Ce passage manque dans M XIV, p
domine de beaucoup. Dans son ancienne acception de « renégat », renié est encore usité.
sauvé « qui sauve ». C'est ainsi que Scheler a interprété par le vierge sauvée (Bast. 3495), et la formule d'affirmation par nostre /oi .sât/ree, qu'on trouve dans Gaufr. 92 et Horn 1460, montre qu'il est sans doute dans le vrai.
Il faut encore user de plus de circonspection quand il s'agit des verbes intransitifs. Ces verbes peuvent aussi s'employer souvent comme réfléchis, quelquefois comme transitifs. En outre, on doit éliminer ceux d'entre eux dont les temps composés sont construits avec estre, non seulement si c'est pour eux la règle, mais même si c'est l'exception. Il faut se demander chaque fois Liquelle des deux consiructions domine, quand il s'agit de Tacception qui se rapproche le plus de celle du participe devenu adjectif. Ainsi on -n'a pas à ranger ici failli « traître, perfide, infâme » : Mielz valt (Hz a vilain qui est preuz et senez Que ne fait gentilz hum failliz et débutez (SThom. 2490J ; le tràitor failli (Gayd. 50) ; pour houni Me tenroit on et a mauvais failli (Enf. Og. 3659). En effet, avec Tune et l'autre des expressions faillir a aucun « manquer de foi à qqn » et d'aucune rien (de convenant, etc.). l'ancien français semble n'avoir connu que l'auxiliaire estre, et faillir a aucun « échouer auprès de qqn », conjugué avec l'auxiliaire avoir, n'a aucun rapport avec le participe adjectival.
baé n badaud » :ja ni baés Kejou soie si fous baés (BCond. 270, 82) ; El pais sui ou celé est qui m* agrée. Si ne puis pas a mon voloir venir; Car tant redout la cruel gcnt baee Que je ni os ne aler ne venir (RBlois II p. 147, 17). Mais des locutions comme gole baee (fr. mod. gueule bée) et autres pareilles n'ont rien à faire ici, parce qu'elles appartiennent au verbe transitif baer : il fronche des
narines^ la geule bee (Aiol 898) ; il bee La bouche corne marvoiez (GDole 3775).
convenu <( ce qui a convenu à qqn », ou « ce dont on est convenu » : telle était la fable convenue entre elles, Franzina et Nicette (Rev. bl. 1889 I 6a).
couru « courant » : une écriture courue (Loti, Pêcheur dlsl. 26).
entrepris « qui s'est rendu coupable » : Autrement en iert un envers deu entrepris (SThom. 1150) ; les fous clers entrepris (ib. 1173) ; Mais orains fustes envers moi entrepris (Mitth. 26, 7). Le participe appartient au verbe intransitif entreprendre, qui signifie « se rendre coupable » : Ki les margherites espart, S'il a porchiaus les donne et part,,., molt entreprent (Barl. u. Jos. 35, 18). Il est fréquent dans cette acception.
folé « fou (?) » : Ici ont une masse de Sarazins trovee; Bien estoient dous cenz d'icele gent folee (Crois. V 14 dans Rom. V 39).
forfait « qui s'est rendu coupable » : les clers for fez desfcre ne lerra (SThom. 1167) ; E se rent e conuist e forfait (1. forfaiz) e chaitis (ib. Bekker 80 a v. 8) ; Ne fu forfez ne oltrageus (Troie 5413) ; Si m' an rant corpable et for f et (Ch. lyon 6785). Cest moins au verbe transitif « offenser qqn » et « perdre qqch. par un forfait » qu'au verbe intransitif, qui, dans le Voc. Duac. 104b, est bien rendu par delinquere, qu'on doit rattacher ce participe. Je ne connais point pour ce verbe un emploi réfléchi analogue à celui de mes faire, et qui nous autorise à rejeter d'ici mes fait, synonyme de forfait, sans toutefois nécessiter cette conclusion ^ Si l'on trouve for faire employé comme réfléchi, c'est à une époque qui n'a pas à entrer