevée et fut en cet état dédiée à Quetzalcoatl , dieu de l'air et des tempêtes. » Âu temps de l'expédition de Hernan Cortès, les Ghololtèques montraient encore un aé« roiithe , dont la forme ressemblait à celle d'un crapaud , et qui était tombé d'un globe de feu sur la pyramide. Voy. Humboldt, rues des Cordillères , édit. in-8% t. I, p. 114 , et pi. III ; JEssai politique sur la IVouvelle-Espagne , 1827, t. II, p. 151, et Prescott, Conquest of Mexico, t. III, p. 380.

(91) [page 165]. Le Pulex penetrans, la chique des colons français dans les Antilles , pénètre sous la peau de l'homme, et après la fécondation , l'ovaire de la femelle y développe des inflammations par le volume considérable qu'il acquiert. C'est une curiosité physiologique, que cet insecte, dont j'ai si souvent souffert , ne visite pas. les Indigènes et s'attaque même r^r^ineQt

aux créoles nés en Amérique , mais seulement anx nonveaax venus 9 de race blanche ou noire.

(92) [page 170]. Voy. Mechanik dermenschlichen Gehwerkzeuge, 1836, § 64, p. 1 47-1 60. Des expériences récentes faites par les frères Weber à Berlin ont parfaitement conûrmé cette conjecture que la jambe est maintenue dans la cavité articulaire par la pression de l'air atmosphérique.

(93) [page 171]. Voy . la Gondamf ne , yotirn«< de f^oy«^ 4 rÉquaUur (Introduction historique), p. 58.

(94) [page 175]. rues des Cordillères, in-fol% pi. XVI et XXV. Voy. aussi TAllas joint à ce volume, pi. IV.

(95) [page 175] * La Gondaroloet Journal du Foyagt é VÉ^ qualeur (Introduct. histor.)» P- 68.

(96) [page 176]. Mes observations, fondées soit sur des mesures géodésiques , auquel cas , le nom des montagnes est marqué d'un astérisque , soit sur des mesures barométriques , donnent comme limite inférieure de la neige éternelle, pour les Cordillères de Quito, entre 0" et 1' 1/2 lat. australe, 2471 toises ou 4816 mètres. Ce chiffre est la moyenne des mesures prises du mois de février au mois d^ juin 1S02, dans lesquelles se sont manifestées, il est vrai, de petites oscillations, produites par la (Hlérence des saisons, même à si peu de distance de Téquateur .

Sur TAntisana * 4859 mètres = 2493 toises.

Le Cotopaxl *. . . . 4853 » = 2490 •

Le Chimborazo *. . . 4816 » = 2471 »

Le Huahua-Pichincha. 4794 » = 2460 »

Le Rucu-Pichincha. . 4785 » = 2455 »

Le Corazon * 4790 » = 2458 »

Bûusslogault U*oava w 1831 :

Sur l'Anitsana 4871 mètres = 2499 toises.

Le Chimborazo. . . . 4868 i = 2497 » Le Cotopaxl 4804 » = 2464 »

La moyenne de Boussingault est de 2/i87 toises = iiW mè^ très; elle diffère de la mienne de 1(( toises seulement. Les oscillations insignifiantes de la limite inférieure des neiges éternelles et le peu de changements que subit sous les tropiques la température des couches d'air superposées produisent ce phé« nottiène, si surprenant pour le voyageur européen ^ d'une ligne parfaitement horizontale, marquant distinctement, à une si grande hauteur, la naissance des neiges. Dans les Alpes suisses, de nombreux accidents de terrains, tels que des cavernes et les Inégalités des vallées, dérangent Tunlformilé de ce spec* tacle. Dans la zone tempérée, surtout sous les latitudes septen«> trionales, la ligne n'est pas nettement tracée, mais rompue et brisée par la présence des glaciers, sur lesquels la température est sans effet. Lorsque, entre les tropiques, les regards décou* vrent un groupe de plusieurs nevados, la direction parfaitement horizontale de la ligne des neiges permet aux paysans les plus grossiers de juger très-exactement la hauteur relative des cimes voisines. Les montagnes, dont les masses éternellement cou* vertes de neige s'élèvent le plus au-dessus de la limite infé* rieure, sont reconnues pour être les plus hautes. Longtemps avant qu*on ne mesurât les Cordillères de Quito, les indigènes (los Indios del pais) savaient que le Capac-Urcu et le Chimborazo étaient les plus hautes montagnes de la contrée. Les neiges tem* poraires,qui offrent une autre ligne horizontale non moins régulière que la première et se prolongeant au-dessous d'elle à plusieurs milles de distance , servent aussi à Juger exactement la hauteur relative des altitudes, qui n'atteignent pas la limite normale des neiges étemelles (14830 pieds).

Il résulte de mes recherches que les premiers nevados qui furent signalés dans le Nouveau Continent sont ceux de la Sierra de Citarma, appelée aujourd'hui Sierra de Santa- Marta , et située à l'est de Carthagena de Indias, par \V de latitude nord. Ce fut à l'occasion de l'expédition de Colmenares, en 1510, que se répandit en Espagne la première nouvelle de ces découvertes , et que l'on se demanda quelles devaient être les

dimensions gigantesques de montagnes qui , si près de l'équateur^ étaient encore couvertes de neiges éternelles. On reconnut dès lors que la limite des neiges s'élevait à mesure que l'on s'avançait des pôles vers l'équateur. Ce ne fut cependant que de 1736 à 17^2 que Bouguer et la Condamine mesurèrent réellement la limite des neiges dans les Cordillères, et ces mesures précédèrent celles qui furent prises dans les Alpes et dans les Pyrénées. Bouguer, qui s'était formé une idée incomplète, mais Juste, des causes qui produisent la basse température des montagnes et le décroissement de la chaleur à mesure que la hauteur augmente , entreprit « de déterminer la hauteur de la surface courbe qui passe par le bas de la neige sur toutes les montagnes du globe. » Voy. Figure de la Terre, pi. XLVI-LIL Selon lui, la limite des neiges est sous l'équateur à 2liZli toises (^74^ mètres); par 28° 1/4, elle est tout au plus à 1950 toises, et s'abaisse jusqu'à 1500 ou 1600 toises par kZ" de latitude australe ou boréale. En France, par exemple, et au Chili , les chiffres sont, pour l'hémisphère boréal, moins inexacts qu'on ne serait tenté de le supposer. Sur le tableau de marbre placé dans les bâtiments de l'Université à Quito , et que j'ai trouvé absolument intact, on lit : « Altitudo acutioris ac lapidei cacuminis nive plerumque operti 2432 hexapod. Paris., ut et nivis inferns permanentis in montibus nivosis. » Si , tenant compte de l'erreur qui s'est glissée dans la hauteur assignée à la ville de Quito, on ajoute à ce nombre 32 toises, on obtient 2464 toises (4802 mètres), et à la suite d'un grand nombre de combinaisons fortuites qui font varier le résultat de 9 toises en plus ou en moins , on retrouve la hauteur déterminée par BoussingauU et par moi (Voy. mon A$iexentraley t. III, p. 251-256).

(97) [page 177]. Voy. Ârago,dansr^nnuatr(; du Bureau des Longitudes pour 1830, p. 331, et Humboldt, Asie centrale , t. III, p. 273-281.

(98) [page 177]. Sur la différence de hauteur à laquelle j'ai prouvé, en 1820, que s'élève, sur les deux versants de rHima-

laya^ la limite inférieure des neiges éternelles, Voy. mes Ta^ hUaux de la Nature, 1. 1, p. 120 de la tradoct. franc. (1851); Y Asie centrale, t III. p. 293-326; Joseph Hooker, On the Elévation ofthe great Table Land of Thibet,\S50, p. 6, et Strachey. On the Snowline in the Himalaya , dans le Journal of theAiiatic Society of Bengale avril 1869^ n** 29. Cette dilTérence de niveau entre la pente indienne et la pente thibétaine est parfaitement confirmée par des observations récentes , mais elle paraît varier suivant les saisons^ comme cela est naturel sous la zoDC tempérée, par ces latitudes de 30 à 31°. Il n'est pas facile de distinguer la limite des neiges sporadiques, et celle des neiges étemelles, et les neiges sporadiques en raison même de leur nature , ne tombent pas simultanément sur la pente septentrionale et sur la pente méridionale. Les premiers résultats auxquels je me suis arrêté étaient , au sud , 2030 toises, au nord, 2600 toises ; différence : 570 toises; celles de Hodgson et de Joseph Hooker ont donnée au sud^ 23/^5S5« au nord^ 3127'^3; différence 78r,8; enfin Stracbey a trouvé pour le sud 2^23\8, pour le nord 2893% différence 469^2. Les mesures que j'avais obtenues tiennent donc le milieu entre celles de Hooker et de Stracbey; mais dans sa dernière lettre , datée de Tangou et non plus de Darjiling , mon ami J. Hooker m'a envoyé ce nouveau résultat : au sud 2/i35'^ an nord 2501% différence 66\ Une si faible hauteur pour la pente méridionale peut faire supposer que la ligne aura été déplacée par une grande quantité de neige sporadique, ou par quelques circonstances particulières au passage que les voyageurs ont traversé.

(99) [page 180] . Sur la mesure trigonométrique du Chimborazo voyez plus haut p. 5U6, note 87.

(100) [page 181]. Sur le Capac-Ucu et sur la tradition d'après laquelle le sommet de cette montagne s'affaissa, voy. plus haut p. 15&; voy. aussi ma Géographie des Plantes^ p. 119.

(1) [page 182]. 11. le professeur Hernau Abich^ âliqiiel Mm devons d'avoir une connaissance exacte dtt Caucase^ a bleu voulu analyser, à ma prière^ une roche détachée par moi de la cime du Chimborazo , sur une hauteur de 25S0 toises (4950 taè-^ 1res) et m*a communiqué les résultats suivants :

SUlce 3,136 = 65,09 Vo

Alumine 0,770 = 15,98

Oxyde de fer 0,278 = 5,77

Chaux 0,126 = 2,61

Magnésie 0,198 = 4,10

Potasse 0,096 = 1,99

Soude 0,215 = 4,46

Substances fluides et chlore. 0,019 = 0,41

Poids total. . . . 4,818 gr. 100 '/o

IVole additionnelle communiquée par M. de fïumboldt

au traducteur (juillet 1854).

L'analyse de la roche du Cbimborazo par le professevr Abick^ a donné 6d parties de sUice et seulement 2,61 de cbaux; oe résultai m'a para assex remarquable pour que Je ptiatee noms ami Gustave Rose de faire analyser an autre fragment da €hlm« boraxo, détaché à une hauteur de 2906 toises (5820 mètres), yuialyse très-coascieiicleose de M. le professeur RaromeMyeiy a âoiiiié pour résultat :

Silice.

Alumine. . .

Protoxyde de fer

Chaux. . . .

Magnésie. . .

Soude. . , .

Potasse. . .

LO poids qiéclflqiie qa' AUdi avait tf onvé étre^ ft um m«|jidv#

altitude, de 2,6853, a été de 2,8000, à 2986 totoet de baatear. a Si Tou suppose, dit en coucluaut Gustave Rose, que, dans l'analyse de Rammeisberg ^ Taluiuine appartient uniqueineut à Télément feldspathique, on peut de cette analyse déduire:

OUgoclase 58,66

Augite 35,14

Silice /!i,08

» Puis donc qu'eu admettant roligoclase , il reste encore de la silice libre , 11 est plus que vraisemblable que Vêlement feldspathique dans la roche du Chimborazo e»t de CoUgoclase et non du labrador; car ce dernier ne se rencontre pas avec de la silice libre , et en supposant la présence du labrador, 11 resterait encore une plus grande quanlllé de silice. Les laves de TCtna et de Stroroboli contiennent des cristaux d'augite et de la* brador, engagés , comme dans les porphyres , dans la pâte ou base de la roche. La roche du Chimborazo contient donc vraisemblablement de i'oligoclase au lieu de labrador, malgré la présence de Taugite. Comme de plus il faut, d'après Abîch {Geologische Beobachtungen ûber die vulcanischen Erscheinungen von Unteritalien, p. 123) , supposer dans les dolérites la silice égale en moyenne à 51,01 avec un poids spécifique moyen de 2,878, et comme la roche du Chimborazo contient, d'après Rammclsberg, 59,12, d'après Abich, 65,09 de silice, je ne doute pas qu'on ne doive la ranger parmi les trachytes, ainsi qa'Ablch Fa recotma deptds longtemps. Les roches de l'Antbana et du Rucu-PIchineba ressemblent beaucoup à la roche du Chimborazo, si Ton en juge par les échantillons réunis dans la coHection de BoussingaoH. »

l/après les belles analyses de DeWIle, la roche du pfc de Té- DériiTe se compose également d'oligoclase et d^augtte. Quant à celle de i'£tna» la forme des cristaux, qui ont pu être examinés un à un , ainsi que l'analyse chimique d' Abicb , insérée dans le

Chemisch-mineralogisches Handworterbuch de Rammelsberg, 1841, sect. 1'*, p. 379), pernoettcnt de la regarder sans bésitalion comme un dolériie , c'est-a-dire comme un mélange de labrador et d*augite.

(2) [page 182]. Voy. Poggendorfs Annalen^ t. XXXVII, p. 188-190.

(3) [page 197] . Recherches sur la cause qui produit le goitre, etc., dans les Annales de Chimie et de Physique, t. XLYIII, p. lii.

(U) [page 204]. D'après les dernières mesures de Pentland, la ville de Gaxamarca est située à 4160 mètres (12804 pieds) au-dessus du niveau de la mer, et les parties les plus hautes de la ville de Potosi atteignent 4068 mètres.

(5) [page 205] . Voy. Saussure, Foyage dans les Alpes, t. YII, p. 472.

(6) [page 207]. Saussure, ibid.^ t. VII, p. 321.

(7) [page 214]. Boussingault, Annales de Physique et de Chimie, t. LII, 1833, p. 18.

(8) [page 215]. Boussingault, ibid., p. 189 et 397.

(9) [page 216]. D'après Buscbmann, pullu, dans la langue Qquechhua, signifie cheveu, et ntmpuUi, bouillonner, murmurer^ en parlant de Teau.

(10) [page 220]. On ne connaît point la température moyenne de Tair au couvent du Grand-Saint-Bernard, dont la bauteur absolue est de 2426 mètres. Il y a en Europe plusieurs villages placés à plus de 1700 mètres d'élévation; par exemple, Saint- Jacques d'Ayas à 1670 mètres j Trinita-Nuova, près de Gra&foncy, à 1620 mètres.

(11) [page 226]. Ramond, Mémoire sur la formule baromé-trique,^. 108 et 113.

(12) [page 227]. PkUotaphical Transactions, 1693, p. 878.

(13) [page 227]. Geminas, Isagoge in Araium, c 13) Strabon, Geogr., 1. II, p. 97.

(iU) [page 228]. Mémoires de F Académie des Sciences, 1719, p. 133; et 1765, p. 165 et 210.

(15) [page 228] . Lambert, Pyromeêrie oder vom Maasse des Fetêers und der Fdrme^ 1779, p. 342.

(16) [page 230]. Prévost, Du calorique rayonnanij p. 271, 277 et 292.

(17) [page 231]. Euler, dans les Comment* Petropolit., t. II, p. 98.

(18) [page 231]. Lambert, Pgromeirie, p. l&l et 179.

(19) [page 232]. Ibid., p. 318 et 339.

(20) [page 233]. De varialionibus tkermom. accuratiùs défi" niendis {Opéra ined., t I, p. 3-10). D'AubaissoD, dans une note insérée au Journal de Physique, t. LXII, p. 449, a donné une formule qui satisfait aux observations mieux que celle de IVlayer. Il admet que la température augmente du pôle à Téquateur comme les cosinus de la latitude élevée à la puissance 2 1/2; mais il ajoute judicieusement que cette formule n'est applicable qu'à une bande de l'Ancien Continent, voisine de l'Océan atlantique boréal.

(21) [page 235]. Kirwan, An estimate ofthe Température of différent latitudes, c. 3.

(22) [page 239]. Mémoires de V Académie des Sciencetf , 1719, p. 4.

(23) [page 239]. Ibid., 1735, p. 559.

(24) [page 240] . Mémoires de la Société royale de Médecine, 1777, p. 104.

(25) [page 241]. Ramond, De la formule harnmefriquejp. 213.

Mit, I. 36

(26) [pagt 241} . Moyennes des observation^ à mtdi , à l^trls^ 13%8; à Clermont en Auvergne (411 mètres), 13%5; à Strasbourg (138 mètres), 12%9. Voy. Bulletin de la Société philoma-^ tkique de PariSy 181/i, p. 95.

(27) [page 241]. Inexpérience a été faite à Fhospice de Saint-GotharcL Voy. Ephemerides Societatis meteorologicœ Pa^ laiinœ, 1785, p. 47.

(28) [page 242] . Voici un exemple de Tinconvénient qu'il y a à faire trois observations et à diviser simplement par 3 la somme de ces observations, sans égard à la durée des températures partielles : Le 13 juin, à 4 heures du matin 8% à 2 heures après midi 13% à 11 heures du soir 8°. En calculant d'après te durée y on trouve :

10%5 pour 10 heures d'intervalle. • . . 105°;

Vraie moyenne 10%5. Les trois époques, employées de la mamière que Ton suit communément, donnent 10%3. Si Ton s'ar* rête aux deux températures extrêmes, on aura, en prenant U demi-somme, 10%5.

(29) [page 243]. Exemple f Lever du soleil à 6 heures, 10*; à 2 heures après midi, 17^ Lever du soleil. 11""; 9i 2 heures, 19*. Lever du soleil, 10*. Les vraies moyennes seront, pour les premières 24 heures, 13%8, pour les secondes, 14%6; car od aura :

pour 8 heures. « 108% pour 8 heurM. . . 120% 16 heures. . . 224% 16 heures. . . 232^

La méthode vulgairement employée donne 1/2 (10 4-17) = 13%5, et 1/2 (11 + 19) =r l5^ L'erreur de 0%3 a été Unt6t positive, tantôt négative.

(30) [page 243]. L'erreur disparaît lorsque des iaon d'égale

température se raccèdent. Elle s*élève à 1% si» ce qui arrive rarement, les températures moyennes de deux jours qui se mà^ vent immédiatement diffèrent de 4 à 5 degrés.

(SI) [page 24&]. Du 3 m 8 septembre 1811, lat. US\50\

Sonmei

dM tampératarM

pendaot

M IwiitMi

HoyeDM

Traie ayaDt

éffard a la

dorée.

son me de deax tempéralaree

ao%o

It6k',i

Page 1