‹ Mélanges de grammaire française, traduction française de la 2. édChapitre 156 sur 169 · FUTUR ANTÉRIEUR AU LIEU DU PARFAIT PÉRIPHRASTIQUE · texte numérisé non relu

FUTUR ANTÉRIEUR AU LIEU DU PARFAIT PÉRIPHRASTIQUE

de Tabsence actuelle ? »). (Ninf. fies. 344) ; i pues él Supo que estaban allt ? — Como aqueso contra mi Harà mi ^strella cruel (« comme mon désastre le fait probablement ») (Calderon^ Dev. de la cruz^ Keil I p. 100 b) ^

J. Il faut ajouter ici ce qui est dit dans le i7« chap. (A) de la 2* série de ces Mélanges.

0U8 forme secondaire de vous.

Raynouard a sans doute le premier signalé Texistence d*une forme française ous pour vous * ; il cite : S^ous me volés riens comander (Rose 15731)2; «ous i aies (îb. 10884) ; S' ous nen saves quartier ne aune (ib. 13734) ; et : Tant qu'os saciez comment li rois, etc. du Tristan, qui, à cette époque, n'était pas encore publié 3. En outre, il a fait remarquer que cette forme se présente encore dans la langue populaire du français moderne. Toutefois les exemples qu'il en a donnés, ne sont pas tous de même nature. Cétait bien de rapprocher des exemples précédents ce morceau du discours de Pierrot dans le Dom Juan de Molière : je vous dis quou vous tegniez et quou ne caressiais point nos accordées.... Parce quous estes monsieu, ous viendrez caresser nos femmes, et des passages du Pédant joué du contemporain de Molière, Cyrano de Bergerac. Par contre, leur assimiler çam viendra peut-être (Th. Corneille, Festin de Pierre), allez vs en '• et la récompense de vs avoir sauvé (Dom Juan)^ ou ne vs en déplaise, tiré du Médecin malgré lui, c'était mélanger des choses de nature tout à fait différente. Car ce procédé, par lequel le langage populaire, dans sa rapidité, fait tomber les voyelles de monosyllabes atones

i. Choix VI 158 (1821).

2. Bien que je sache qu'ils sont erronés, je donne les chiffres des vers d'après Tédilion de Fr. Michel.

3. Dans Michel I 135, on trouve : y'ro*, ce qui est corrigé II 312.

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