C'est ainsi (ju'il faut lire
3. Ou ; N'ol ôi, comme on a proposé dans Zeitschr. f. r. Ph. II
Que n RELATIF SANS ANTÉCÉDENT » 153
garder (Ferg. IS, 13); N'ostelerai, que me soit biel, lYen bourc nen vile nen castel, Desi que.,, (ib. 76, 11); Vos non avrez ja contredit De nul home, que biau m'en soit (Ren. 6183, M XVI 1329). Que signifie ici « à condilion que ».
On peut, dans une certaine mesure, hésiter sur la nature de que dans ces exemples de que je [il) puisse : E li reis ad sur seinz juréKe par humeke il eus t Devant quatre anz, que il peusty Le chas tel refait ne sereit (Rou III 3326); Ja, que je puisse, ni morroiz (Ch. lyon 3723 var.) ; par force, que je puisse,... Ne li leirai mon héritage (ib. 4783); Et cil après lui ne sejorne, K'il puisse, ne grant ne petit (Ch. II esp. 3321); ne vous mentirai Au mien ensïent, ke je puisse (ib. 8233); Leré je ci mon compaignon? Neni/, que je puisse, sanz dote (Ren. 4477, M XIV 751). Le passage de Ren. 3541 : Ceste navra Fnes, que je puisse, est remarquable à cause de ses deux sujets dilTérents.
Pour les exemples suivants, on est porté à croire qu'on a aiTaire à que adverbial ^ à cause de la coordination de deux parenthèses où le que qui introduit la première, doit être le même que celui qui introduit la deuxième : rest moût grant folie Que nus hom prenge compaignie A son anemi, que il puisse Ne que autre compaignon truisse (Chast. II 307); celé part nira il mie, Quil puist ne que il biau li soit (Ren. 5329, M XVI 673)2.
Cet adverbe relatif ou, si Ton veut, cette conjonction a ici le sens de « à condition que » ^, et avec puisse, au