MÉLANGES DB GRAMMAIRE FRANÇAISE
devrait être aussi la forme tonique de la conj onction qui, déjà en ancien français, pouvait se lier aux interrogatifs introduisant des interrogations indirectes : je ne seac que il devinrent Ne quele voie que il tinrent (Perc. 33500); Quar ele out ôi de quel e$tre Qu'il estait et de quele vie (PGat. SMart. 1333) ; Bien voi a quoi ke vos baez (Beaud. 977) ; demandait a Vanemin an queil leu qui serait plus vaulantier. Il respandit : au cielz (dans Rom. XV 173); ... vas puisse encor aprendre En quel point ke li prisauné Pueent iestre desprisouné (BCond. 322, 1564) ; grant mervelle ai cornent ke toute gent... Sont si vers li de bone volonteit (Wackern. Afz. L. 25, 1) ; Savés comment que il advint? (I Ys. I 132).
C*est ainsi que parlent encore aujourd'hui des gens peu cultivés : pourquoi que j'y en veux? (c.-à-d. vous voulez savoir pourquoi je lui en veux) (Richepin« Cadet 245); je ne vous demande pas, moi, pourquoi que vous riez (ib. 307) ; je ne sais pas quel commerce qu'il fait (Féval, M"* Gilblas VII 77) ; qu'elle voie bien à qui qu'elle a affaire (ib. 92).
Voir sur les tournures vieillies de Tallemand « tvie dass, toenn dass, wa dass » le Dictionnaire de Grimm II 824, 19. Sur cAi chcy v. Rajna, Storia di Stefano, p. xxxi. J'y ajoute : Non ti ricorda quando che le mani Insieme in questo loco cipigliammo? (Bocc, Ninf. fies. 356) ; la re la domandoe per che chagione ch'ello era vengnuda da ella (Apollonio 3, 21) * ; dissi in fretta il mio nome, e subito un caro di esclamazioni : oh, che bel nome che avete, maestra ! (Serao, Picc. anime 97) ; olha que bem que elle sae d'aquelle fundo « regarde comme il se détache bien de ce fond j» (Diniz, Casa mouresca I 20).
L'emploi de la forme tonique dans comme quoi peut