‹ Mélanges de grammaire française, traduction française de la 2. édChapitre 63 sur 169 · Jonckbloet écrit hauz · texte numérisé non relu

Jonckbloet écrit hauz

5. Dans cet exemple, il est vrai, la locution n'est pas tout à fait de même nature.

large, granzet larges over tes sont les portes d'anfer (Phil. Nov. QT, 117). On continue toujours à dire : 071 laissait larges ouvertes les deux fenêtres et la porte (Zola, Terre, 184); les fenêtres larges ouvertes (ADaudet, Tart. s. 1. Alpes, 330) ; mais les fenêtres large ouvertes (id., Rose etNin., 1). Le sens est différent dans Quantplus ont or et argent. . ., Tant sont moins large metant (Col. Mus., 7, 31), où Taccord n'est pas visible.

lonc, une coignie Que il aveit longue enmanchie (Rou, III, 8428) ; par contre, lonc enhanstee (ibid., 8310).

mal. Lasse, fait el, maie ëuree (En., 2083); com suis maie ëuree (Alise, 56); Maus gracïeus estoit et grans (Cleom., 2924); destruire les maus faisans (JCond., I 52, 87) ; des maus dissanz (detrahentium) (An. et Rat., XXXV, 15) ; Ganors a dit as max sénés (lUe, 6341).

menu, il avoit les caviax Lions et menus recercelés (Auc, 2, 12) ; de même dans Bartsch, Chrest. ^97, 7, (cf. menuement recercelé dans Rom. u. Past., I, 59, 17); Sous les' arbres s* assïent vers et menus rames (BGomm. , 3201) ; hauberjonz menus mailliez (GGui., II, 8089); oignons menus mincies (Ménag., II, 148) ; oignons menus hachiés {ïbid,^ II, 148) ; la chair, . . soit bien menue haschee (ibid., II, 286). On peut interpréter de deux façons poil menu recercelé (Rom. u. Past., I, 1,27), // boix menut ramei (ibid., II, 16, 20) et serpent, f. menu vairelé (RAlix., 289, 21).

mort. Littré, à Tart. né 7 , considère mort joint à né comme restant invariable ; mais il reconnaît que tous les grammairiens ne sont pas de son avis ; p. ex.: La loi mort-née (Vogué, Morts qui parlent, 4).

novel. K'ounour doit guerre U nouviaus adoubés (Enf. Og., 1909); la noif. . . Quant ele est nouvele chëue (Jeh. et El., 287); Se gesine avoit faite, nouvele ert relevée

ACCORD DE l'adjectif JOINT A UN PARTICIPE lOR

(Fier., 132); Tiere avons noviele fouie (Barb. et M., IV, 34, 466) ; A une Hue de cy say Un oste qui venus manoir I est nouviaus (RCcy, 4365) ; mays estoit nouviaus entrés (Cleom., 2787) ; uns noviax mariez (Méon, II, 296, 103); Novelette marïee Trovai leis ungalfoilli (Rom. u. Past., I, 45, 7). Mais on trouve à côté : Et la gorge et H corps (cols) passèrent De blanchor noif nouviel chëue (Ch. II esp., 4287); bone avaine Nouvel batue et dure et saine (Perc, 26710); Q'a celé cort iert coroneis Gawains et novel mariez (Beaud., 398) ; une sale Qui n estoit ne laide ne sale, Mais moult bêle et nouviau jonchie (Cleom., 2827) ; bone char chaulde, nouvel tùee (Ménag., II, 286). Le français moderne a Tusage étrange de ne plus faire accorder nouveau qu*avec des participes passés pris substantivement; toutefois devant né y quelle que soit sa nature, nouveau reste toujours invariable; v. Littréà nouveau 22.

nu. trestoz nus Desvestus (Tr. Belg., I, 98, 9) ; cette combinaison n'est pas tout à fait de la même nature que les autres.

pur, on les prendra pour fantasies pures humaines (Montaigne, Ess., II, 12).

roge. dou rouge vestu fait joie (Rend. C, 52, 4) ; cf. fu touz blans armez (Dit Rob.D, 769), où l'accord est indubitable.

sôef. V. plus haut douz et comp. flairent moult soués (FI. u.Bl.,2032).

tel. Cet adjectif se combine avec mener « traiter, mettre dans un certain état » : ses las cors fu teus menés Qu'il eut froisiés tos(t) les costés (Cour. Ren., 345) ; Car li siècles est tes menés C'ançois que li dons soit donnés^ S'en fera on proier cent fois (Ruteb., I * 342). Toutefois cette combinaison n'est pas tout à fait de la

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