Gr., III
nels employés au cas oblique avec la valeur d'un génitif? Or, dans au mostier sainte crois (RCambr., 6413); Bauptizié fusse en nom la vraie crois (FGandie, 138), crois est .employé, et c'est facile à comprendre, comme les noms d'autres notions ayant un caractère sacré. La même chose peut se dire de a le feste le rovison (Aïol, 2090) ; Octave pentecouste (ibid., 8161). Quant k paradis y dans les claus paradis ^Boeth., 184), pourvu que ce soit la leçon primitive *, ce mot serait employé avec la valeur d'un nom propre de lieu, comme on le voit dans Joie paradis en la fin (Hist. anc, dans Rom., XIV, 56, 265), et comme est employé VOrigni de l'exemple cité plus haut; et, par suite, il n'aurait rien à faire ici. Il en est de même de mer dans seur rive mer (Rom. u. Past., I, 20 2), ce mot se comportant aussi comme les noms propres. Pour a oeZy dans par cest purcfement soient ellaisiet a oez la perception del saint espir {ad perceptionem) (Job, 331, 25), il est évident qu'il avait perdu la valeur de substantif et qu'il n'a plus que celle d'une locution prépositionnelle, analogue à d'autre part le flun, d'autre part l'eve, La règle donnée par Diez n'est pas contredite non plus par o ventre la balaine (Siège, Barb., 99) ; car les noms d'animaux se comportaient tout particulièrement comme les noms de personnes, ainsi qu'on peut le voir par l'emploi de leur cas oblique au sens du datif ^,
Il reste donc l'exemple que Diez a cité à propos du v. 184 du Boece : So fu a un dilus, prim jorn setmana
i. Est-ce bien la leçon primitive? Le texte porte las clauH de paradis. Ne vaudrait-il pas mieux, pour obtenir la mesure exacte, retrancher quelque chose dans la première moitié du vers plutôt que dans la seconde? Met ess doit être une faute : le scribe aurait mis la leçon exacte après la leçon fautive qu'il aurait négligée d'effacer. En le faisant pour lui, nous aurions : Èlla's manten las claus de paradis.