MANQUE D*AGGORD ENTRE LE SUJET ET LE PRÉDICAT
entre le participe passé joint comme prédicatif à avoir et le régime direct qui suit :y'aî vu une pièce à côté de quelle pièce avez'vous vue ? Il est tout à fait semblable au manque d*accord en genre qu'on peut, dans les mêmes circonstances, observer, en ancien français, pour Tadjectif prédicatif ou le participe joint à l'auxiliaire être^ p. ex. dans : Kar des dames est avenu L'aventure dunt lilais fu (MFce El. 2 25) ; Avéré fu par ceste fin La profesie de Merlin (Mousk. 19124); ya recité Ne vous en iert certaineté (Rose 16573); As matines, as heures dur leur est li levée (GMuis. II 81); Moût Ven est avenu bêle aventure (Aiol 1334); Moût en iert pris criieus venjance (JBouch. 144) ; Benoit soit Veure k'en mes flans fut portée (Alise. 86) ; Fait sera vostre volentés (Sone 1914) ; De la dolor que il demainent Est pris au conte grans pitiés (Escoufle 273) ; Del cors del gentil home lor est pris grans pitiés (Aiol 7692) * ; Tien, honnis soit te rouse teste (Ju Ad. 271) ; De Vacusacion Soit esgardé raison (Sam. P 578) ; ungjour.,. fut asemblé ^ toute la baronnie (Chev. d. pap. 27, 23) ; fait en est devise-menz (Mir. Vierge Orl. IV 12) ; de même : No li cal qu'en fust fait la pénitence (GRoss. (Appel) 463, 4) ; et franc, mod. : il en est résulté une situation imprévue et bizarre (Rev.bl. 1889Ulla)3.
Mais si le verbe peut se mettre au singulier, alors que son sujet suit au pluriel, cette violation apparente d'une règle
1. A ce passaf^ se rapporte la deuxième partie de ma remarque que Foerster a insérée dans son commentaire à propos du v. i990.