Rev. d. lang. rom. XIV
3. V. 404 de ce poème publié par PMeyer dans la Ribl. de TÉc. d. Ch. Ce passage se retrouve dans une publicatioii plus récente de ce savant, § 85 des Quinti belli sacri Bcriptores minores^ et aussi au n<^ 34 V. 85 de son Hecueil.
4. A moins qu'on n*aime mieux lire : Laêas mias musas^ comme je Tavais proposé ; on aurait alors une simple exclamation.
Prances s'en partira y mas laichero ipens (comme des gag^s) Mans mortz e mans perdatz, e lor coms (non comte !) q^ue n'es mens ; Mas lo cors ne porteron. . . (-Crois. Âlbig. 8678) ; si femna cuminals moilleraa venia a Saint Bonet per putaitge^ e om no saubes que fus moilleraa^ e om que non auria mailler, que jaria av lei. non es tengus ves lo seiqnor (Goût, de Saint-Bonnet dans Meyer, Rec. 56, 43). Voici un exemple espagnol : Rodrigo que y a llegaba^Y el Dolfos que estaba en salvo ; Maldiciones que se echaba El nie ta de I^in Calvo (Rom. del Cid (Michaëlis) LXVI) ; et des exemples portugais : eu logo vi. Tu que te espinhavas todo par eu querer a rapariga para a meu Clémente (Diniz, Casa mour. I 133); e eu entàa que estau quasi a adivinhar o que me vae dizer (ib. II 30) ; e ella que jâ o authorisou a pedil-a em casamento! (Lacerda, Cynismo 1 5). Pour Tancien français j'en dispose d'un plus grand nombre : De marbre sont li piler [et li pan^ Et les fenestres entaillies d'argent^ Et l'aigle d'or qui reluist et resplent (Orenge 462) * ; . . Makaires li fel^ que dieus puist malëir, Les en geta en l'aiguCy qui les quida périr. Et dameldex de gloire qui les vaut garandir (Aiol 10385) 2; Li brans d'acier unpoi escan-
1. Dans la répétition 648 : Et V aigle d'or si reluist et resplent,
2. Les deux éditions supposent, sans besoin, une lacune après ce vers. — Dans le môme poème, il est vrai, il manque aussi dans la proposition principale un verbe au mode personnel dans : Li premiers mos qu'il dist : « Bêle, qui estes vous ? « (6285) et : Li preiniers inos qu'il dist, quant il Va araisnié : « Estes vous point navrés^ nobile chevaliers? » (0991). Mais on ne peut pas prétendre qu'il ait été remplacé, pour ainsi dire, par la proposition relative. C^est une anacoluthe, très forte il est vrai, qu'il faudrait y voir : après dist^ on continue comme si l'on avait dit au premier mot li dist. Comp. « Der erste Schrei, wo's Anneli het than, Es ruefti Gott im Flimmel an >» ; « Der andere Schrei, wo's Anneli het than. Es ruefti die Mueter (iottes an »>, dans LTobler, Schweiz. Volksl. II 172, et ces tournures de moy. angl. que je dois à la bonté de JZupitza : ^e furst ivordey that theclerke sayde : « Alas, what shall i doo? » The Taie of the Basyn od. Wright; ^ firste tal, ^at he hir told, How his wif tuas therfor
ÉNONCIATION COMPOSÉE D*(JN NOM ET d'uNE PROP. BEL. 313
tels; Morsfust li quens, mais fors don cieftorna^ Et nosire sires ki le baron tensa (Alise. 39) ^ \ Il a bendé sa plaie qui nestoit pas garie^ Mais li fains et li sois qui durement l'aiffrie (Ch, cygne 96) ; Sire^ bien doi estre adolee. La riens que plus ai desirree^ Mon jovene enfant^ biaus dous amis^ Que vostre lévrier m'a ocis (RSSag. 1328); Moult est liés etjoians que sa vie est salvee ; Mais li grans aventure qui li fu destinée (God. Bouill. 136) ; et ge qui me doi corocier a mes mestres (Marque 31a 3). Après les paroles de Lisiart où il exprime à Gondree sa reconnaissance pour les services qu'elle a rendus^ il est dit dans RViol. : Gerars qui bien l'a escouté^ C a autre chose nentendoit ; Lisiars qui ne se gardoit Que Gerars ipresist escout (p. 75) ; s'il cest'oevre lait a faire, Il cuide molt vers diu mesfaire^ Et s'il le faitj il a paour K'il n'en courout nostre signour. Et li dyables ki le tangonne^ Ki ceste volenté li donne (Barl. u. Jos. 238, 14) ^; « Dame, ne lo vos quier taisir », Fait li prestes^ « ne vos anuit ; Li evesques qui doit anuit O vos gésir en vostre lit Et de vos faire son délit, Que Van lo m'a dit et conté; Si me
sold. And how fiyntself wm bel, comme Zupitza veut qu*on lise Isumbras 58, 4-6.
Il y à de même une anacoluthe, bien que d*une forme un peu différente, dans : La première chose quil fist, Ala Jehan la porte ovrir (Clig. 6201) ; Le premier cop (n*est pas au nominatif) çue Bigausi feri^ Le fil Fromont lorabati, Henri (MGar.52) \ la première chose que ilfistt si ala en son vergier veoir son petit pineau (SSag. Pr. 13). On en peut rapprocher ic furste word Sat heo ^er spac, ho seide : « mi gomen is al ago » (Gregorius 189 dans Hcrrigs Arch. 55, 426) ; ^ beste red hire iouhte to do, heo lay stille {ib, p. 426 1. 65).
En un, voici encore un passage qu'il ne faudra pas regarder comme tout à fait analogue à ceux réunis en haut : Nus arbres qui soit, qui fruit charge. Se n*est aucuns arbres hideus, Don il n^i ait ou un ou deus Ou vergier (Rose (Michel) 1336).
i. Presque identique chez Jonckbloet I p. 253 v. 1456.
2. Il est vrai qu'on pourrait facilement effacer Ari après ou /i devant dyables, et alors donner à ce mot trois syllabes, qu'il n'a pas toujours, mais le plus souvent dans ce poème.