‹ Mélanges de grammaire française, traduction française de la 2. édChapitre 108 sur 169 · V. Foerster, loc. cit · texte numérisé non relu

V. Foerster, loc. cit

en ligne de compte, vu Tancienneté de l'époque où Ton trouve le participe.

Jôi «joyeux » : Tousjors en sera m'ame plus lie et plusjôie (RAlix. 515, 24) ; Karles au cuergôit (Mousk. 12136) ; dame vielles et jôies^ Qui furent avoec lui nories (ib. 24767) ; Quant Elyes li en/es ot Malquarré ocis, La teste atot le hiaume rent le roi moult jôis (Ch. cygne 64). C'est sans aucun doute le participe adjectival du verbe intransitif Jôir « se réjouir ». Par contre, jôi dans les locutions f es te joie {AYisc, 69, FI. u. Bl. 3147, Orson 303) ; nouvele joie (Claris 44) ; Monjoie, chele ensengne joie (Gaufr. 200) semble plutôt appartenir au transitif jôir « faire bon accueil à » ^

menti « menteur, qui ment » : trâitor menti (Orson 1236, 1239, 2306) ; bourdeors traiteurs mentis (Watr. 69, 136; ib. 146, 257) ; mesdisans mentis (ib. 144, 209). Rien de plus naturel que de rattacher ce mot au verbe intransitif mentir. Mais on disait aussi, nous le savons, mentir la foij et comme, à côté de foi mentie^ qui se disait injurieusement d'un homme qui a manqué à sa foi ^, on trouve aussi foimenti^ on serait autorisé à rapprocher il est foi mentiz de il est mer passez ^, et à regarder alors mentij employé seul, comme participe du verbe transitif mentir.

mescrcu « mécréant » : Judas... Qui damedei vandi au

i. Il y a bien des années que je considère comme presque identiques ydi et son synonyme yo/i, et comme leur parent le plus proche Fane. fr. jolif. Les mots synonymes des langues sœurs ont été empruntés au français. L'ancien norrois jul, qui désigne non un divertissement en général, mais une fête particulière, ne se rencontre nulle part sur le sol roman ; il n'est pas croyable pour moi que d'un radical inconnu, le français ait formé des dérivés avec un suilixe roman. D'autre part, / sorti de dj n'est pas sans exemple.

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