V. Lillré, à Tarlicle (/o/»^, Rem
'2, Méon écrit sans nécessité qui.
FLSION DE LA PROPOSITION RELATIVE 1JÎ9
quia traduit du latin la Leg. Gir. Rouss.(256) : Girari.., et Berthe,.,^ liquel il est certaine chose et manifeste quil hont doné toutes leur choses pour nostre seignor^ mais rien qu^un premier pas; car, au lieu de continuer en écrivant quont donéy le traducteur a répété le sujet et écrit quil hont doné. Pareille anacoluthe se trouve dans : une frinte ki leva De gent ki li est vis kil vienent (Ch. II esp. 815) *, ou dans: del diable qui entreset Cuidoie quil vos envuLst (Claris 8832).
Le latin, en pareil cas, usait de la construction si commode de la proposition iniinitive, et il en usait bien au delà des limites où la langue française se Test appropriée, du moins avant que cette langue n'ait été influencée par l'étude du latin et des langues romanes du Midi. Là où la proposition iniinitive est employée en français et y a toujours été employée, c'est-à-dire après les verbes exprimant une action des sens, comme voir^ entendre, sentir, etc., ou après faire, laisser et leurs équivalents, la chose est simple. Elle ne Test pas moins pour les exemples de Tépoque où la proposition infinitive a pris un plus grand développement, comme dans :
c) les actions que nostre coustume ordonne estre couvertes (Montaigne), et dans les mêmes façons de parler d'aujourd'hui 2.
Mais lorsque la proposition iniinitive n'est pas employée et que la fusion particulière au vieux français, comme nous l'avons vu à />), ne peut se produire à cause de la présence d'un sujet pour le yerhe sentiendi ou declarandi, le procédé en question semble être interverti ; car on ne dit pas * les testes qui tu vois que mostrent felonnie, mais :
d) Les bestes que tu vois qui mostrent felonnie Et que^