‹ Mélanges de grammaire française, traduction française de la 2. édChapitre 44 sur 169 · Scheler lit nUces, ce qui n'est point d'un grand secours · texte numérisé non relu

Scheler lit nUces, ce qui n'est point d'un grand secours

2. Je ne range plus parmi les exemples de veant la variante non veant du Ch. lyon 2731 ; voir la note du v. 2729 de la troisième édition de HoUand.

pars bone cl voillans Est feme coie et bienvoillans] mais il est très probable qu'avec une rime moins riche le poète ait écrit vaillans. Le texte de TËcclésiaste 26, 3, pars bona mulier bonayR été traduit trop librement, pour qu'il puisse nous guider ici. •

vuiant, li bon crcstïen sunt tuit plain de Vamor de rfe, dont li malvaiz sunt tuitvoiant (Serm. poit. 214); cf. Venez veder lo loc voiant (Passion, 102, 3 et voir là-dessus GParis, Rom., II, 311).

Je n'ai point cité acesmant^ bien qu'il ait peut-être droit à figurer dans cette liste; du moins, je nuirai pas jusqu'à ridentifier simplement avec ornant^ comme l'a fait Scheler à propos de : Car je ne sai armes si acesmans K' armes qui sont d'or qui est reluisans (Enf. Og., 2541) ; dans un sens analogue, il se rencontre au v. 4819: ot armes moût acesmans. Il faut aussi prendre en considération du siècle est moult poi sacfianz Et de son cors mal acesmanz (Conseil, 87); moult est biaus et acesmanz (un homme) ib. 88, où acesmant parait avoir le sens de « préoccupé d'avoir un extérieur correct ». ^

Parant pourrait sembler en être un synonyme: bêles robes et parans (Jeh. et Bl., 5619); Rossillon le fort chastel parant (Gir. Ross., 19) ; mais il est préférable d'y voir le participe de paroir.

Quant k parlant^ comment faut-il l'interpréter dans la phrase étrange : Un grant arpent alast uns hom coranty Ains q'ëust mot de la bouche parlant (il s'agit d'un homme grièvement atteint) (RGambr. 4551) ? Serait-ce l'exigence de la rime qui aurait amené à dire ëust parlant au lieu Aeëust parlé? Vdi\A Meyer propose dHécviv^Ain^q^alast.

besoignant, de son père,,, Quavoit laisié malade et besoin gnant (Aiol, 2413); que li soiez aidans^ Se vous veez

quHl en soit besoignans (= que li besoigne) (Enf. Og., 2524). Il faut toutefois noter que, dans le Psautier de Cambridge (33,10; 39,8), indigere est traduit par besoignier et que le verbe français y est construit de la même façon que le verbe latin.

chalant. Reis, se tu es enuinz^ curune d*or portaunt. Ne deiz estre en orguil, mes en ben relusaunt^ A tun pople deiz estre et ches et lur chalaunt [= d'els te deit chaleir]^ (SThom., 1233); Gautier le camus ^ qui estait accompaigné de dix autres compaignons^ acointés et chalans de la ditte Tassine, (Docum. de 1404 dans Carpentier à chelandium). Ici déjà chalant est le substantif qui survit en français moderne sous la forme c/iafancf, avec la signification restreinte « ami, intéressé, client d'un négociant » ; d'ailleurs, on le trouve déjà dans ce sens restreint, même en ancien français : que nul vallet ne ouvrier ne euvre ne ne puiése ouvrer ne doie chie's chanlanz que son mestre ait^ sanz son congié de son mestre a qui il est alôé a Vannée (Ordonn. LMest., 374). On l'employait aussi pour désigner une personne interpellée par hasard et qu'on ne connaît pas autrement, de la même façon qu'est employé « mon ami » : Et qui vous avoit or mandé. Sire chanlans? cor le me dites (Barb. et M. IV, 33, 419) ; U a cis canlans séjorné Que fai ichi trové pendant? (ibid., IV, 46, 832). Comme véritable adjectif survit nonchalant, dont Littré cite un exemple d'Oresme, et qu'on trouve dans Ménagier, I, 119. Calens et nocalens du provençal ont été traduits dans Hue Faidit par providus et improvidus, 47 a.

cheant. furent li marcheant Moult ëureus et moult cheant, (GCoins. 226, 572) ; ëureus est tant escheans (1. et cheans) Que depovresce est respacez[l. respassez] (ibid. 548, 234) ; Quaventureus et bien cheanz Pu sor toz autres

marcheanz (Guil. d'A. 2019; ; marcheant Ne sont pas toz jors bien cheant (Ruteb. T, 293); Cant ilh avienl que vens Vacuet Ki la le maine u aler vuet. Si est riches et plus cheans Cent tans ke nest li marcheans Ki gaagne mil mars ensemble (Eles, 539) ; estait marcheanz Et de foires moult bien cheanz (Barb. et M. III, 38, 6) ; Maint bon poisson et mainte anguile Mangai^ que (1. quant ?) je en fui cheant En la charete au marcheant (Ren. 15841, différent dans Martin IX, 525) ; S au marchié estes mal cheant, Vous n estes pas bon marcheant (Ruteb. I*, 303); par quel pechié Sui jou ore si mal cheans? (Cour. Ren., 361) ; dcsreuboit les marcheans ^ Moût en i fist de mescheans (Barb. et M.I, 209, 30) ; Forment se tient a mescheant, Quant amours ainssi Va targie (RCcy, 608) ; A my malëureus chetis! Plus mescheans nest hom qui soit (ibid. 2713) ; Mestre Jehan le marcheant^ Que dex gart d'est re mescheant Et doint que toz jorz bien li chee (NDChartr., 210); par suite aussi « misérable, pitoyable » : Trop seroie mescans d'estre chy demourez (BSeb. IV, 104) ; nous serons bien mescant, Se chil villain no vont ainsi supeditant (HGap. 41) ; couwardie que sievent ly mescant (ibid., 61); fr. mod. méchant.

desp lais an t. autant joyeulx concques avoit esté desplaisant en sa vie (Cte d'Artois, 164) ; d'autres ex. de desplaisant = cui desplaist dans Littré pour le xv®, le xvi® et le xvii* siècle. L'emploi du mot italien correspondant est analogue : came saranno dispiacenti d'avéré una mamma cosi Arii^/a (Marchesa Colombi, Troppo tardi, 19); voir Rigutini et Fanfani à dispiacente.

do il tant (qu'il ne faut pas confondre avec dolent, e). nus qui ja vestu Vëust {le hauberc). Plus las ne plus doillanz nan fust Que s'il ëust sor la chemise Une cote de soie mise (Erec, 2650) ; doillanz et las (ibid. 4990); Les braz las et le cors doillant (Gh. lyon, 6209); Sor un cheval

doillant et las (RCharr., 274) ; Li nierf H sunt rumpu e tut le cors doillant (SAub., 840, de même ibid., 1430). En somme, il est établi, ainsi que le fait remarquer Atkinson à propos de SAub., 384, que doillant se disait des douleurs physiques et dotant des douleurs morales. Toutefois M ousket, parlant de pertes de chevaliers que le roi avait éprouvées à cause de maladies dans son armée, s'exprime ainsi : S'en fu li rois las et duellans^ Quar li reis ert lor bienvoellans^ 27121.

en niant. De la bataille sont forment anuiant Et lor[s) destrier{s) lassé et recréant (RGambr., 3266).

lois an t (ayant la permission, le droit), cil a qui Ven demende, est loisans de prendre la prueve.,. ou d'escondire (Livre de Just., p. 91) ; li copables est loisanz de prandre la prove,., ou d'escondire (ibid., 295, et 300).* La traduction « loisible, permis » de ce mot^ donnée par le glossaire de Chabaille, ne saurait évidemment être exacte. Tout autre est le loisant employé dans An. et Rat. XXXII, 1 : li luxure,, porprent lo taisant [vacantem cito luxuria préoccupât) ; ce mot signifie ici qui est à loisir^ c'est-à-dire « oisif», comme le /e[/]san^i/deTroie23119.

pesant. Moût est [la dame) pesans et paourouse Et traveillie et anuiouse (Rich., 424) ; Del dol me vit pesant et pale (Verig. Rag., 5098) ; S'en ot le cuer tristre et pesant (Ferg., 70, ^^); pesant chiere et morne (Barb. et M., IV, 398, 184) ; out oré assez^ Tant que pesanz fu et lassez (GCoins., 335, 66) ; un petit me dient (1. dieut) li chiés^ Et pour ce mal tous pesans sui (RGcy, 6764) ; La luparde ot eu soumely Si en estoit toute pesante (Ren. Nouv., 2829) ; pesante et malade (Ménag. , I, 180) ; s'il (l'oiseau de chasse) est trop gras, il est lent et pesant, . . demonstre chiere pesant (ibid., II, 299). — Il semble que il poise, qui est à la base de pesant, ne signifie pas tant « il fait du mal, il fait de la peine » que « 'il est pesant, il est

insupportable », et pesant pourrait, d'une façon correspondante, signifier « lâche, sans cœur, sans ressort ». Cf. Lex. rom. IV, 495, GRoss., 6461. On peut rappeler ici le prov. mal saben « mécontent » qu'on rencontre dans Appel, Prov. Inedita, 380, I, 1.

séant, séant en armes est une expression qui se présente un certain nombre de fois dans Adenet, et peut-être qu'elle y a le sens de cui siéent les armes ; toutefois elle peut signifier aussi qui en armes siet {plaist^ agrée) a qui Vesgarde; parex. : vëu n avaient Nul chevalier si bien séant En armes ne siavenant (Cleom. , 1 1 271 ) ; onques mais chevalier armé Ne vit miex séant a son gre (ibid. , i 1276) ; Pou trouvast on païen en armes miex séant (BComm., 2412). A l'appui du premier sens, on pourrait citer : Bien est seans en armes et bien est acesmés ; Bien H siet en son chief ses vers hiaumes gemés (ibid., 2513). Mais il est certain que seoir veut aussi dire <( plaire » et se dit de personnes : A toutes gens estoit seans (le garçon) (GCoins., 445, 75).

sofisant. juvenceals sui je e sufîsanz [adolescent ulus sum ego et contemptus) (Oxf. Ps., 118. 141) * ; Quant de mangier sont souffissant, Les napes ostent li serjant (FI. u. Bl., 1481 ; de même ibid., 1684) '^.

sovenant. Comme on a peine à constater l'emploi réfléchi du verbe sovenir en ancien français ^\ on a sans doute le

1. Le traducteur a voulu rendre contentus, alors que le texte de la Vulgate porte contemptus.

2. Sur le sens « de belle apparence, distingue », v. Scheler à Bast. 128.

3. regehirli covient Les péchiez dont il se sovîent{Ren. 15100; dans Martin, VI, 1366 : Toz l. p. dont li sovient) me paraît un exemple suspect; un second, pas moins suspect, est donné par Littré qui l'a tiré du poème français Gir. Ross.; j'y ajoute Ostez fu {Câins) de la compaignie Son père ; ne lo potsosfrir^ Qu'adès lo façoit sovenir De la mortAbel qu'il ocist (RBlois, III, 122, 1292) et Al rei de Jérusalem rat il mandé Qu'i/ se suvenist are de Vamisté K'il vers sun père Acab nveit tuzjurs (Trad. de la Bible, Romania, XVI, 190, 278).

droit de ranger ici sovenant « g^ardant le souvenir de quelque chose» : soiez souvenans Que.,. (Enf. Og., 2516); que il soit. . . dormillous et non mie bien sovenans des choses passées (Brun. Lai., 107) ; toutes les detes et tous les torfès dont il puet estre souvenans (Beauman., 426); Bien en dois estre souvenans (VdlMort, 297, 3).

comuniant : le dimenche apprès pasques communians (S.d'Angl., 324) ; c'est-à-dire « quand la communion a lieu * ».

déduisant : Elvergier qui est deduisanz (Escan., 9591); li lieus ert estables Et deduisanz et convenables (Claris, 3669) ; La cité (Mayence) en avoit le los D'estre toz jors moût deduianz (GDole, 4144) ; Bien pert a ta pel reluisant, Tu moinnes vie déduisant (Lyon. Ys., 2830).

joiant. Ne béent pas as joians joies De la gloire celéstienne (Barb. et M. I, 318, 1466, de GCoins.) ; Quant li rois Ta oie, joians li fu et bêle [la novele) (RAlix., 342, 4 ; ibid., 333, 26) ; Aine puis nen ôimes novele Qui nos fust ne joians ne bêle (SlJul., 3136) ;yii/ai;«... Biaus et joians {^onsk., 11079).

merveillant. La merveillant merveille (GCoins., 62, 1483) ; Une trop merveillant merveille [ibid. , 405, 250) ; Tant fes de merveillans merveilles Que toz les saiges esmerveilles [du même, dans Barb. et M., II, 437, 259).

repairant. Li reis le voleit mettre al nunrepairant port « d'où il n'y a point de retour » (SThom., 820, Bekker).

tremblant. Aujor du tremblant jugement [^^vh. et M., II, 42, 58) ; cf. tremendus.

\. Voir d'autres exemples de la même époque ou d'une époque postérieure dans Du Cange-Henschel à pascha; p. 116 b et dans Godefroy, 11, 199 c.

Une remarque pour terminer. C'est certainement le gérondif qu'il faut reconnaître dans les formes verbales en -ant dont quelques-unes subsistent dans le français moderne et qui s'employaient pour remplacer Tinfinitif ou alterner avec lui, tantôt avec préposition, tantôt comme accusatifs purs ; par ex. dans * : a espandani « en abondance » (Karls R. 412; Fl.u. B)., 1266) ; a remanant « à la longue» (Rou 11, 4102 ; Rom.u. Past., I, 8, 37; MSMich, 2293; Cleom., 14939 ; BComm., 3183) (c'est le synonyme de a rcma/io«r,dans Watr., 7, 186) ; « en abondance» (FI. u. Bl., 1683; Mousk , 28664; Aub., 1523) (synon. de a remanoir y Watr. 192, 155) ; a un anuitant (PGat. SMart., 3365); desi a Vajornani (RMont., 78, 3); // dist com en courouçant Et en forme de menaçant (Méon, II, 305, 408) ; fist,.. unpaude demorant (GMuis., I, 214); Al terme de son moriant IVot H rois eu nul enfant (Brut. 5390) ; il le fist cancheler, et en che canchelant Trouva, deriere lui une piere pesant (BSeb., IX, 288) ; En ce priant me prist uns sommes (Watr., 83, 14); El cors li entrent li oisel Et pasturent en son dormant Ce que mangié ot de devant (En. 493); en ce dormant je songai (Watr., 65, 14) ; vi un songe en mon dormant (Rose, 26 ; GViane, 1911 ; Cleom., 3650) ; Sans point dans la voie arrestant (JCond., II, 89, 1297 etc.,), et aussi n'ây chi nul demorant (GMuis., I, 91).

Or ce gérondif se construisait aussi avec un accusatif qui se plaçait rarement ailleurs qu'entre la préposition et le gérondif, comme dans les exemples suivants : Mais jeo ferrai anceis a ceVeve passant (Rou II, 3806) ; Ces qHl laissa a la porte gardant (Og. Dan., 8079) ; Pas pour pas a prendant escout S'en est de rier l'autel venue (Ch. II esp. 810); On nous laissera ens a grant joie faisant

1. J'ajoute ces exemples à ceux déjà donnés par Diex IIP, 261 ^239), note, et par moi-même (Jahrb., VIII, 347).

(HCap.y 101); a soi démentant dist (Méon, II, 239, 112); ëust grant peor de la teste perdant (Jerus., 143) ; me heent de la teste perdant (Mitih.; 81, 6) ; Horn me servirai hui de ma cupe portant (Hom, 463) ; Par pais faisant en a sa foi plevie (Mitth., 235, 25) ; parmi droit faisant (Men. Reims, 457) ; Moult se desfendent bien por vie raemant (Jeros., 4296) ; J'ai mort celui sor mon cors de/fendant (HBord., 36).

Cette construction pourrait donner lieu de croire qu'on a affaire ici à un participe présent ' ; mais les exemples où le substantif qui précède cette forme verbale est au pluriel montrent qu'il ne peut en être ainsi, parce que la forme en -ant reste invariable : deus de salfs faisant [deus sahos faciendi] (Oxf. Ps., 67,22); Servi vos ai par mes armes portant (RCambr., 682) ; Par deus cens mille mars paiant (GGui., I, 1653) ; Xe vos leroie por les membres perdant (Orenge, 1427) ; Nus clers ne porroit dire... L'angoisse des barons sor lor cors de/fendant (Jerus., 141) ; Li deffendi sor les membres perdant (HBord., 139) ; Quil m'aideroient desc'as membres perdant (ibid., 35; cf. Je te de/fenc^ sour les iex a crever^ Que..., (ibid., 136) ; En Rencevais as porz passant (SGile, 2893)*.

Beaucoup plus rares, à ce que je crois, sont les cas où le gérondif varie, comme dans : Que nen isse nus hom, seur les menbres perdans (BComm., 2485), ou dans : par teles redevances paians (Beauman., 1095) ; vous amés miex a

1 . J*écarte rhypothêse qu*on puisse y voir un participe futur passif, vu Tabsenee de flexion indi({uant le genre après le substantif féminin : pais faisant ne peut pas être sorti de pacem faciendam.

2. Il faut ranger ici de même : \e larruni pur losenge, ne pur mort menaçant j Se pur trespassables richesces promettant ^SAub., 1197). Il n*y a*pas lieu de voir, avec le scrupuleux éditeur, dans menaçant et promettant des participes présents masculins « pour quelqu'un qui menace de la mort, qui promet des richesses »; le sens est a pour la menace de la mort, pour la promesse de richesses ».

Mélange» de Grammaire française. 5

iestre sierf desous la seignourie César em pais parmi vos rentes paiâns, ke vous soies franc et puis soies en guerre (JTuim, 147, H) ; Hector qui fu dreiz empereres Et dreiz sires d'' armes portanz (Troie, 5421). Mais on comprend sans peine qu'on ait pu en venir à lui donner Taccord dans cette construction.

Mots désignant le minimum d'une quantité se rattachant par r/e à un nom de personne ou à un autre mot qui désigne un individu déterminé.

Garda avant el si garda arrier, N'i choisi mie d'Auberi le guerrier (Mittb., 89, 24). Je place ce passage en tête de mon chapitre comme offrant le type d'une construction, très fréquente en ancien français, et dont je vais donner d*autres exemples, avec l'intention de jeter un coup d'oeil sur ce qu'elle offre de singulier tout en sachant quon en a parlé avant moi.

Il est évident que Tunion avec de et un substantif de ces soi-<lisant particules explétives de négation, ou mieux de ces termes désignant un minimum de quantité et Brunissant k la négation, a sa vraie place là où le substantif est un nom de matière, ou un nom abstrait employé à peu près comme un nom de matière : aisi coni cil canauz del fluet nëuist pas d'aiguë [ac si ille fluminis alveus aquam minime haberet) (Dial. Gr., 11, 23); Onques entreus not point d'envie (Rom., VII, 3, 13 *) . En effet, c'est aux noms de cette sorte que s'applique le mieux l'exclusion d'un (< minimum de quantité », ce minimum, si infime soit-il, étant toujours, par son essence, identique au tout illimité. Or, contester qu'il entre, dans tel cas déterminé, un minimum, c'est bel et bien nier qu'il s'y agisse d'une quantité quelconque.

La question est déjà moins simple, quand c'est sur un

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