‹ Mélanges de grammaire française, traduction française de la 2. édChapitre 140 sur 169 · MÉLAKGES DE GRAMMAIRE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

MÉLAKGES DE GRAMMAIRE FRANÇAISE

qui semble s*imposer d*eUe-même, peut pourtant avoir une autre cause que le simple ordre des mots. En effet, — et AHaase (loc- cit. p. 81) a tort d'en douter — , on trouve ce même manque d'accord, quand le sujet précède au pluriel. Dans En. 896 il est dit des compartiments à l'intérieur du cheval de Troie : N'i aveit cel, tant petiz fust^ Cinc cent chevalier ni pëust; de même : Croiz et testes et ançansier Et chassex ... Lor fu a Vancontre fors tret (Erec 6905) ; Soixante dames vestues de bons fus (1. bouffus)^ Fentes de rois, d'amiraux et de dux I ont trovees, aine plus gentes ne fu (Og. Dan. 12961^ ; Li couvenant et li segrei Et tuit li fait et li otrei Ert en Vautre [brief) (Troie 27595) *; puis dans SGraal il est dit de la chute des anges : Trois jours et trois nuiz adès plurent^ Qu^ainz plus espessement ne plut Pluie qui si grevanz nous fust. Trois generacions chëi En enfer ^ et en terre ausi (2101) ^ ; ^ atendre les coveneit, Ke meint home encore veneit (Ambr. It. Rie. 425) ; Cent dionicles i pent d'or esmeré (a Vescu) (MAym. 1070) ^ ; Damoiselles i vint assez Et dames (Chace as mesdis. 58) ; Maint grant estor en estera fornis (1. forni, sing. neutre?) (Mitth. 135^ 21 ms.) ; maint bon vassal chai (ib. 139, 24). Dans ces deux derniers exemples, il est vrai, on a peutêtre affaire à une simple omission de la flexion au nominatif singulier ^.

i. J'avais déjà cité cet exemple dans Gôtt. Gel. Anz. 1877, p. 1620, à propos d'une remarque de Scbeler sur la vint feet (Bast. 3655), cité plus haut p. 294, qui m'avait paru suspecte.

2. Dans le texte en prose chez Weidner : û en chài trois gene^ raclons en enfer et trois en terre (857).

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