‹ Mélanges de grammaire française, traduction française de la 2. édChapitre 145 sur 169 · tes est assuré par la rime · texte numérisé non relu

tes est assuré par la rime

3. A Tanc. fr. cx7, dans les passages cités, correspondrait en italien quegli, queL On n*a jamais, que je sache, tenu compte d'une particularité commune à tous les exemples assez nombreux qu'on possède de quel comme accusatif singulier : Che non soccorri quei che famô tanto (Inf. II 104) ; io mi rendei Piangendo a quei che volentier perdona (Purg. III 120) : ce quei y est suivi immédiatement d'une proposition relative introduite par le nominatif du relatif. On trouve un grand nombre de ces exemples dans Blanc, Gramm. 289, dans le Vocab. Dant. à quegli et dans Manuzzi. Aussi, vu ces conditions particulières, on sera volontiers indulgent pour ce qu'on a toujours regardé comme une faute et qu'on aurait sans doute blâmé encore plus expressément, s'il ne s'était pas agi du Trecento. Ici encore, l'antécédent est assimilé en cas au relatif qui suit immédiatement. Il faut en dire autant de Cotesti che ancor vive, e non si noirta, Guarderei io per veder s'io'l conosco (Purg. X 155). — Ajoutez aux exemples cités en haut ceux de Walberg à propos du v. 587 du Bestiaire de Philippe.

CAS DK l'antécédent 30S

exemples où Knauer (Jahrb. XI 250) a pu signaler cil cpmme ace. sing., ce mot est chaque fois suivi immédiatement du nominatif qui ; et ce ne sera pas par un pur hasard qu'on pourra en dire autant des exemples cités par Gessner (Progr. I 26) et par Littré (à cil) pour Tusage en moyen français et dans le français moderne de cil à Taccusatif ^

Dans tous ces exemples^ au moment où Tantécédent s'énonce^ la pensée prenant son vol vers le contenu de la proposition relative, assigne à cet antécédent une forme correspondant à la fonction que Tétre qu'il représente a dans la proposition relative, et en même temps elle lui retire la forme quil aurait dû avoir d'après son rôle dans la proposition superordonnée. C'est le même procédé, avec des conditions un peu différentes^ quand l'accusatif remplace le nominatif dans : Tes déduis est apparilliés Tel (au lieu de Tes) com tu Vas acoustumé (Barl. u. Jos. 235^ 2).

Quand maintenant une expression prépositionnelle se substitue à la flexion casuelle, il en résulte un procédé qu'on rencontre parfois en. espagnol : alU le hice saber en el termino en que estaba y el peligro que me amenazaba (Cerv. Seîi. Corn. 294^ Brockh.). Mais beaucoup plus souvent, après avoir joint la préposition à Tantécédent, on ne la répète pas dans la proposition relative ; celle-ci se contente d'être introduite par un simple que. En effet, le rôle qu'a à jouer dans la proposition relative Tètre représenté par le relatif, est suffisamment indiqué par la prépo.sition qui précède. On trouve donc une expression prépositionnelle au lieu du sujet : c/e la mayor riqueza y nobleza que ellos se preciaban era de tenerme A ml por hija (DQuij. I 28) ; en el punto que esto supiese, séria el mismo de su muerte (Cerv.

1. On trouve cil encore chez Diderot, mais le hasard veut qu'il y soit au nominatif : cil qui était assis, . . , prit la parole (Jacq. le Fatal. I 252).

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Esp. ingl. 138} ; en el {palacio) que yo vi à mu grandezA^ no era sino casa muy pequefia (DQuij. IF 9); de lo ùnieo que no tiene pelo {D.Juan Valera), eê de tonio (Alas, Solos de Clarln 275) ; — au lieu du prëdicatif au nominatif: Eâte paje^ este soldado son à las que mi cuidado Solo ha podido prender (Cald., Aie. de Zalam. UI 593); ^^ au lieu du régimeà Taocusatif iconiôelcura las locuras de DonQuijote y del artificio que habian usado para saearle ... (ib. I 37) ; lu sabes bien de la manera que me entregué à ioda tu voluntad (ib. I 36) ; habiéndole dicho de la manera que habian hallado à Silerio^ y en el lugar do quedaba (Cerv. Gai. 63b Rivad.) i; me decia à mi bien micorazon del pié que cojeaba mi sefïor (DQuij. I 5) ; sabe el mismo cielo con la vergiienza que vengo (Dos Donc. 280) ; Mirad con la devocion- que esta puesio de rodillas (Cald. I 116 b Keil); y vos vereis De la manera que os sirvo (id., Aie. de Zalam. II 625) ; /con la gracia que me hablaba! (Lope, Escl. de su gai. II 10) ^. Comp. A quelle cose che non è riparo^ Bisogna sopportare in pazienzia (Rappres. sacre I 15); Voici de la façon que Descartes Vexpose (Lafontaine, F. X 1, 53); il ny aura bientôt plus que dans le ballet qu^on pourra entendre des airs et des rythmes (Rev. bl. 1887 I 26 b).

Diez 3 ne mentionne que des cas où la préposition devant Tantécédent sert à marquer le rapport entre la personne ou la chose désignée par cet antécédent et la proposition principale : a moite cose che la ragione non t'induce, ti astringe la nécessita (Mach. Disc, l &) ; E di quel che m'attristo altri

1. Le rapport exprimé par en est ici exprimé une deuxième fois par do,

2. Ce phénomène n'est pas bien exposé par Wiggers, Gramm. d. sp. Spr. '§ 58, 8 ; il l'est bien mieux par Kotzenberg p. 291, PFoerster p. 306, Krenkcl à propos du Ma g. prod. II 101, Cuerro dans la 138* remarque sur Bello.

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