‹ Mélanges de grammaire française, traduction française de la 2. édChapitre 76 sur 169 · Voir le 42« chap. p · texte numérisé non relu

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à un homme) si te contien si biele et si hautement et a si grant hounour (Merlin, I, 243).

Il est certain que les exemples assurés de cet usage ne sont pas fréquents en ancien français ; car dans le passage cité par Foerster, 1. c. : Tuit vivum per e igaument {Chr. Ben., I, 3304), on peut aussi comprendre jDer=lat.jDârcs, eiperment ou perement^ comme Benoit l'écrit, ne semble avoir été familier qu'aux théologiens. Dans maintre cornu nalmentj dont parle Foerster au même endroit, je ne peux pas non plus voir la combinaison de deux adverbes, parce que le premier ne se trouve nulle part, que je sache, et que je ne devine pas ce qu'il pourrait signifier; j'y vois ladverbe Hérivé du composé inséparable : maintrecomunal. De même, dans bel et bonté (^Watr., 121, 105) *, je ne vois pas biauté et bonté, mais la qualité de [celui qui est] bel et bon^ la xaXcxaYaOïa.^

Pour l'omission de -men/ après le deuxième adjectif féminin, les exemples sont plus sûrs, notamment dans le provençal : relliquias c'avia lonc temps gardât Sanctamentz e devota (SHon., 3i) ; Suaument e devota lo sauteri disia (ibid., 72); respondet fellamenz e yrada (ibid., 86); Francamen e corteza voira el apelar Aquelz de la man drecha (Izarn, 253) ; Bonamens e devota (Noulet et Chabaneau, Deux Manuscr., p. 18, 33) ; Onestamens e bona (ibid., 1. 38) ; dans le français : ce que il diroient, les parties tenroient fermement et estavle (charte de 1248, dans Romania, XVII, 57 la) ; humelement et meure (Règle cist., 475) •.

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