‹ Mélanges de grammaire française, traduction française de la 2. édChapitre 134 sur 169 · MÉLANGEA DE GRAMMAIRE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

MÉLANGEA DE GRAMMAIRE FRANÇAISE

rie ira le storiche italiane^ niente di più naiurale che in uno dei suoi selle secoli di vila ai fosse imparenlala coi Vèslena (Barrili, Diamnnte nero 149) ; essa non sentiva^ non capiva più allro che il suo Giulio doveva essere ammalalo o ferifo (Rovetta, IBarbarô II 124)^

1. Un passage de TYsopet de Lyon m'a donné l'occasion de parler, dans Zeitschr. f. r. Ph. VI 422, d'un phénomène qui offre des rapports avec Vèaih xoivoS, mais pourtant en diffère essentiellement et pourrait être simplement appelé « fusion ». Ce passage est le v. 359 : lonc tens avint n'y peut signifier autre chose que lonc tenê a avini. J'en ai rapproché : Richiers U enperere qui le reine s baillier (= a a baillier), fragment dans Mousket I p. 614, éd. du Baron de Reiffenberg. J'y ajoute maintenant : Nuls ne nule ne tenl amender (= a amender) êon afaire (GMuis. I 286) ; Un veel fiseni d^or^ ,«c/ prisent aoreir (Poème mor. 318 d) ; De faire ce c'amoraffiert (Escan. 5159); prist le araigoner (God. Bouill. 142); Mali bel io prist amonester (Bartsch, Langue et litt. 464, 16) ; Onques ne furent genl en tel Corne êont cil bon chevalier Mon segnor Guillame a cointier (G Dole 1699); va dyable^ sas (Rob. et Mar. 543); Ce dêust ele amor conter (RCharr. 4390) ; s't assené (Chans. et dits artés. XVII 107) ; ça val, /a va/, très fréquent. V. Fanfani à propos de comincià adattare dans Decam. III 6, vol. I p. 250 ; Nyrop, sur des faits analogues en espa-> gnol et en français dans Romanîa XVI II 504 (1889) ; Ebeling, è propos d'Aubercc 98 p. 77. Si cela doit être un ir.6 xotvoû, c'est l'àrô xotvoCî d'un son. Est-ce celui d'une syllabe dans : Et si l'en ay assés prié Par convenl devenir s'amie (Sone 6752)?

Li seneschaus, il et ses frère.

Il est certains traits de l'ancienne langue écrite qui la font paraître, par comparaison avec celle de nos jours, comme une très ingénue et insouciante traduction de la pensée, ou comme le reflet d*une pensée très ingénue et qui va un peu à l'aventure. Un de ces traits est le suivant : Quand deux membres de proposition nominaux ou prono-*minaux ou quand un membre nominal et un membre pronominal sont coordonnés par et ou ne, il arrive couramment, beaucoup plus souvent qu'aujourd'hui, que la proposition, après s'être présentée d*abord sous la forme qu'elle aurait avec un seul de ces deux membres, est en quelque sorte corrigée par la répétition, du premier membre, sous la forme d'un pronom auquel on adjoint le second au moyen de et ou ne. Ainsi dans : Ceste parole ot escoutee Li seneschaus, iletses frère (Ch. lyon 4413, ms. H) ; De quanque deus puet feire et direySoiiez vos beheoiz clamez^ Et vos et quanque vos amez (ib. 5406) ; Ge te rendrai le riche rei Guaifier^ Lui et sa filleetsa franche moillier (Cor. Lo. 1257) ; Pris e^t par force li riches reis Guaifiers^ Il et sa fille et s. f. m, (ib. 351) ; C'a fet Guillaumes, il et si dui nevou (Orenge 533) ; du mien li donrai tant^ Mais nestra povres^ ne il ne si enfant (Og. Dan. 5397) ; Bien se desfent Ogiers^ il et sa gent (ib. 5402) ; adouba Nostre bons rois Pépins Symon^ qu'il moult ama^ Et lui et ses deus fils (Berte 3206) ; en honnour monter Le vueille {deus)^ et li doinst chose faire Qui lui et au siècle puist plaire^ Lui et mon seignor Godefroit (se. le doinst)

(Cleom. 18661)'; E le chastel de Chieresburc Desiruist Hastein par sa podnee^ Lui^ e la gent de sa cuntree (Rou I 421) ; Quant repozee fu et sainne s amie ^ Elle et ses fix, dont ne satarja mie^ Vers Romme droit ont lor voie{e) acuellie (Aub. 2020) ; es vos enmi la place Dant Ysengrin^ lui et s'amie (Ren. 8269, M Va 310) ; Et le salua doucement^ Et lui et toute sa compaingne (Escan. 1643) ; Plus doublent cristïenSy et euh et leur bubans, Que Valoe faucon (BSeb. IV 636) ; Et si ne le connois ne lui ne le sien lin Fors que chou qu'ail se fait apeller Baudewin (ib. XXIV 310) ; si s'esmuet iZ, et il, et se gent, a venir encontre le marchis (RGlary 33) ; jou ai plus hier,., que vous soies perdus, et vous et vo gent,,. que nous qui chaiens sommes, nele (1. ne le) vile (ib. 34) ; si le hasterent et lui et chiaus de se conpaingnie (ib. 66).

Dans Texemple suivant, les deux membres coordonnés sont placés Tun par rapport à Tautre d une /açon extraordinaire : bien venrai a cief De moi, se mon fil truis en uie, C'on ne l'ait ocis par envie. S'il est en vie, il sera chi, Et jou et il, ains mïedi (Ren. Nouv. 1428).

II n'est pas rare que cette correction complémentaire soit faite immédiatement après le sujet, avant que le verbe soit exprimé : Li rois Otrans, qui en ôi parler, Il et Harpins avalent les degrez (Nymes 1081); Mais Baudùins, il et Berars, Qui souvent orent ses regars, Pour çou quele iert bêle etsenee, Paserent une matinée (Mousk. 9906); si atira on que mesires Pieres de Braichoely et il et se gent, manroient u palais (RClary 55).

Il va de soi qu'il n'est pas indifférent lequel des deux membres coordonnés on isole en le plaçant en tête. D'autre part, il ne faut pas méconnaître que cette construction, qui

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