‹ Mélanges de grammaire française, traduction française de la 2. édChapitre 30 sur 169 · MÉLANGES DE GRAHUAIRE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

MÉLANGES DE GRAHUAIRE FRANÇAISE

(Ren., 27468; M, XI, 3098); JVi a fonde mairien a traire (Blancand, 2734) K

i. Je renonce à parler de or de avec Tinfinitif employé substantivement, locution traitée par Diez, IIP, 21 i (194),

Faire suivi d'un infinitif, périphrase du verbe à un

mode personnel.

Dans une note sur la phrase de Jean de Condé, Couvoilise fait son arc tendre ^, Scheler s'était refusé à admettre que fait tendre soit une périphrase de tent^ analogue aux périphrases de l'anglais et de Tallemand populaire. Selon lui, cet emploi de faire n'aurait pas été mentionné par Diez, serait inconnu des langues romanes, sauf dans l'expression française il ne fait que dormir^ et tendre, dans la phrase en question, serait peut-être l'équivalent de se [soi) tendre.

J'avais combattu cette explication de Scheler^, et, sans me restreindre au passage de Jean de Condé, j'avais cité un certain nombre d'autres exemples qui me paraissaient établir que la périphrase en question était usuelle en ancien français. Parmi ces exemples, se rencontraient plusieurs fois les phrases faites moi escouter, or me faites oïr^ or me faites entendre. Diez s'était rangé à mon avis ^, et il avait rappelé que déjà lui-même avait signalé dans un dialecte des Vosges l'emploi du parfait de faire suivi d'un infinitif comme périphrase du parfait d'un verbe ^.

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