‹ Mélanges de grammaire française, traduction française de la 2. édChapitre 146 sur 169 · IIP 379 (349) au bas de la page · texte numérisé non relu

IIP 379 (349) au bas de la page

CAS DR L*A^TÉCéDE^T 307

êalleffra (Tansillo, Dua Pellegr. 334) ; en la dura Ckasion que ie invoco, no te tardée (Cerv. Num. II 3). De même, les exemple» qu'il donne (p. 380 (350) note) de ce qu'il appelle remploi complexif du pronom démonstratif et du relatif, ne sont guère très heureux, caria préposition ne peut absolument pas être supprimée devant le démonstratif ; la seule chose qu'on puisse se demander, c'est si on doit la répéter devant le relatif. Bien plus digne d'attention serait la construction dans Fernando a quel che amore m'ha aospinto (== i^naando quello a che ou a quello a che ?) (Filostr. II 19) ; pues al (se. caso) que vais (celui droit k qui vous ailes) à mt se me semé j a aer de peligro (Cerv. Seîi. Corn. 300) ; È manifesto a quel che la natura Li tira (Bocc. Tes. XII 8) ; non so a quello che io mi tengOy che io non le sego le veni (Deoam, VIII 3 p. 209) ; Altimonier disse ogni cosa^ Per quel che il re Luigi Io mandava (Cir, Calv. VI 71) ; vê là no que ie vaes métier (Dinix, Casa mour. I1 17) ; pois entào nào sabe para o que havia de dar àquelle homem de Christo? (ib. II 33) ; ora para o que te havia de dar! (ib. 35). Dans ces exemples 9110 //o cAe, o que sont déjà devenus un mot unique, comme la ou dans la phrase : Vempereres quHl a lessié Gisant de la ou il torna (= la d'où il /.), Au matinn quant il se leva^ Si fist ouvrir une fenestre (GDole 912).

Une influence partant de la proposition principale pour agir sur le cas du relatif, semble se manifester plus rarement. On en trouve des exemples seulement lorsqu'il n'y a point d'antécédent et que cette proposition relative sans antécédent et dont le pronom devrait être au nominatif, se joint immédiatement à une préposition ou ë un verbe ; par ex. dans : Vostre bouche bien essu(i)ez^ Que li vins encres^ siez ne soii^ Qu'il desplesi moult a cui le boit (Barb. et M. II 200, 518); Treshorrible et tresdeleciable A cui bien y veut regarder (VGreg. I 379) ; plesent cui ne s^en apresse^

Mes de près la plesance cesse (Rose 19508); Se li uns menbres de ces trois A cui qui (?) se confesse faut, Toz ses confessers ne li vaut (RBlois III 120, 1207). La chose est plus fréquente en italien : A cui ti vederà si sanguinoso Correre^ o lasso^ del mio sangue tinto^ Paleserai ove amor m' ha sospinto (Bocc. Ninf. fies. «359); Piango e sospiro e maffatigo in vano Fer cui non vede i miei continui danni (Charitèo II 17); volesse il fato Che fosse la tua mente in cui governa, tu del mondo avessi il principato (ib. 202) ; Solea quella gentil Romulea gente Di querna fronde ornare il chiaro ciglio Di cuisuoi cittadin d'un gran periglio Servava (ib. 216) ; Lasso, in quai si sia guerra a cui si pente, Si perdona sovente (Tansillo, Duepellegr. 180) ; non si nega neppure una terza cosa a cui la domanda (Guerrazzi, Il buco nel muro (1862) 37) ; le moltitudini, anco da cui le amay chiamansi vili (ib. 48) ; a cui gli notava ciô imporre la legge^ rispose. . .(ib. 52).

On pourrait être tenté de croire que le relatif concessif lequel que^ lui aussi, est par attraction devenu le substitut de liquex que dans : Maintenant covenist fenir Lequel que soit a la parclose (Clig. 1937) ; Mes ainçois . . . En covient lequel que soit plaindre (Claris 2092). On peut néanmoins supposer qu*après soit il faut sous-entendre un que coveigne^ dont dépendrait Taccusatif lequel que, ce qui alors serait correct. Il en est de même pour estre porriiez délivrée Par cui que soit (Ch. lyon 3611), oix par cui peut avoir remplace par qui, mais où, d'autre part, soit peut aussi avoir comme sujet le « estre délivrée ». C'est la seule manière, on le sait, d'expliquer cette phrase de Cicéron : quem videbitur praeficies Thesprotiae, où quem n'est pas immédiatement rég-i par prae ficies, mais par un praeficere qu'il faut sous-entendre après videbitur ^

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