MÉLANGES DE GRAMMAIBE FRANÇAISE
Des dou8 puet Fum guarir, des dous altres ne mie (SThom., Bekker, 83**, 14); Tout soncuer, ne mie a moitié^ A en courtoisie ajointié [Bsivh. et M.,I, 149, 427); pèchent plus^ ne mie mains (ibid., I, 281, 351) ; deus cienetes Ne mie grans^ mais petitetes (Perc, 22898) * ; Trente et huit ans vesquiy ne plus (GMonm., 3766) ; s'il âust solement dît xi convertiz vos » et ne plus [nihil addens dans Toriginal], (SSBern., 136, 38) ; Il a un mois, ne plus nul jour. Qu'il me dist,., (Perc., 42604); Trente et nuef ans règne et ne mais (GMonm., 3786) ; Cinc anz vesqui puis Karles et ne mes (Cor. Lo., 165)2; Une planche ne gaires lee (Méon, I, 9, 240^; ainz ne gaires sera toz sains (Troie, 11849); quant venrra il?Jusca ne gaires (Rich., 1392); dusqu'a ne gaires (Guill. d'A., 89 et 143, » ; Gayd., 56*) ; et porc est il uns dexet ne pas en trois persones (Turpin, WulfTI, 18,20); En chantant ainsi me déduis. Ne pas por chose que ie truis En moi point de solaz ne joie (Jub., NRec, II, 249).
C'est ainsi encore que ne, sans s'appuyer comme proclitique sur un verbe, entre en composition dans les locutions ne que ou ne plus que^, ne mais ou ne mais que (excepté), et, comme on l'a justement remarqué^, dans les locutions non moins fréquentes neporuec, neporcant, nequedenf^ .
4. Nemy, c*est-à-dire ne micy est la forme qu'a généralement la nég^ation, quand il y a ellipse du verbe, dans le Livre de conversation publié dans Zeitschr. f, nfz. Spr,, 1, 13.