MÉLANGES DE GRAMMAIRE FRA^'ÇAISE
laroie detranchier , . . . que g en parlasse (Barb. et M. IV 434, 225); Ele veut miex perdre la vie... Qu^il se facent pis qu'il ont fait (Escan. 21453); Melz sostendreiet les empedemenz Quelle perdesse sa virginitet (Eul. 16).
Un deuxième que se conçoit après celui de la comparaison, sans être absolument nécessaire, comme nous Tavons dit, quand le deuxième membre de la comparaison, par le fait qu*il exprime celle des deux choses qu'on désire le moins, est objet ou sujet de l'expression de volonté de la proposition principale, et qu'on n'emploie pas Tinfinitif, comme dans : Et meuz veut vers le rei kaïr en achaisun^ Ke mettre seinte iglise en tel confusiun (SThom. 549)*. N'en est-il pas de même dans quelques cas où il semble qu'il manque la conjonction sel Par ex. : Chascuns oisiaus s'est cois tenus ^ Aussi cois con chantas t la messe (JCond. II 2, 31) [que s'on chantast^ ou plus anciennement com s'on chantast) ; Signor, saciés tôt voirement Que jou vos en sai mellour gré Que j'en ëuisse tout porté (que si j avais emporté tout ce que vous m'avez offert) (Mousk. 111 01) ; furent plus mat et restanc Que cascuns fust navrés el flanc (ib. 26376). Car, dans ce cas aussi ^, il ne faut pas oublier que la proposition conditionnelle peut se passer de conjonction : le subjonctif seul suf&t pour marquer l'hypothèse ; si le sujet n'est pas interverti, comme cela se produit ordinairement quand le subjonctif est seul, c'est à cause de la présence d'une autre conjonction.
La preuve la plus décisive qu'on n'a pas affaire ici à un àicb xoivcO est l'absence du que^ qui semble si indispensable à un lecteur allemand, même lorsque le premier que (= quam) n'est pas exprimé. J'ai précédemment (loc. cit.)
1. V. sur ce point et les difTérentes manières dont on peut éviter dans la langue actuelle un double que, la 4" remarque de Littré à Tari. aimer.