Morf, 1. c, d'ailleurs, n'en est pas convaincu
2. De pareilles phrases sont aussi amenées par ou [tibi] : vo deshonor, En lien ou je la connusse, Nesou/ferroie, ou Je pëusse (Escan. 2614) ; Dame, rienz qui vouz desplêust Xe ferai, dist il, ou je puisse (ib. 7390); (^ar homme qui voeille valoir, N^avra (la dame), ou il (son oncle) puist, a nul tanz (ib. 10048 ; }ïais ne l'arra, la ou je puisse (ib. 10794).
3. Diez III ' 339 (311). — De même que est adverbial ou conjonc-
besoin, on devra sous-enlendre un infinitif positif ayant la valeur de Tinfinitif négatif du verbe qui se trouve dans la proposition principale : rc sejorne k'il puisse {errer =^ non sejorner) ; ne mentirai ke puisse (voir dire) ; nel tairai ke je puisse (remanoir o lui)^ etc. Mieux vaut cependant dire que pooir signifie « avoir le pouvoir de ne pas exécuter l'action marquée dans la proposition principale ».
Que [qui) je soie ne me parait pas plus diflicile à comprendre. Qu'on examine les passages suivants : Interpellé pour être eniré dans un gué avec son cheval malgré plusieurs avertissements, un chevalier, qui ne les avait pas entendus, absorbé qu'il était dans ses pensées, riposte : Dahez et^ qui vos ôi onques Ne vit onques mes^ que je soie fRCharr. 799) ; pareillement Maudehé ait ki le cuida Et ki le cuide, que je soie (Perc. J)767) * ; Mal de hait, dist il, ki jou soie, Ki ja mais fera diertiu (1. d'iertiu « avec une charrue ») roie (Mousk. 17050); Mal ait.,, ki la sera, Que (ms. Qui) je soie, ou je die conte Por les mauvais (BCond. 97, 43; Et honnis soit il. qui je soie. Que celui pour cointe tenra Qui en tel point se maintenra (JCond. II 140, 28) '^;ja ne voie je demein. Qui la (la char) mangera, que je soie (Ren. 4592, M XIV 851).
Dans tous ces exemples, on a affaire aux imprécations équivalant à une forte négation, dont j'ai parlé, voilà bien des années, dans Commentationes in honorem Th. Mommseni,
lion dans : elle najamaU été malade, que Je me souvienne (MPréxosi, Chonchetle 174), dqnl on peut rapprocher autant que je m'en souvienne, il y a de fort bonnes choses dans la ^ièce de Balzac (D'Ennery dans V*« de Spoolberch de Lovenjoul, Autour dll. de Balzac, 102).
1. Le contexte n'est pas bien clair, mais Keu semble se maudire, dans le cas où il aurait cru ((uelque chose ou le croirait encore.
2. Ainsi dans le manuscrit. L'interprétation de Scheler (p. 365), qui, à tort, identifie q.j «.avec ou je soie (ib. 257, 261) n'est pas acceptable.
Que a RELATIF SANS ANTÉCÉDENT » 135
Berlin 1877, p. 180 sqq. ; il y a ici plus particulièrement la négation de ce qu'on fait, de ce qu'on a fait, de ce qu'on veut faire soi-même. Alors qu'on se contentait très bien de dire « maudit soit (celui) qui le fait », si Ton n'envisageait que soi et si Ton voulait dire « je ne le fais certainement pas », c'est une assez heureuse addition qu'offrent nos exemples avec le que je soie « à condition que je (le) sois », ou qui je soie « qui soit moi ».
Fusion de la proposition relative avec une proposition
objective.
A côté du que pronom relatif, le français possède un autre que^ dont Tétymologie est au fond probablement la mémef mais que son emploi doit faire dénommer adverbe relatif. Cet adverbe se rencontre aujourd'hui dans des cas isolés, p. ex. : du moment que^ à iheure que, etc. ; mais la langue ancienne s'en servait beaucoup plus fréquemment. Elle y avait recours chaque fois qu'en s'énonçant avec plus de netteté, en déterminant d une façon plus exacte le rôle que doit jouer dans la proposition relative la personne ou la chose désignée par Tantécédent, on aurait compliqué, alourdi l'expression, et cela en pure perte, la simple indication d'un rapport étant suffisamment claii*e pour Tesprit : D^une damoiselle vos veul Conter, c'onques ne virent oeul Plus bêle riens (Barb. et M. IV 271, 2) K
i. VoirDiez IIP. 378-381 (348-351); Gôtt. Gel. Anz. 1877,p. 1609; Suchier sur Auc. 6, 36.
Peut-être est-ce encore h cet adverl)«î que nous avons affaire là où que fait fonction du nominatif du pronom relatif, avec un substantif masculin ou féminin ou même un nom de personne comme antécédent, et par suite est le substitut de qui, ou encore lorscju'il a le rôle d'accusatif du pronom relatif avec un nom de personne comme antécédent et est par suite le substitut de ciii. C'est ainsi que nous lisons, on le sait : cume le fuit qued est plante f... (Oxf. Ps. 1, 3j : les choses que a lui apartindrenl (LRois 99) ; Vers moi que riens ne déniant par haussage (MSlzner, Afrz. L. XIII 28) ; les omelies ke traites sunt <lel hicnâurous Eze^ chîel iGreg. Ez., 1.3); navrai enfant Mais que cet sol, que il pfira-