ému exquisément de sa présence
5. Le nombre des adverbes en -ément où é est incorrect, semble avoir été autrefois plus considérable encore qu 'aujourd'hui. Voltaire,
Citons enfin iraîtreusenient. Comme l'ancien français semble avoir connu pour ce mot deux formes, Tune trâi-treusement *, l'autre trâiteusement, sans r après le deuxième 1 2, on pourrait être porté à faire dériver Tadverbe d'un féminin trâiteuse^ qui aurait été avec trâitor, ace. de traître^ dans le môme rapport que flatteuse avec flatteur; le second r se serait intercalé postérieurement dans Tad verbe pour le rapprocher du substantif traître. Mais l'application du fém. -euse aux masculins en -eur paraît s'être produite après l'apparition de cet adverbe, et traître avait au féminin soit une forme identique à celle du masculin, trâitrey ^ soit la forme traîtresse. Il vaut donc mieux supposer que de traître, qui se présentait sous une autre forme avec dissimilation, traite *, a été tiré, au moyen du suffixe -05, e, un adjectif ayant la même signification que le trâîtîer de Barb. et M., III, 237, 259, le traîtal de Mitth., 205,31, et le trâîtel signalé par Roquefort^; c'est à cet adjectif qu'appartiendrait notr^ adverbe. L'ancienne langue avait encore l'adverbe trâîtrement ^ avec la même signification. C'est sans doute la forme du cas oblique qui sert
dans une note sur TÉpître à M. de Saint-Lambert (1769), dit : On ne manque jamais de dire et d" imprimer intimé me ni, unanimement; il faut ôter V accent et dire unanimement, intimement, parce que ces adverbes viennent d* unanime, intime, et non d'unanime, intimé. — Il faut, à cet égard, tenir compte de la facilité plus grande d*articuler nettement Vm qui commence chacune des deux syllabes finales en élargissant les lèvres pour prononcer é qu'en les arrondissant pour prononcer e sourd, i. Escan, 20515, GGui., II, 3267.
2. BSeb., XXII, 1089 ; de même chez Roisin (Franchises de Lille, 307).
3. tresorde trâitre (Barb. et M., III, 385, 176) ; tant trâitre tràisont (Méon, II, 100, 3162).
4. lellite (CPoit.,37); : mérite (Gir. Ross., 113). Voir aussi le Glossaire à la suite des poésies de Froissart.