PLUS TOST QUE POT, AU PLUS TOST QUE POT, ETC
d'A. 840); Et dit et f et au pis quil puet (ib. 1521); face Au mix qu'il puet (Âmad. 6231) ; Nage vers Visle a grant espleit Al mielz quil sot et au plus dreit (Troie 1842); Car li ëustor deus randu Le san au miauz qu'il ëust ^ onqûes (Ch. lyon 2935); De Vesgarder onques ne fine... Au plus longuemant que il pot (RCharr. 568); le gué vos contredis Trois foiiees et si vos dis Auplus haut que je poi crier (ib. 791) ; et se pourpensa qu'ail le voloit marier aqplus hautementquUlporroit{RClaTy i9) ;Congiépreng a ausau plus tart Que f onques puis (Barb. et M. 1 126, 449) ; nos atorneriom nos ostaus au plus beau que nos porriom (Serm. poil. .18) ; si doit Ven siïir la volenté du mort au plus près que Yen puet (Beauman. 417) ; monta sour meir au plus coiement que il pot (Men. Reims 236).
S'il s'agissait seulement d expliquer cette construction, on pourrait voir dans la proposition amenée par que une proposition relative détermiuative qui se rapporte au neutre pluSy plus tost^ plus haut^ etc. pris substantivement, et le sens serait « au plus haut, au mieux, au plus tôt que (= lequel) il put, qui fut en son pouvoir ».
Mais les exemples de a), qui extérieurement présentent la même structure, nous empêchent d'admettre cette interprétation, par suite de l'absence de l'article défini qui, dans l'usage français, doit amener la proposition relative détermiuative, et puisqu'il n'est pas moins difficile de séparer les deux tournures Tune de l'autre à l'égard de leur deuxième élément, on préférera considérer que comme le relatif sans antécédent dont nous avons déjà parlé dans le 17® chapitre, leçue qui, en français moderne, est ordinairement remplacé par ce que^ ayant ici, comme dans de nombreux autres cas, un sens quantitatif : vint plus tost quHlpot
i. Notez qu'ici on trouve avoir à la place que, dans les autres exemples, occupent y>ooir ou savoir.