V. aussi Vockeradt, Lehrb. d. ital. Spr., I, p
4. Ldi grammaire espagnole de Wiggers (2* édit., 56, 2) ne fait qu*efOeiirer ce point.
ainda bem (heureusement) que me faz um poucochinho'de justiça [Dinizj Casa mour., I, 124); de certo que a pessoa a quem o senhor Jorge eateryJer a mâo péde confiar nella como na de umpae (ibid., II, 82) ; com cerleza que nào me seduzir&o essas (ibid., II, 86) ; ea final talvez (peutrêtre) que de nés doU nSo se j a elle o mais louco [ihid.^ Il, 29); talvez que /ido(ibid., II, 30); talvez que poucagente esteia tào adiantada no conhecimento do seu coraçào como eu (ibid., II, 83); bem podia V. s.^ estar ahitoda a noite interrogando essa senhora^ ea final talvez que ficasse na mesma ignorancia (Lacerda, Cynismo, II, 6).
Par suite, ces locutions se rattachent facilement à celles où que suit une simple particule d'afBrmation ou de négation :oui,qu^elle nous effraie (ADaudet, Tart. s. 1. Alpes, 3H); méchant, méchant! avait-il crié. Oh^ oui que tu Ves (Richepin, Cadet, 237); tu IVes, tu IVes^ oui que tu IVes (ibid., 237) ; bon Dieu, oui que cest ça (ibid., 308); étions-nous bêtes en ce temps-là ! — Oh, oui que nous Vêtions (Rev, bl., 1896, I, 268 b) ; lonon intendodi cimentarvi. — Si che la intendete (Avelloni, il Barbiere di Gheldria, II, 2) ; lo comparire un traditore ? — No, che non vi credo taie (Giraud, Don Desid., III, 9); alU si que cobrô aliento la fama (Cerv. Obr., 99 a ); este si que se puede decir cabello de oro, estossl que son oj os de esmeraldas [ibid., 102 a); si que me lo has dicho (ib., 304 a, etc. ; voir Wiggers^, § 55, 4 f); sim, que o Thoméémesmo homem comquemse brinque (oui, Thomé est précisément l'homme qui se laisserait railler) fDiniz, Casa mour., II, 179); nUo que eu nunca vi umas delambidas como agora ha (ibid., II, 176)^
' 4. Il ne faut pas confondre avec le tour en question le non que avec le subjonctif, tour qui sert à exclure la pensée exprimée par la proposition commençant par non que (v. Littréàfton, 12), ni non plus le portugais nem que que le Dictionnaire de HMichaelis traduit faussement paru même si », alors qu'il eût dû être traduit par « comme si »,
que UNISSANT UNE PROPOSITION A UNE EXPRESSION ADV. 77
Il est plus difficile d'expliquer le passage de ces expressions à celles où que unit une interjection à une proposition qui sert, en quelque sorte, à expliquer Tinterjection. Quelle est la nature propre de que dans les deux passages suivants tirés du 3^ livre de l'Emile de Rousseau? On y lit : Pensez-vous aller de but en blanc exposer un ouvrage au salon ?0h ! quil nen va pas ainsi! Il faut être de l'Académie; et plus loin : que lui apprendrez-vous? rien que ce qu'il auroit appris de lui-même. Oh! que ce nest pas là ce qu'il faut faire ! Quelle est-elle encore dans : oA, que ce nest pas ainsi qu'il s'y prend! (id., Œuvres, IX, 217); oh! quelle n'avait pas Vair de dormir (AFrance, Livre de m. ami, 82), ou dans les vers suivants : Ah! que s il était temps^ vous n'emporteriez pas Loin de mon cœur charmé tant d'esprit et d^ appas (Augier, la Ciguë, II, i) ? Aurait-on aiTaire ici au même que que Ton connaît avec la valeur de combien? S'il en est ainsi, on serait étonné, en tout cas, de le voir employé ici avec une proposition négative ; quil n'en va pas ainsi signifierait donc que ce qui arrive en réalité est différent de ce que vous supposez^ J'ai été porté moi-même à le croire, bien que cette explication soit admissible tout au plus pour les propositions affirmatives, comme p. ex. dans : Ah ! que si vous m'eussiez aimé comme naguère^ Vous auriez su répondre à ces raisons de père! (Augier, Paul Forestier, III, 6j. Un collègue français pourra facilement nous renseigner à ce sujets
proprement M et toutefois n' [est] pas [le cas] (juc — et toutefois [on] ne [peut dire] que » : fiz te chorar! Nem que ienio baslassem os teus êoffrimenioê (Diniz, Casa mour., II, 208) ; remorsos ! Ora essa éboa I Nem que se Iraiasse de enforcar alguem! (ibid., 194); nâose alreveu a falîarme, nem que eu fosse algum bicho de meiter medo (Lacerda, Cynismo, H, 3;.
1. G. Paris dans Rom., VIII, 134, s'est expliqué à ce sujet. Pour lui, le que de ces phrases du français moderne équivaut eu effet à un
Mais ce qui est certain, c'est qa'en espagnol que ne peut avoir la valeur d'un semblable accusatif adverbial dans les phrases suivantes : Ay, amigo, quellegando à esiepaso...^ no se cômo tcngo fuerzas (Gerv., Obr., 9a); ay, amigas! que esta nifia me ha renovado mi desventura (ibid., 113 a); Pilar (apostrophe sans interjection), que estas ofendiendo à Dios con tus lisonjas (Galdos, Léon Roch, II, 191); o filhoy que nâo sei a quem me sâes (je ne sais que penser de vous) (Diniz, Casa mour., 1, 1 33) ^ ; et encore moins che dans ces exemples italiens : Ah^ che non so dove sia (Barb. di Gheldria, II, 2) ; eh^ che mivergogno di uoi (ibid., IV, 4) ; devisapere... — OA, che io non voglio saper nulla (De Castro, la picc. maldie, II, 7); ah, che questoè troppo (Giraud, Figl. obbed.) ; a/i, che voi mi avete forzata a mio dispetto (id., Don Desid., II, 11); Pétrarque déjà commence un sonnet par Lasso, ch'Vardo, ed altri non met crede\ et même enfln en français, le que de ce passage de Molière : oA, que pardonnez-moi {ISiC, d. maris, II, 7,633).
Voici maintenant une liste d'exemples d'une façon de parler similaire en français moderne. Je commence par ceux où l'expression adverbiale indique un rapport de temps : justement quelle avait son même fouet à chiens (ADaudet, Lutte, I, 3); si longtemps que je n'avais eu Voccasion de le pousser, ce cri triomphant de : Vive le roi!... Si longtemps qu'il me chantait au bord des lèvres {id., Rois en exil, 181).
En voici d'autres où elle sert à affirmer d'avance ce qui est énoncé dans la suite : bien sûr que ce sera un très
comme. Mais cela n'empêche pas Morf dans Lit. Bl., 1887, 213, et Ebeling dans la Zts. f. franz. Spr., XXIII, 16, d'avoir encore des hésitations, et il n'en est pas autrement de moi.
1. Du moins ^{/p dans ces passages et d'autres analogues est écrit sans accent, tandis qu'il est écrit que quand il s'agit du pronom neutre avec la valeur d'une exclamation interrogative :/ Que conlentos à morir Se vani (Cald., Mag. prod., III, 102i.)
que LNI8SANT UNE PROPOSITION A LNE EXPRESSION ADV. 79
grand bonheur pour moi que de le garder (Zola, Fécond., 443); pour sûr que /aurais bazardé ma part! (Boylesve, Becquée, 289); il est donc r homme de son temps^ et apparemment que son temps n'est pas bon pour les gens mariés (Sand, Jacques, i); cest le goût des vieux guerriers comme vous de bâtir; apparemment que vous bâtissez aussi à Saint'Gratien (Rev. bl., 1900, II, 332a); elle fut présente à mon exercice, et sans doute quelle eut peu de peine à me remettre (Prévost, Manon Lescaut, 47); sans doute que chacune de ces deux causes y entre pour une part (Rev. bl., 1899, II, 328b) \ probablement qu'il avait dit tout ce qu il avait à dire (Rod, Là-haut, 177).
En voici d*autres encore, où, au moyen de l'expression adverbiale, celui qui parle énonce un jugement sur la partie subjective d'un fait, soit par rapport à sa propre satisfaction, soit par rapporta celle d'un autre : heureusement pour Hermine quAh-ling pouvait s'entendre avec elle au moyen de V ang lais (Dargène, Feu à Formose, 256); heureusement que je suis là, moi, homtne positif [Rod, Trois cœurs, 183): heureusement pour lui [un État aussi jeune) qu'ainsi qu'il arrive également ailleurs, le peuple vaut mieux que ceux qui se disputent l'honneur de le conduire (Rev. bl., 1886, II, 359 a) ^
L'expression adverbiale peut servir aussi, pour celui qui parle, à exprimer un rapport entre le fait dont il s* agit et un autre qu'il dépasse en portée, ou dont il est la conséquence : du moment que vous en convenez, ma vieille, faudra revenir, même que vous me renseignerez à l'occasion sur ce qui se passe à la /ogre (Glouvet, Marie Fougère, 200) ; même quen venant par ici, je ne changerais rien à ses habitudes (ibid., 258); même que ce matin j* avais remarqué une
1. Cf. Hm f/rave dia que vos ri, anior ,' Denis de Portugal, 1256), ce qui permet de corriger le v. 1250; Kni grave dia, senhor, que vos oi Falar, e vos ciroin estes olhos meus ibid., 1971).