V. les exemples des grammairiens cités plus haut
3. Ce çt/e est Tad verbe dont nous avons parlé au commencemcn t de cet article p. 156.
l'une vers Vautre porte si grant envie (RAlix. 507, 3); encuntre ces qu'il sout ki furent cumbatëurs forz * (LRois 156); Ces quil sorent qui- voldrent en lealié ester (SThom. 4695) ; cil que la reine dist Qui hier si grant enui li fist (Erec 1099) ; Ne dirai chose que je cuit Qui vos griet (Clig. 5523) ; Tote la rien bonc niesteit Que saveie qui vos plaiseit (MSMich. 2929) ; eslistrent deus clers tcljc quil savoient qui bon fussent a cest message (Villeh. 105); Aine Sarrasin ne vi,,. Que miex vousisse qui fu[st] arestïennés (Enf. Og. 7271); cels,,, que il veit Qui nxestier ont (LMan. 359) ; Pierre que ton set qui renoia trois foiz nostre seignor (Leg. Gir. Rouss. 227) ; rendre a ceus quil sevent qui sont droit oir (Beauman. 596) ; la voie Que tu scez et vois qui avoie Toutes gens a cheiiveté (JBruyant dans le Ménag. II 20 b); celuy que Ven lui a dit qui lui faisoit la villanie (XV Joies p. 76) ^.
Rien n'empêche de rapprocher de ces exemples ceux où la deuxième proposition est introduite par un adverbe relatif au lieu de Têtre par le nominatif du pronom relatif : la feme con cuide ou il a plus avoir (Ruteb. IV 484); V avoir départirent A ceus qu il sorent.,. Ou il mieulz emploiez seroit (Claris 7863).
Il s'agit maintenant de déterminer la nature primitive de ce que. Car Thypothèse que le relatif et la conjonction auraient simplement échangé entre eux la place qui leur eût été attribuée dans une construction claire, ne serait suffisante pour personne. Serait-ce le que dont nous avons parlé au début de ce chapitre, avec une signification appro-
1. Traduction très libre de in loco uhi sciebat viros esse fortissimos.