bid., p
3. On peut en voir des traces dans les patois modernes : allons^ canaille /... ëuis le sentier et laisse-nous tranquilles avec tes sottises. — Non, moi, dit Venfant (G. Sand, Mauprat, 35) ; Tauteur a mis en note : locution du pays.
4. Dans Zeitschr. f.vergl. Sprachf., NF., III, p. 423. — C'est de la meilleure foi du monde que, d'abord dans mes cours, puis beaucoup plus tard dans cet article, j*ai donné comme mienne l'explication de i7 contenu dans Ôil et nenil, alors qu'elle avait été déjà donnée par J. Grimm [Gramm.^ III*, 768), ainsi que me l'a fait remarquer après coup un de mes auditeurs zélés. Je ne me crois pas excusé par le fait que la chose était restée inaperçue des autres. Ce qui me console toutefois, c'est que certaines des observations que j'ai présentées dans cet article sont nouvelles par rapport à celles de Grimm et [>euvent servir aies fortifier. Il est étonnant que Diez, qui connaissait la théorie erronée de Grimm tirant o àe jâ et oc déjà ih, n'ait pas adopté son explication de i7 et ne l'ait même pas crue digne d'être mentionnée. Pour il, cf. Cornu dans Romania, VII, 361, Horning dans Rom. Stud., IV, 229, Cornu dans Romania, IX, 119, G. Paris, ibid., 625, Grôber dans sa Zeitschr., IV, 463, D'Ovidio dans Arch. glott., IX, 98.
L'explication que j'ai proposée dans ce même article deoje « oui, moi » a été suivie de celle de naje donnée par G. Paris dans Rom. VII, 465 et acceptée aussi par Foerster, Zeitschr. f. r. Ph., II, 171 (354;.
PBONOM PERSONNEL à
particule no/i, la particule d'af&rmation o pouvait être juxtaposée à un pronom personnel, et que de cette juxtaposition était sortie la forme ôil qui, à l'origine, n'était pas applicable à tous les cas d'af&rmation, mais Tétait devenue par obscurcissement du sens primitif.
Je voudrais présenter ici quelques autres considérations.
Dans la construction qui nous occupe, la particule négative a généralement la forme qu'on s'attend à lui voir dans une proposition sai^s verbe, c'est-à-dire non, et c'est cette forme qu'elle a toujours quand le pronom est préposé. S'il est postposé, elle se présente sous la forme qu'elle n'a que devant le verbe, c'est-à-dire ne ; par ex. :
Or te vuel traire, qej'ai mon arc tendu. — Et dist Ybers: amisj frère, ne tu (RCambr. 1963) * ; Dois tu vivre a wise de kien ? Ne tu, mais de boin crestiien (VdlMort, 86, 8) ; Guides tu diu faire sen bel ? Ne tu; nus nert dé se maisnie, S*ançois na s'amor desrainie (ibid., 166,10) ; Puis m'en cumbatre a Carie et a Franceis ? — Guenes respunt : ne vus a ceste feiz (Ch.Rol., 567)2; Biax rois, fait Elyas, ai jade rien mespris ? — Ne vos, ce dist li rois, Elyas biax amis (Ch. cygn., 64) ; Porroie je garir, se creoie an vo loi? — Ne vos, dist Baudequins (Ch. Sax., I, 258) 3.
Cette forme atone ne s'employait aussi en ancien français dans un autre cas où il y a l'ellipse du verbe, à savoir devant les déterminations quantitatives mie, plus, mais, gaires,pas, par ex. :
i. Le premier éditeur semble avoir compris autrement, puisqu'il ne met point après frère la virgule qui a été introduite depuis par P. Meyer.
2. C'est la leçon citée par Perle, Zeitschr. f. r, Ph.^ Il, 14 et défendue par Foerster contre MQller, ibid,, II, 171.
3. Il n'y a pas identité parfaite entre ces exemples et celui de Cligès, V. 4679 : Qui le conoist ? — ne gié, — ne gié, que je sépare ainsi, considérant qu'il y a là la même réponse faite par des personnes différentes. Ici la pensée porte particulièrement sur le pronom, ce qui n'est pas le cas dans les autres exemples. Mais il est à ranger parmi eux au point de vue de la forme de la particule négative.