‹ Mélanges de grammaire française, traduction française de la 2. édChapitre 28 sur 169 · V. ce qu'en pense Morf dans Lit. Bl , 1887, col · texte numérisé non relu

V. ce qu'en pense Morf dans Lit. Bl , 1887, col

4. C'est ainsi que, semble-t-il, H. Suchier a compris la chose quand il renvoie dans ses Denkm. prov. Litt., I, 511, à Diez, Gr., IIP,

Mais il n'arrive pas toujours que ces expressions qui invitent avoir ou à écouter soient suivies d'une proposition, et quand elles en sont suivies, c'est très souvent d'une proposition relative. Il semble donc que les propositions interrogatives ou exclamatives qui ne se présentent que dans quelques cas, ne soient pas un élément essentiel de cette construction ; la langue se serait permis dans ces tournures de construire des verbes transitifs avec un complément circonstanciel pour tout complément, parce qu'en réalité ce n*est pas sur la personne ou la chose désignée par ce complément qu'est attirée l'attention demandée par le verbe, mais sur une action, une parole ou quelque chose d'analogue, qui a son point de départ ou qui est perceptible dans ce complément. Comp. ces exemples : Mes a trop fjrant merveille tient De Claris qu^el lit nest couchiez (Claris, 2447S) * ; a meut grant folie tindrent Cil qui avoec la dame vinrent, De Vajiel que ele avoit pris, Com (1. Cant) avoir de cent mars de pris Pëust avoir (Guill. d'A., 2541 (ms. P) 2; Don leon a grant chose tindrent Qui en Vermite oui quenëu Le ben ne ne lor out nëu (PGat. SMart., 41 S8) ; Mes dou cors a mervoille tindrent Que vers Vauter tome troverent (ibid., 6186) ^.

391 (359) et à la Zfsch. f. r. Ph, I, où a paru pour la première fois cette étude. Il eût pu renvoyer aussi à Stimming sur BBorn, 4, 1. 11 est vrai que la tournure du provençal signalée par ces trois savants n'est pas rare non plus en ancien français, et avec toutes sortes de verbes : // dist de mei que jo eret moll bellei (H Lied, 22) ; ne savez Del seneschal qu'il me requiert (RCharr., 119) ; Or ai bien d'amors apersu Ke tous tens ait force et pooir (Bern. LHs., 379, !)• demandèrent de le sereur le roi de Franche..., se ele vivait encore (RClary, 53) ; De Vivien vos pri que li aidez (Cov. Viv., 1207).

1. Malheureusement on peut ici interpréter que de deux manières différentes.

2. En effet, le poète n*a pu dire ici : a folie tindrent Vanel qu'ele avoit pris.

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