II, 296, à propos de gaines
an est mie a tant Qu^antrer an voilliez an la painne (RCharr., 6«^20); Delgorpil ne m'est il a Wen(Ren., 22159; M, XIII, 183).
Le français mc^derne n'a guère comme tour équivalent que celui de rinfmitif précédé de de^ que les grammairiens appellent d'ordinaire sujet de la proposition, suivant leur habitude de confondre la fonction logique et la fonction grammaticale. Sans doute les phrases suivantes ne sont pas construites tout à fait à la façon du français moderne : Noble coze est d'avoir confort (JCond., 1, 157, 1); bone chose est d'aprandre (Dolop., 308) ; D'ax andurer est grant laidure (Barb. et M., I, 284, 439) ; E se ne fust de parjurer Trop leide chose (Ch. lyon, 6768); il n'est corteisie ne san De plet d*oiseuse maintenir (ibid., 99, d après le ms. H); De trop parler est vilonie. Et de trop taisir est /bZ/c(Beaud., 1); le pronom ce serait indispensable aujourd'hui dans des phrases de cette sorte, comme soi-disant sujet grammatical. On peut en dire autant, et pour une autre raison, des phrases: honte fust de Vescondire (Ch. lyon, 266); grans anuis seroit dou dire (Barb. et M., I, 272, 53); Du tôt porter seroit folie (ibid., II, 107, 12) ; cest folie del promet re(Eles^ 208);.car, dans ce cas, le français moderne n'emploierait pas l'infinitif comme substantif précédé de l'article * .
Cela n'empêche pas qu'au fond il n'y ait concordance entre l'usage moderne et l'usage ancien pour la construction qui nous occupe ici ; on peut le voir par les exemples suivants : Ceo est lur dreiz de mesparler (MFce, G, 18) ; ce nest mie droiture De moilaidir et essaier (Claris, 1628); cest vilenie De povre meschine de vie Gaber, qui a petit d'avoir (Barb. et M., IV, 432, 154) ; Cest sierviches biauset courtois De retraire aucun sierventois (JCond., I, 163, 1).
Il en est de même d'une autre construction du français