‹ Mélanges de grammaire française, traduction française de la 2. édChapitre 148 sur 169 · MÉLANGES OË GRAMMAIRE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

MÉLANGES OË GRAMMAIRE FRANÇAISE

Quil deêcende por êoi esbatre A lui^ hieê mielt vorroii cornbatre Encontre quatre chevaliers Armet sor les coranz destriers^ Qua lui une foi» aprouchier (Claris 11779); trop volentiers saroie Par vostre serentent et pour vo dieu con proie ^ Que se vous me teniés dedens le prison coie, Or me dl^ chevalier y de quel mort je mourroie (Bast. 5985) ; chiusqui le fera en joie transmuer Et de Sa bouche rire et en joie doubler, Ch'iert pour un chevalier (au lieu de ch*iert uns chevaliers) (BSeb. XII 731). Pareillement : E ja tan nù*l {mo sirventes) farai vilmen Que pus vils ses comparazo Er detz tans le vils (au lieu de no sia detz téns le vils) (Appel, Prov. Inedita 82, 18, 6), où il n'est pas besoin de corriger. Qu*on voie dans BCondé 236, 141 ou dans le Bon Bei^r pé 1 6 ce que c'est devenu quaùd on a essayé de construire des périodes d'une certaine étendue !

Énonciation composée d*un nom et d*ttne proposition relative.

Dans le v. 1267 de la version catalane en vers des Sept Sages, la questionner que plorats? a pour réponse Senyer, mon fiyll que s'es naffrats ; « jolie tournure populaire, dit Mussafia ; que doit y être considéré comme pronom relatif ». Il renvoie à ce propos à un passage précédent du poème (v. 417), où Tempereur accourant aux cris d'effroi de sa femme et lui demandant que eê aço ? reçoit pour réponse aqueai puianer Qui m'a volguda ahonter. Chabaneau, dans son compte rendu de l'édition de Mussafia ^, a signalé un exemple d'ancien français où Ton retrouve le même procédé : je vo$ avoie baillé mon fil a apprendre^ et vos li avez la parole (oie te, et ma femme qu'il voloit prendre a force; et plus tard-, mais sans en avoir autant le droit, il en a rapproché un passage de la prise de Damiette ^.

J'ai noté, de mon côté, quelques exemples provençaux : Las mias musas qui ant perdut lor cant ^ (Boeci 77) ; Li

\. Rev. d. lang. rom. X 315. — Il avait déjà touché ce point (ib. IX i95) à propos du v. 2624 de la Chronique riméc de la guerre des Albigeois. 11 y est revenu ib. XXXI 292 et dans Deux manuscr. p. i76, n* 4, où se trouvent entremêlées des chos«>s toutes différentes.

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